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Alain Perrin, l'entraîneur lyonnais fraîchement débarqué à l'intersaison dernière peine toujours à s'imposer dans l'institution qu'a bâti Jean-Michel Aulas depuis son arrivée au club, il y a plus de 20 ans. Ses résultats sont loin d'être catastrophiques puisque Lyon est encore en course dans 3 compétitions (Ligue des champions, Ligue 1 et Coupe France). Cependant Bordeaux a toujours la possibilité de revenir sur le sextuple champion de France et le match retour que s'apprête à jouer Lyon s'annonce compliqué avec un but concédé en fin de match à Gerland.

L'ex-entraîneur de Sochaux qui avait été surnommé PPH ("Passera Pas l'Hiver"), a tenu. Mais la qualité collective du jeu de Lyon et l'équilibre défensif restent autant de problèmes que le technicien français ne parvient - pour le moment - pas à résoudre. Et malheureusement pour lui ce ne sont pas ses seuls tracas: mis sous pression par JMA à propos de ses choix face au Mans à quelques jours du match aller contre Manchester, il doit maintenant faire face à la gestion compliquée de Ben Arfa, Fred et Benzema.

Les trois jeunes talents de l'OL représentent des enjeux financiers importants pour le club. Sans trop les caresser dans le sens du poil, il faut pourtant faire en sorte que ces jeunes joueurs aient envie de rester au club au moins un ou deux ans de plus. Fred est un peu à part mais la façon dont a été traité l'imbroglio du mercato d'hiver montre clairement qu'il y a une volonté de Lyon de ne pas laisser filer le brésilien à moins cher que le prix d'achat (15 millions d'euros); la porte semble tout de même bien ouverte en cas de proposition financière suffisante. Ben Arfa et Benzema ont une valeur footballistique et financière croissante c'est une évidence. L'homme d'affaires qui préside actuellement l'Olympique Lyonnais compte sur un retour sur investissement hors du commun avec ces deux joueurs formés au club: soit faire exploser tous les records d'indemnité de transfert en France, soit se baser sur le talent de cette jeunesse pour faire encore mieux que ces dernières années au niveau sportif (un doublé coupe-championnat, une victoire en Ligue des Champions), l'idéal étant bien sûr de combiner ces deux perspectives.

Quel rapport me direz-vous - à raison - avec la réalité du terrain? Le rapport est tout simplement qu'Alain Perrin, qui a aligné Benzema deux matchs consécutifs à gauche, a vu revenir le conflit concernant la position du meilleur buteur de L1. Il y a quelques mois, Karim déclarait préférer jouer dans l'axe mais se mettre au service de l'équipe. Après le match face à Lille au Stade de France, le lyonnais a continué d'affirmer son envie d'aider l'équipe mais son ton s'est nettement durci quant à son rôle dans le schéma de jeu. "Je ne suis pas joyeux de jouer à un poste qui ne me plaît pas" a déclaré l'intéressé avant de lancer "j'ai assez prouvé depuis le début de la saison[...] y a un coach à lui de voir". Cette phrase qui laisse entendre une divergence entre le joueur et l'entraîneur a sûrement fait frémir le Président Aulas. Du fait de sa valeur potentielle, du paris engagé par le club sur Benzema et de la peur d'aller au clash avec ce joueur, Alain Perrin n'a pas vraiment le choix et doit faire jouer le buteur de l'OL dans l'axe. Déjà fragilisé en début de saison lorsqu'il tentait de faire jouer l'équipe en 4-4-2, (alors que le 4-3-3 est tradition depuis maintenant bon nombre d'années à Lyon) aujourd'hui sa marge de manœuvre s'amoindrit encore puisqu'il n'a plus le choix de tous les joueurs. En théorie il a toujours le contrôle mais en pratique la pression autour de ses compositions force certaines de ses décisions.

Hatem Ben Arfa, repéré dès l'âge de 15 ans, se montre plus patient que son compère sans pour autant oublier ses ambitions. "J’ai toujours dit que mon objectif était de réussir à Lyon. Les choses se feront naturellement. J’en suis absolument certain !" annonce-t-il dans le magazine Sport. Déçu de ne pas être titulaire contre Manchester, il a conscience que "(son) cas n’est rien par rapport au destin du club en Ligue des Champions". Il aborde donc sereinement cette mauvaise passe où il n'est utilisé qu'en joker. Catalogué dribbleur fou, individualiste effréné, il tend à prouver que son jeu de passe, sa frappe sèche, sa qualité technique et ses accélérations servent autant au collectif qu'à lui-même. Joueur sans compromis, qui clame et montre sur le terrain son amour pour le football d'attaque, Ben Arfa est trop incisif pour Alain Perrin qui cherche toujours la stabilité.

Hatem, Karim et Alain sont donc bien dans le même bateau. Mais si le coach lyonnais s'avisait encore de contrarier la progression des "deux Ben", il ne fait aucun doute qu'il serait le premier à quitter l'équipage. Une qualification face à Manchester United à Old Trafford lui offrirait au contraire un bon bol d'air frais et une base pour travailler plus tranquillement.


Après un début de saison remarqué, les deux jeunes lyonnais Karim Benzema et Hatem Ben Arfa sont dans le viseur de certains grands clubs europééens. Alors lorsqu'hier, Ben Arfa marque sur un exploit individuel, lequipe.fr interroge ses internautes sur leur avenir à Lyon.


L'Olympique Lyonnais pourra-t-il conserver Hatem Ben Arfa et Karim Benzema ? voilà la question qui agite la France du football avec en toile de fond le débat sur la puissance des clubs de Ligue 1.

C'est assez ironique de voir que cet été on se demandait ce qu'on allait faire de Ben Arfa, le vendre au PSG, Tottenham ou le garder pour essayer de remplacer Malouda. Finalement, comme souvent, Aulas a fait le bon choix en le gardant et le jeune gaucher lyonnais a eu la patience de rester.
Et 6 mois plus tard on se demande déjà si Lyon va pouvoir le conserver. Je sais bien que la question se pose plus pour Benzema que pour Ben Arfa. Mais ca faisait 2 ans que j'attendais le départ de Malouda pour qu'Hatem ait enfin sa chance à Lyon et je ne suis pas décu.

On sait bien que dans les plus hautes sphères du football actuel, le joueur fait quasiment ce qu'il veut: s'ils veulent partir Lyon ne pourra pas les conserver (cf Edmilson, Essien, Diarra, Malouda, Abidal). Mais à mon avis Benzema et Ben Arfa sont assez attachés au club et assez sûrs de leurs talents pour faire quelque chose avant de partir de Lyon. L'OL a fait beaucoup pour eux (surtout Benzema puisque Ben Arfa était déjà pisté par Man Utd et d'autres grands clubs à 14 ans) et je pense qu'ils vont essayer de renvoyer l'ascenceur. Et avec les résurrections de Juni et Réveillère, les retours de Cris, Toulalan et Coupet, cette équipe a vraiment le potentiel pour faire qqch en C1. J'ai bien dit le potentiel, cela ne fait pas tout mais ca peut donner envie aux jeunes lyonnais de rester.

Et puis , ils ont fait 6 derniers mois de folie mais cela fait peu pour des clubs plus prestigieux à forte concurrence. Benzema que l'on annonce au Real se retrouverait à la lutte avec Van Nistelrooy, Robinho, Raul, Saviola, Higuain, Robben, Baptista, Soldado sans oublier l'espoir espagnol Alberto Bueno (meilleur buteur de l'Euro -19 ans 2006 avec 10 buts).
A l'Inter, Liverpool, Manchester United, Barcelone et la Juve l'attaque est déjà très fournie. En revanche le Milan AC cherche un buteur titulaire, Chelsea va devoir trouver un remplaçant à Drogba partant et Arsenal est toujours friand de jeunes talents. L'As Roma, Valence et Seville ne sont pas des clubs suffisamment préstigieux à mon sens pour quitter une position confortable à Lyon. Je pense que ni Ben Arfa ni Benzema n'ont envie d'aller jouer les remplaçants à 20 ans dans un des meilleurs clubs du monde.

A Lyon ils ont tout pour progressé: temps de jeu, bon encadrement, stabilité, équipe qui joue des tritres, assurance de jouer la C1, tremplin pour l'équipe de France. Le tout est d'en avoir conscience...

Football – Ligue des champions, 3ème journée

Arsenal sur le toit du monde:

Les hommes d'Arsène Wenger n'en finissent plus d'impressionner. Certains observateurs les trouvaient un peu juste physiquement sur leurs deux dernières sorties en Premierleague. Et pourtant ils viennent claquer un 7-0 historique dans un Emirates en fête. Face à une équipe très faible équipe du Slavia de Prague certes. Mais les gunners ont encore régalé par leur jeu collectif, technique, rapide avec entre autres trois joueurs flamboyants. Fabregas, Walcott et Hleb.

Walcott bouscule la hierarchie :

Déjà décisif lors de ses deux dernières rentrées, Walcott était pour la première fois titularisé en Ligue des Champions et a fêté cela comme il se doit avec deux buts et une passe décisive. Je suis assez tenté de faire un parallèle entre ce qui arrive à Walcott et Ben Arfa. Les deux joueurs ont été très tôt repérés et recrutés par des grands clubs (Arsenal et Lyon), ont douté et ont légèrement tardé à montrer que les grands espoirs fondés en eux étaient justifiés. Par un manque de spontanéité à leur débuts, ils ont eu du mal à adapter leurs jeux, réputés individualistes, et à les rendre efficaces dans un collectif. Ils ont tous deux explosé en seulement un mois et sont aujourd'hui prêts à disputer la place de titulaire dans leurs clubs respectifs. Les deux ont commencé par être considérés par leurs entraîneurs comme des purs ailiers avant d'être replacés plus vers l'avant en attaquant de soutien. Ils ont aussi en commun des accélérations et des dribbles supérieurs à la norme.

Les choix vont devenir difficiles pour Arsène avec Walcott, Adebayor, Eduardo, Bendtner et Van Persie. Le dernier cité étant blessé, Adebayor titulaire aux yeux de l'entraîneur depuis le début de saison, la lutte se joue sûrement entre Walcoot, Bendtner et Eduardo. L'anglais est le seul vrai attaquant de soutien mais le grand danois marque quand il joue (1 match titulaire, 4 entrées en jeu, au final 180 min environ et 2 buts marqués) et Eduardo montre des qualités de pur buteur que les autres n'ont pas. L'attaque d'Arsenal que tout le monde annonçait moribonde après le départ d'Henry est donc en forme et profite au mieux de l'extraordinaire milieu de terrain composé par Fabregas, Flamini et Hleb. Avec les retours de blessure de Gallas et Rosicky la concurrence est à tous les postes à Arsenal.

Le Cas Diarra :

Lassana Diarra - entre autres - fait les frais des excellentes performances du milieu de terrain aligné depuis le début de la saison (Rosicky ou Diaby, Fabregas, Flamini, Hleb). Wenger ne semble pas, contrairement à Domenech, vouloir l'aligner en arrière droit. Flamini et Fabregas indiscutables, Gilberto est le remplaçant logique. Dur alors pour Diarra qui s'annonce lui-même déjà partant dans le Times: « Quand Wenger m'a signé, il connaissait mon potentiel. À 22 ans, je ne peux plus attendre. Si je ne joue pas d'ici Noël, je pourrais aller voir ailleurs ». Au vu du temps de jeu donné, on est en droit de croire qu'Arsène a flairé la bonne affaire. Jeune joueur, polyvalent (arrière droit, milieu défensif) et plutôt bon défensivement. Son apport offensif est en revanche des plus faibles. Son seul problème est qu'il a le profil type du remplaçant vu que Sagna et Eboué sont des spécialistes du poste d'arrière droit et que le milieu défensif est bien bouché.

Le jeune français est donc en train de comprendre que son avenir à Arsenal n'est pas acquis. Il en est réduit à se battre pour être le remplaçant numéro un au poste de milieu défensif avec Gilberto et Song et n'est titulaire qu'en coupe. Aura-t-il la patience d'attendre les blessures ou méformes de ses concurrents, à moins d'un an de l'Euro qu'il espère disputer avec la France ? Pas si sûr : « A Chelsea, j'avais 19 ans, je pouvais attendre. Mais en tant qu'international français avec l'Euro qui approche, je dois jouer régulièrement. »

Arrivé avec le statut de titulaire en bleu et avec Chelsea, il ne faut pas oublier que ces statuts étaient dus à des blessures sérieuses de Ferreira et Sagnol. Le retour du bavarois et les bonnes performances de Sagna risquent de barrer la route de Lassana au poste d'arrière droit en équipe de France. Au milieu, Makelele, Vieira et Toulalan sont devant lui et Flamini pourrait rentrer dans la course. Lassana a alors la dure tâche de montrer à Arsène, et par la même occasion à Raymond, qu'il peut être titulaire. Il devra le prouver par ses performances sur le terrain… Attention aussi à ne pas prendre de décision de départ trop hâtive.

Lyon revit :

Les lyonnais ont souffert face à Stuttgart. L'arbitre les a bien aidés mais c'est surtout le duo Ben Arfa-Benzema, pour la première fois aligné d'entrée en C1, qui a fait la différence. Ben Arfa a affolé la défense par ses accélérations, sa faculté à se retourner en un rien de temps. Il n'est pas impliqué dans les buts lyonnais mais aucun doute sur la qualité de sa performance de mardi. Benzema reste sur son rythme de croisière même s'il manque l'immanquable, en première période, à la suite d'un une-deux parfait avec son compère. Il finit tout de même par marquer sur une passe géniale de Govou. S'il se met à marquer en Ligue des Champions attention aux offres qui vont arriver à Lyon. En tout cas Sidney réalise un geste superbe sur ce but et c'est la meilleure réponse qu'il pouvait fournir à la France du foot qui l'avait pris en grippe pour sa vilaine simulation face à Monaco. Autre chose à noter sur ce but : Keita est à l'origine avec une excellente passe en profondeur pour Govou.

Belle soirée pour l'OL qui se relance même si le barca n'a pas fait mieux qu'un nul à Glasgow. Mais pour espérer prendre des points contre Barcelone et Stuttgart à Gerland, il faudra que les lyonnais défendent plus haut qu'ils ne l'ont fait en Allemagne. Ce mauvais placement collectif a coûté quelques très grosses frayeurs aux lyonnais peinent à retrouver une défense sereine depuis le début de la saison.

La victoire à un point :

« Ouf ! » C'est ce que chaque supporter marseillais a pu se dire à la fin de cet OM-Porto. Certains matchs nuls valent des victoires et c'est le cas de ce presque miraculeux 1-1 obtenu par les hommes d'Eric Gerets. Ils sont allés le chercher et ca a été dur. Deux hommes ont été décisifs côté marseillais : Laurent Bonnart et Steeve Mandanda. On pourrait rajouter le poteau droit de l'ex gardien havrais qui a été très présent hier soir.

Mandanda a repoussé les assauts sur les barres lors de la première mi-temps, pendant que Bonnart s'occupait de couper court aux accélérations et tentatives de dribble de Quaresma. La domination de Porto est totale en première mi-temps : technique, vitesse, puissance, l'OM est dépassé. Heureusement pour les olympiens, Raul Meireles voit ses deux frappes, effleurées par le gardien marseillais, s'écraser sur le poteau droit. Le 0-0 à la pause est un coup dur pour les portugais et même en tant que français on sent son cœur chavirer tant le jeu proposé par Porto est de qualité. Finalement c'est l'OM qui ouvre le score contre le cours du match par Niang sur un centre-tir Cissé. Le holdup est parfait… un peu trop parfait pour être vrai. Porto accélère et pousse Mandanda à son unique erreur du match. Penalty on ne peut plus logique pour une sortie râtée sur Lisandro Lopez. Lucho Gonzales ne donne aucune chance au gardien phocéen de s'illustrer en tirant un penalty parfait.

Bonne opération donc pour l'OM dans un match compliqué. D'autant plus que dans l'autre match du groupe, Liverpool a chuté à Besiktas. Déjà dans une position compliquée avant ce match (1 point en deux matchs) l'avenir des reds en C1 s'assombrit. Le plus surprenant est que Besiktas a vraiment dominé Liverpool et mérite sans discussion sa victoire au vu de leurs occasions. Steven Gerrard a bien essayé de sauver une nouvelle fois son équipe mais son but ne suffira pas cette fois (score final 2-1 pour Besiktas). La stat qui tue : Hyypia réalise un exploit peu glorieux en marquant son deuxième but contre son camp en deux matchs.

On avait du mal à tirer des conclusions du match face aux Féroé, mais contre une équipe de Lituanie beaucoup plus solide, la France a, une nouvelle fois, montré beaucoup de belles choses.

Dès la 2ème minute de jeu, Ribery enchaîne un double contact pour passer entre deux défenseurs et adresse une frappe surpuissante aux 25 mètres… le gardien lituanien la détourne par un excellent réflexe sur la barre transversale. Les frappes se multiplient et Malouda place une superbe demi-volée sur la transversale, cette fois-ci le gardien était totalement battu. Henry, jusque là invisible et souvent hors jeu, est excellemment servi par la talonnade d'un Ribery énorme mais force sa frappe qui passe loin au dessus. Le retour de Malouda a obligé Henry a resté en permanence dans l'axe alors que ses décrochements sur le côté gauche avaient été très utiles contre les Féroé. Benzema s'est montré très actif en première période et ses appels ont aidé à déstabiliser la défense. A la 38ème minute le lyonnais arrive lancé à l'entrée de la surface, sur le contrôle et en puissance, il fait la différence avant de tenter une frappe croisée qui passe à côté du but. Auparavant la Lituanie s'était montrée plus que dangereuse en contre : Ksanavicius passe entre Toulalan et Abidal avant d'enrouler sa frappe qui finit sur le montant d'un Landreau battu.

Le match devient compliqué et c'est Ribery qui tente sa chance hors de la surface pour faire la différence. Ce même Ribery qui est accroché par le maillot de façon évidente dans la surface de réparation. L'arbitre, assez bien placé pourtant, ne siffle pas cette faute évidente. Deux transversales, un penalty non accordé, on commence à se dire que c'est un match maudit. Mais Domenech lance Hatem Ben Arfa à la 70ème minute. Le jeune lyonnais, même pas titulaire en club, a une pression importante avec cette rentrée. Et il ne s'est pas loupé puisqu'il a été, avec Toulalan, un des meilleurs de cette deuxième période. Son débordement audacieux sur le côté gauche est à l'origine du premier but du match, il s'arrache pour servir Benzema qui met en retrait pour Henry. Le ballon finit au fond bien dévié par Ribery. Mais auparavant Ben Arfa avait servi une louche que le TGV Ribery arrive à redresser mais le prodige lyonnais manque sa reprise dans le but garni de défenseurs … et orphelin de son gardien. Deux énormes occasions et seulement 10 minutes de jeu pour le compère de Benzema. Et il ne s'arrête pas là. Après le deuxième but d'Henry (sur une excellente passe de Toulalan alors que Benzema hors jeu s'efface intelligemment) Ben Arfa transperce la défense par une passe en profondeur vers Benzema qui hésite un peu et manque un but pourtant assez facile.

Les hommes du match sont, pour moi, dans l'ordre Ribery, Ben Arfa, Toulalan et Henry.

1 - RIBERY : Une nouvelle fois il a joué en meneur de jeu et non enfermé dans son couloir droit. Les résultats sont là : il a été énorme, a plutôt bien tiré ses coups de pied arrêtés. Il a créé du mouvement, fait la différence par sa vitesse, ses prises de balles. Il a eu la lucidité de frapper de loin et ça aurait pu payer. Du point de vue statistique : une barre transversale, un penalty obtenu mais non accordé, un but marqué et donné logiquement à Henry, trois passes qui auraient pu être décisives (coup franc que Gallas ne fait pas fructifier, talonnade pour Henry qui tire au dessus, centre en retrait pour Ben Arfa qui manque lui aussi le cadre). Déjà intenable face aux îles Féroé, Ribery semble avoir faire comprendre à Domenech où il doit jouer à l'avenir… au poste qu'occupait Zidane. Il confirme avec les bleus qu'il a pris une dimension supérieure en seulement quelques mois au Bayern.

2 - BEN ARFA : Rentrée éblouissante du lyonnais. J'évoquais dans un billet précédent une entrée en fin de match pour faire la différence, Domenech l'a fait et Ben Arfa ne lui a pas fait défaut. Déjà buteur en fin de match samedi dernier, il a été bien plus à l'aise ce soir et a montré a toute la France ce dont il est capable. Ses passes et débordements ont été déterminants. Son placement côté droit qui lui a permis de rentrer avec son pied gauche a été très intéressant et a comblé légèrement le manque de présence sur le l'aile droite de la première mi-temps. Ses débuts en bleus, tout comme ceux de Benzema, promettent un avenir radieux pour l'équipe de France.

3 - TOULALAN : Il est pris en défaut par le superbe dribble de Ksanavicius mais a été précieux défensivement. En deuxième mi-temps il est monté d'un cran, comme à sa période nantaise et cela a apporté plus de liant au jeu. Il est auteur d'une superbe récupération en anticipant la passe du défenseur lituanien, il lance immédiatement Henry qui conclut. Pour son retour à la Beaujoire on a senti son envie de donner le maximum et il justifie sa place de quasi-titulaire au milieu de terrain des bleus.

4 - HENRY : Presque absent, très souvent en position de hors jeu en première mi-temps, il a plus décroché en 2ème mi-temps. Il a pris ses responsabilités même si ses premières frappes en puissance n'ont pas été cadrées. Au-delà de la statistique qui le fait passer devant Platini, il a été très bon finisseur au moment le plus important. Son entente avec Benzema se confirme même si Henry a paru un peu bridé par le retour de Malouda. Il aurait pu réaliser le hat trick mais Benzema oublie de le servir sur la droite et manque son duel. Il a joué en véritable pointe un peu façon Trezeguet...

Côté déceptions, la défense de manière générale n'a pas vraiment rassuré. On a senti les lituaniens capables de marquer sur chacune de leurs possessions, heuresement elles ne furent pas nombreuses. Le duo Malouda-Abidal n'a rien produit à part la frappe sur la transversale du joueur de Chelsea. Makelele qui, comme contre les îles Féroé, n'était pas vraiment utile dans ce match, surtout vu le rendement impressionnant de Toulalan. Il aurait probablement mieux valu aligner un ailier droit à la place de Makelele. Dommage aussi qu'Evra ne soit pas titularisé au vu de ses performances du moment.

Au final un très beau match de football avec du rythme, un scenario, des rebondissements et puis un finish haletant avec à la clé la victoire et le record d'Henry. Cela faisait bien longtemps que l'on attendait de prendre autant de plaisir à voir un match des bleus. Si Ribery continue de mener le jeu français et que le duo Henry-Benzema est reconduit, nul doute qu'on assiste plus souvent à des matchs de cette qualité.

Côté comptable bonne opération puisque l'on passe premier du groupe et qu'un nul en Ukraine suffirait à nous qualifier. Tout cela grâce à la défaite surprise de coéquipiers de Fergusson en Géorgie (2-0) malgré un poteau en première période de l'inévitable Mc Fadden. Il reste deux cas de figure pour que la France n'aille pas à l'Euro :

1er cas : Ecosse – Italie : Nul, Italie – Féroé : Italie, Ukraine – France : Ukraine

2ème cas : Ecosse – Italie : victoire de l'Ecosse, Italie – Féroé : Italie, Ukraine – France : Ukraine

L'idéal étant une victoire de l'Italie à Glasgow, qui nous qualifierait immédiatement. La France, qui n'a concédé que trois buts lors de cette phase qualificative (deux contre l'Ecosse, un contre l'Italie), est donc en position très favorable pour se qualifier. Attention tout de même à ne pas vivre l'un des improbables scenarios catastrophe. De son côté, l'Italie doit éviter la défaite en Ecosse pour assurer sa qualification. Les hommes d'Alex Mc Leish ont eux aussi leur destin en main puisqu'une victoire au Hamden Park de Glasgow les qualifierait. Trois équipes qui peuvent se qualifier sans rien à espérer des matchs des autres équipes, tout va donc se joueur sur le terrain et en particulier dans le match de la peur Ecosse-Italie. On souhaite bien du courage à nos amis italiens pour aller jouer ce match capital dans le temple du football écossais.

Encore une fois je suis assez d'accord avec les notes accordées par Pierre Menes sur son blog : http://fr.sports.yahoo.com/fo/pierrotlefoot/article/131851/

Football – La France d’attaque


Malgré toutes les péripéties de l'arrivée des bleus aux îles Féroé, la victoire fut assez facile. L'avion de l'équipe de France est arrivé à peine quatre heures avant le coup d'envoi du match à cause d'intempéries qui ont bien failli faire annuler le match.

La France n'a pourtant pas tardé à ouvrir les hostilités : sur un débordement parfait de Ribery, suivi d'un centre tendu, Anelka en position de hors jeu marque le premier but du match. Le but est validé par l'arbitre et quelques instants seulement après ce but, nouvelle passe de Ribery pour Henry à l'entrée de la surface, il emmène le défenseur sur la gauche avant de repositionner le ballon sur son pied droit et d'ajuster un tir de l'intérieur qui finit malgré la déviation d'un défenseur dans le petit filet. Finition classique pour l'ancien Gunner qui rattrape Platini au classement des meilleurs buteurs en bleu (41 buts). Ribery a été incontestablement l'homme de cette première mi-temps par son activité, par ses prises de balle, par son placement en meneur de jeu, il est le seul à avoir pu accélérer le jeu des bleus. Le duo Henry-Anelka est lui beaucoup moins satisfaisant même si les deux ont marqué.

En deuxième période, Benzema remplace Anelka et le moins que l'on puisse dire c'est que cela s'est vu ! Le jeune lyonnais a fait la différence quasiment à chaque ballon qu'il a touché. Il s'est bien appuyé sur Henry et a apporté énormément aux offensives françaises. Trois minutes seulement qu'il est sur le terrain lorsqu'il marque d'une tête précise sur un coup franc très bien tiré par Ribery. Le joueur du Bayern comme un poisson dans l'eau avec ce positionnement en 10 en est à l'initiative des trois premiers buts français. Jérôme Rothen, très propre et toujours aussi excellent sur les centres, est récompensé pour son travail défensif important par un superbe but sur coup franc aux 25 mètres. Coup franc obtenu par Ben Arfa deux petites minutes seulement après son entrée. Le 5ème but offre son premier doublé en bleu à Benzema ; suite à un débordement supersonique d'Evra, Henry frappe en chutant, il est contré mais arrive à servir Benzema qui n'a plus qu'à mettre le ballon au fond. On en est déjà à 5-0 et cela ne s'arrête pas là puisque les bleus mettent un dernier coup d'accélérateur dans les arrêts de jeu. Henry décale Benzema qui élimine son vis à vis sur le contrôle. Il est fauché dans la surface mais l'arbitre laisse intelligemment jouer. Le ballon arrive jusqu'à Ben Arfa qui, pour sa première sélection, marque d'une frappe puissante et précise de l'intérieur du pied. Le jeune lyonnais qui avait eu du mal à trouver ses marques, positionné en meneur de jeu à la sortie de Ribery, a tout de même prouvé que l'on peut compter sur lui.

Il n'y a pas vraiment eu de joueur mauvais et pour cause le match était assez facile. Les hommes les plus en vus ont sûrement été Ribery, Henry et Benzema tous trois impliqués dans trois des buts de l'équipe. Evra, Rothen, Sagna et L. Diarra se sont aussi mis en valeur. Abidal, Makelele et Anelka étant probablement les joueurs les moins performants sur ce match. Une chose est sûre après ce match, Trezeguet a un avenir plus qu'incertain en équipe de France, vu la performance de Benzema, d'Henry et surtout du duo Benzema-Henry. Malouda peut aussi se faire du souci puisqu'en son absence, le couloir gauche Evra-Rothen soutenu offensivement par Henry, en première mi-temps, et Benzema, en deuxième, a été excellent et c'est de là que sont venus les buts. Cependant difficile de se fier à des conclusions tirées d'un match face à un adversaire aussi faible.

Autres avis sur ce match des bleus avec lesquels je suis plutôt d'accord:

http://www.sportvox.fr/tb-receive.php3?id_article=17101

http://fr.sports.yahoo.com/fo/pierrotlefoot/article/130363/

Football – Des jeunes, encore des jeunes !

Ca y est ! C'est la première sélection d'Hatem Ben Arfa avec les A. Après avoir fait venir les jeunes d'Arsène Wenger (Diaby, Sagna, Flamini, L. Diarra), ce cher Raymond prend un joueur de 20 ans seulement pour disputer des matchs capitaux pour la qualification pour l'Euro.

D'abord lancé très jeune par Paul Le Guen en 2004, puis très peu utilisé à Lyon par Gérard Houiller, malgré des progrès significatifs en terme de repli défensif, de qualité de passe, de vision de jeu, de physique et surtout d'insertion dans le collectif. Auteur de quelques excellents matchs (pendant la Peace Cup surtout, mais aussi contre Metz ou Bordeaux) sans oublier des entrées plus qu'intéressantes (en particulier en C1 contre Barcelone et Glasgow), Ben Arfa ne semble pas rentrer dans les plans d'Alain Perrin. Pourtant il montre depuis la saison 2006/2007, à chaque fois qu'il en a l'occasion, qu'il a le niveau pour jouer dans cette équipe de Lyon d'autant plus que Malouda est parti. Son duo avec Benzema est très intéressant : les deux joueurs jouent ensemble à Lyon, jouaient ensemble avec la réserve et avec l'équipe de France espoir. Ils aiment jouer en vivacité, avec beaucoup de vitesse, de redoublements et de passes courtes. Chacun étant capable de faire soit la différence individuellement, soit la passe à l'autre, cela rend la tâche des défenseurs compliquée. Annoncé depuis longtemps comme un futur grand, Ben Arfa a finalement été plus lent que Nasri ou Benzema.

Indésirable à Lyon ?

Pourquoi n'arrive-t-il pas à s'imposer dans cet effectif lyonnais alors que Keita a un rendement des plus faibles ? Personnellement je ne vois qu'une erreur de choix de l'entraîneur comme réponse à cette question. Il doit probablement reprocher au jeune franco-tunisien son manque d'implication dans les phases défensives par rapport à Keita ou Govou, mais aussi ses excès de provocation balle au pied. Et c'est là où je ne suis pas d'accord avec Perrin du tout : le jeu de Lyon manque de percussion, de prise d'initiative, de mouvement, Ben Arfa a toute ses qualités et même plus. A la mi-temps du match Bordeaux – Lyon, le jeune lyonnais affirmait qu'il fallait continuer à attaquer pour marquer d'autres buts alors que le score était déjà de 0 – 2 en faveur de son équipe. Ben Arfa ne cache pas ses ambitions même s'il semble bridé par son faible de temps de jeu depuis deux ans (25 matchs de championnat en deux saisons dont peu en tant que titulaire). Son départ de Lyon avait même été évoqué. On lui reproche toujours un certain individualisme mais c'est de moins en moins vrai et le fait qu'il en soit à trois passes décisives en cinq matchs de L1 le prouve. Perrin et Houiller n'ont pas pris les risques pourtant moins élevés que ceux que prenaient Le Guen en faisant jouer Ben Arfa. Il a un peu le même style de jeu que Messi et on voit clairement, avec l'exemple de l'argentin, que prendre l'initiative d'encourager un jeune joueur de grand talent, même un peu personnel dans son jeu, peut payer.

Le nouveau coup de Domenech :

Après les surprises Ribery et Chimbonda pour la coupe du monde et d'autres choix farfelus, c'est la nouvelle surprise du chef. La sélection du lyonnais est d'autant plus incroyable que l'absence de Saha était une occasion rêvée pour Domenech de calmer le jeu avec Trezeguet en le rappelant. Au lieu de cela, le sélectionneur français provoque encore et va chercher un joueur que personne n'attend et qui n'est pas titulaire en club. Très probablement remplaçants, Benzema et Ben Arfa vont sûrement rentrer en cours de jeu en même temps pour utiliser les automatismes qu'il peut y avoir entre ces deux joueurs. Le but de leurs sélections, au-delà de ce qu'ils peuvent apporter sur le terrain, étant de leur faire prendre connaissance avec l'équipe de France et conscience d'un futur rôle qu'ils auront dans cette équipe. Le staff de l'équipe de France compte peut être aussi sur eux, en fin de match, pour clôturer la marque en cas de score déjà acquis ou même débloquer une situation délicate que serait un score nul.

Dans tous les cas cette sélection est un message fort qu'envoie Domenech à Ben Arfa : il fait partie des joueurs auxquels le sélectionneur pense. Il suggère aussi par cette sélection à Alain Perrin, qui n'a laissé que 227 minutes de jeu en championnat au diamant lyonnais pour s'exprimer, de donner réellement sa chance à ce joueur.

Football - Lyon un genou à terre

Après être redescendu sur terre en Ligue 1 à cause d'un début de saison poussif et pas forcément convaincant dans le jeu, les lyonnais ont cette fois-ci mis un genou à terre avec cette 2ème défaite en deux matchs de Ligue des Champions.

Les semaines se suivent et se resemblent pour l'Olympique Lyonnais: victoire large en championnat le samedi et défaite toute aussi large en semaine en Ligue des Champions. Après avoir complètement déjoué contre le Barca de Messi, les hommes d'Alain Perrin perdent encore 0-3 face aux Rangers ... à Gerland.
Défaite d'autant plus amere que les écossais frôlent le 100% de réussite et que dans le même temps les champions de France ont frappé trois fois les montants. 61% de possession, 30 tirs dont 12 cadrés (contre 6 dont 5 cadrés coté Rangers), une hauteur de récupération au delà des 50 mètres contre une en dessous des 30 mètres pour les visiteurs, 14 corners à 2, Lyon a tout .... sauf les buts.
Certains se plairont à stigmatiser les problèmes défensifs, le manque de créativité et de liens dans le jeu lyonnais mais l'OL ne méritait pas une telle déconvenue hier soir.

Au rayon des déceptions parlons défense: le problème est d'abord venu du milieu de terrain. Bodmer, Juninho et Kallström étaient alignés dans l'entre jeu. Le suédois avait donc la responsabilité de couper le milieu de terrain écossais du seul attaquant de pointe qu'était Cousin. Mission bien difficile pour un joueur que l'on sait plus à l'aise dans la construction du jeu voire la finition avec ses frappes de loin. Il a été bien loin du compte et je ne pense pas être le seul à regretter l'absence de Toulalan pour équilibrer un peu ce milieu.
Cleber Anderson a permis à Bodmer de jouer (enfin !) au milieu mais la recrue de dernier moment a passé une soirée compliquée. En effet, le joueur a tout simplement laissé Cousin s'amuser dans la surface, l'ex-lensois n'en demande pas tant et fusille un Vercoutre surpris de voir le joueur se retourner et armer avec tant de facilité. Sur le 3ème but, les deux lyonnais sont coupables: le défenseur s'aligne mal et couvre le hors jeu, le gardien pas encore remis de ce deuxième but et de la réussite insolante des adversaires attend bien sagement dans ses cages de se faire passer par Beasley. Anderson n'était pas vraiment aidé ce soir par la performance également très faible de Squillaci qui semble faire une erreur de marquage sur le premier but. On sent qu'il manque un patron qui organise la défense comme peuvent le faire Cris ou Coupet.

Sur le plan offensif cela n'a pas été beaucoup plus brillant, comme le montrent les statistiques (714 ballons joués par les lyonnais contre 490 aux écossais pour le score que l'on sait). Manque d'efficacité flagrant mais aussi manque de créativité, de mouvement, d'organisation, de présence devant le but. Beaucoup de carrences collectives donc. Je ne sais pas ce que demande Alain Perrin à ses hommes mais on se retrouve avec des joueurs qui finissent tous dans l'axe à se marcher dessus. Benzema qui était supposé occuper le flanc gauche a beaucoup repiqué, de même pour Kader Keita rentré en jeu et pour un Govou méconnaissable par rapport à l'an dernier. Oubliés les débordements et dédoublements avec Réveillière. Juninho n'a, une fois de plus, pas été capable d'orienter le jeu ou de distiller quelques transversales dont il a le secret mais avec aussi peu de stabilité dans l'organisation de l'équipe le contraire eût été étonnant.

Juninho est même plutôt l'une des satisfactions du match, selon moi. En effet il a vraiment eu l'air de prendre son rôle de capitaine à coeur, de prendre ses responsabilités en frappant, en dribblant et surtout il a retrouvé la qualité de frappe qu'on lui connait. Un coup franc sur la barre, une frappe du gauche - après une jolie feinte - sur le poteau, un autre bon coup franc et une autre bonne frappe bien gérées par Mc Gregor: Juninho a tout tenté. Là où c'est rassurant c'est qu'au vu la défense basse et resserrée des adversaire, la solution de la frappe de loin paraît judicieuse.
Autre satisfaction qui prouve que les journées de C1 se suivent et se resemblent pour Lyon: l'entrée d'Hatem Ben Arfa. Loin d'être l'homme qui renverse le match à lui tout seul, il a tout de même apporté du mouvement à une équipe encore une fois au ralenti. Ses une-deux, sa passe dans l'intervalle pour Grosso, sa vitesse et ses frappes ont mis la défense de Glasgow en difficulté. Plus que Baros que l'on a senti pas très à son aise dans ces petis périmètres, Ben Arfa pouvait prétendre à une place de titulaire pour forcer le verrou en début de match par ses qualités de vitesse et de dribble. Il semble être réduit par l'entraîneur à un rôle de joker mais difficile de bien le jouer lorsqu'il y a déjà trois buts d'écarts entre deux équipes.

Difficile de ne pas s'en prendre à Alain Perrin quand on voit les qualités des joueurs et le jeu pratiqué. Quelles consignes donne-t-il ou ne donne-t-il pas au joueur pour que l'on voit aussi peu de mouvement autour du porteur de balle? Lorsque l'on regarde ce match on ne voit aucune organisation se dégager et ca c'est extrêmement inquiétant.
En plus de cela il y a, à mon avis, une grosse erreur tactique avec cette équipe sur la papier très offensive (six joueurs à vocation offensive dans le système aligné: Kallstrom, Govou, Benzema, Baros, Juninho, Bodmer). Cette équipe ultra offensive est tombée dans la gueule de l'équipe défensive écossaise qui a profité de l'impatience lyonnaise. A Barcelone, l'ex-entraîneur de Sochaux avait déjà commis l'erreur tactique de mettre en place une équipe faite uniquement pour jouer les contres, laissant l'initiative du jeu à Barcelone avec le résultat que l'on sait. Un match de ligue des champions demande une équipe bien équilibrée et je pense que Lyon paie très cher la naïveté de son technicien qui se réfugie derrière un manque de réussite que même le président Aulas ne met pas au premier plan à l'isssue de la rencontre.

Sur le plan comptable, Lyon est déjà dans une situation des plus compliquées pour se qualifier pour les 8ème de finale. Juninho semblait s'être fait une raison à la fin de la rencontre et évoquait même la 3ème place qualificative pour la coupe UEFA comme objectif. Déjà très marqué par la défaite contre la Roma l'an passé, le mental du brésilien pourrait être une nouvelle fois atteint par ces deux nouvelles désillusions. Espérons qu'il n'en soit pas de même pour tout le groupe. Les espoirs du football français reposent donc sur Marseille dans cette C1, espoirs à confirmer dès ce soir à Anfield.