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Football - Arsenal dans la douleur

En ce week-end de coupes nationales, Arsenal se déplaçait pour rencontrer Burnley, club de deuxième division anglaise. A priori pas photo sur le papier entre les deux équipes. Mais avec le roulement habituel d'Arsène Wenger en coupe, Fabregas, Flamini, Adebayor, Van Persie, Gallas, Clichy, Hleb, Rosicky et Almunia n'avaient pas fait le déplacement. C'est donc une équipe B qui devait se charger de la qualification.

Cette équipe avait plutôt bien tenu son rôle en League Cup, éliminant Newcasttle, Sheiffield et Blackburn. Mais hier, ce fut un bien pauvre match livré par les jeunes "Gunners". Pris à la gorge par leurs adversaires, peu inspirés, les coéquipiers de Gilberto Silva ont souffert. Arsenal a été clairement dominé dans le jeu et n'a jamais réussi à prendre le jeu à son compte. Burnley à l'inverse a senti sa chance passer par quelques offensives de début de match. Mais Eduardo, très bien lancé dans l'axe, s'est chargé d'ouvrir le score pour les siens. Loin de donner une assurance aux londoniens, ce but a remis les pensionnaires de seconde division à l'attaque. Ainsi ils arrivent dans la surface presque facilement même si la finition pêche. On se demande un peu quand Arsenal va prendre les choses en main et mettre un peu le pied sur le ballon mais ce ne sera jamais le cas.
Bien aidés par l'arbitre qui expulse Lafferty à la 60ème minute, Arsenal subira légèrement moins qu'auparavant. Les joueurs d'Arsène Wenger arrivent enfin à réaliser quelques enchaînements de jeu; l'un d'eux positionne Eduardo à 30 mètres dans l'axe, le brésilien naturalisé croate, transmet parfaitement à Bendtner dans la profondeur. Le danois fait la différence par la trajectoire de sa course et finit proprement l'action. A 2-0, rien ne bougera malgré deux nouvelles occasions pour Eduardo.
Vous l'aurez compris, la différence s'est faite - comme souvent quand il y a des divisions d'écart- sur le réalisme: Arsenal n'a eu que très peu de ballons mais s'est créé quatre ou cinq occasions nettes en convertissant deux; Burnley a eu la possession et trois ou quatre très bonnes opportunités qui n'ont rien donné.

Eduardo arrive lancé:

Presque inconnu et pourtant recruté très cher par Arsène l'été dernier (24 millions d'Euros environ), Eduardo Da Silva est attendu au tournant. Avec le départ de Thierry Henry, on s'attend à ce que le nouvel attaquant recruté par le dénicheur de perles soit à la hauteur. Mais Arsène Wenger l'utilise peu en début de saison comme il fait souvent avec ses nouvelles recrues. Aussi il est difficile au croate de s'imposer et rapidement on s'interroge dans la presse anglaise sur la capacité du joueur à devenir titulaire alors qu'Adebayor fait des merveilles. Après le pari perdant de Reyes, acheté aussi très cher et parti très vite, Wenger doit rassurer.
Le joueur croate a bel et bien le niveau: il l'a prouvé en sélection, en coupe de la ligue, hier en Cup et surtout en championnat pendant la période de fin d'année 2007. Avec des réalisations de pur buteur, la recrue offensive d'Arsenal offre une nouveau profil d'attaquant aux "Gunners". Sa décontraction dans la surface, son coup de rein et son sens du but en font un pur buteur mais aussi un peu plus. Auteur d'une passe superbe pour Bendtner contre Burnley, il prouve surtout qu'il est décisif dans les derniers mètres. On s'est plaint - à raison - de ne pas assez le voir aligné en championnat, mais le croate est le deuxième meilleur buteur du club cette saison. Avec 11 buts toutes compétitions confondues, il est au niveau de Fabregas et à une longueur d'Adebayor, qui a marqué ses 12 buts en championnat. 3 buts en championnat, 2 buts en Ligue des Champions, 3 en coupe de la ligue et ce but contre Burnley, Eduardo Da Silva marque dans toutes les compétitions qu'il joue. Son enchaînement de buts en championnat ,pendant les fêtes, a peut-être définitivement lancé sa saison et son avenir avec Arsenal. Car on le sait clairement maintenant, Arsène Wenger laisse environ 6 mois à ses recrues venant d'autres championnats pour s'adapter à la Premierleague.
Mais pour espérer devenir titulaire, il faudra écarter Van Persie, Bendtner, voire Walcott et surtout convaincre le coach français que le système à deux attaquants Adebayor-Eduardo est le plus performant. Pas si évident que cela mais Eduardo semble avoir le talent pour amener Arsenal très haut.

Football - Encore un derby pour Arsenal

Je faisais état dans mon compte rendu du match Arsenal-Chelsea de l'inconstance de l'équipe d'Arsenal. Incapables de se créer la moindre occasion en première mi-temps face aux "Blues", les "Gunners" avaient été épatents en contre en deuxième mi-temps (oubliant quand même de marquer le second but). Cet après midi dans le derby ultra chaud qui opposait Arsenal à Tottenham, on a eu le même genre de scénario: une première période très lente avec aucune grosse occasion et une deuxième mi-temps complètement folle et incertaine qui aurait pû profiter à n'importe quelle équipe.
Finalement, comme dimanche dernier, c'est Arsenal qui s'impose dans la douleur. Tottenham n'est vraiment pas récompensé par cette défaite. Les joueurs de Ramos ont débuté timidement mais ont rapidement pris confiance en voyant le leader du championnat piétiner et s'impatienter.

Les Spurs peuvent avoir d'énormes regrets. Même si Arsenal avait ouvert le score par Adebayor, impécablement servi par une talonnade judicieuse de Fabregas, Keane a eu une première occasion d'égaliser suite à un centre. Mais l'irlandais, pourtant à bout portant, frappe la transversale d'Almunia. Finalement Tottanham trouvera le chemin des filets par Berbatov. Keane lui adresse une talonnade similaire à celle de Fabregas, le biélorusse ne se pose pas de question et envoie une frappe supersonique sous la barre. Très beau but qui plonge Arsenal dans le doute.
Déjà pas sereins, les "Gunners" subissent et finissent par craquer: Touré fauche Berbatov dans la surface. Le penalty est logiquement accordé mais arrêté par Almunia. Le gardien espagnol repousse le tir de Keane décidément malheureux. C'est en toute logique le tournant du match. Quelques instants seulement après ce coup du sort, on s'apprête à tirer un corner lorsque Wenger fait rentrer Bendtner. Celui-ci touche son premier ballon de la tête et il finit au fond des buts. Parti de très loin sur le corner, le grand danois arrive lancé et propulse le ballon d'un coup de tête puissant dans le but de Robinson. Auteur de 2 buts en 4 matchs joués en C1, l'attaquant de 19 ans d'Arsenal montre tout son talent, malgré un temps de jeu réduit. Chelsea pisterait d'ailleurs ce jeune renfort pour palier à la blessure de Drogba (Chelsea sur Bendtner).

Tottenham ne se relèvera pas de ces deux coups pris en si peu de temps. Victoire finale 2-1 d'Arsenal même si les "Spurs" méritaient au moins le match nul. Le retour du duo Flamini-Fabregas n'a pas été de trop dans cette semaine marquée par les deux derby les plus importants pour Arsenal (Chelsea et Tottenham dans la même semaine). L'espagnol est même l'auteur de 3 passes décisives sur les 3 derniers buts de son équipe. Tottenham peut préparer une revanche puisque les deux clubs s'affronteront le 9 janvier pour le compte de la Carling Cup. Les "Gunners" avaient sorti les "Spurs" l'an passé au même stade de la compétition après un match plein de rebondissements.

Football - Le jour du "Big Four"

Arsène Wenger avait annoncé un "dimanche fantastique" avec deux affrontements majeurs entre Liverpool et Manchester United pour débuter puis Arsenal recevait Chelsea pour terminer ce grand jour de football. Pour l'occasion, Canal + avait même mis en place une diffusion gratuite et en direct du match des Gunners pour promotionner le site canalplus.fr.


Ces deux matchs ultras médiatisés par la puissance énorme des quatres grands clubs de Premierleague, étaient également très importants pour la course au titre. Liverpool et Chelsea, respectivement à 7 et 3 points du leader Arsenal pouvaient opérer un rapproché très intéressant avec les matchs de Noël en ligne de mire. Manchester United pouvait espérer prendre la tête et mettre encore un peu de pression sur les hommes d'Arsène Wenger, de plus en plus critiqués, et désormais plus invincibles (battus deux fois lors de leurs cinq dernier matchs).

Reds ou Devils?

Le Liverpool-Manchester United n'a pas vraiment été à la hauteur de l'événement et s'est trouvé être un match très tactique. Pourtant ces deux équipes semblaient plus en forme qu'Arsenal et Chelsea.
Liverpool a globalement dominé le match et a eu le ballon pendant beaucoup de temps. Mais les "reds" ont été incapables de se créer des situations dangereuses. C'est d'ailleurs à la suite de grosses erreurs dans des sorties de Van der Sar que Torres ou Kuyt auraient pu ouvrir le score. Mais Anderson et surtout Evra, revenu comme une fusée devant Kuyt ont réduit à néant les efforts de Liverpool. De son côté Manchester ne fait pas grand chose et laisse l'initiative à son adversaire pour mieux le contrer. Sur un de leurs rares mouvements en première mi-temps, les mancuniens obtiennent un corner. Giggs sert Rooney en retrait à l'entrée de la surface, complètement seul, il frappe et but... de Tevez qui parvient à redresser la trajectoire du ballon pour le propulser au fond des filets. Sur une demi-occasion, les trois petits filous de Manchester poignardent Liverpool qui a manqué le coche. Le score ne changera pas malgré un tir puissant de Babel qui frôle le poteau gauche de Van der Sar et un raté incroyable de Rooney à cinq mètres du but.

Arsenal reste au sommet:

Au moment où débute Arsenal-Chelsea, à l'Emirates Stadium, Manchester est le leader provisoire du championnat avec deux points d'avance sur Arsenal. La pression est donc sur les "frenchies" de Wenger. Le technicien alsacien avait aligné la même équipe que contre Manchester et Liverpool avec entre autres quatre français (Clichy, Sagna, Gallas, Flamini). De son côté, Lassana Diarra officialise dans L'équipe son désir de partir chercher du temps de jeu ailleurs. Flamini, Hleb et Fabregas faisaient leurs retours et la surprise est venue de la non titularisation de Van Persie pourtant de retour en C1 cette semaine. Côté Chelsea, on a des problèmes beaucoup plus sérieux que le choix des attaquants avec les absences de Drogba, Essien, Malouda et Carvalho. Sur le papier Arsenal est donc grand favori du match avec son équipe type à domicile contre une équipe diminuée qui se déplace.

La première mi-temps est presque inintéressante. Chelsea est bien positionné, Arsenal fait tourner le ballon comme à son habitude mais peine à se créer des occasions. Lorsque de rares différences sont faites, les tacles rugueux des "blues" sont là pour ralentir le rythme (Lampard, Terry). Le jeu est bloqué pour Arsenal mais sur ses quelques ballons de contre, Chelsea se montre dangereux (Shevchenko, Wright-Philipps). Comme Manchester, Arsenal va ouvrir le score sur coup de pied arrêté. Dans les arrêts de jeu de la première mi-temps, Fabregas tire un corner flottant vers le second poteau. Cech passe au travers et Gallas, après une légère poussée sur Ben Haïm place une tête parfaite. Déjà décisif contre les "red devils" dans un autre "big match", Gallas récidive sans pitié contre son ancien club et met l'équipe dont il est désormais capitaine dans le sens de la marche.

On peut enfin espérer un match à la hauteur de ce que l'on attend car jusqu'à ce but, le duel ne vaut pas tous les millions injectés dans ces deux équipes. En deuxième mi-temps, on assiste logiquement à une réaction de Chelsea qui met la pression d'entrée de seconde période sans réellement se créer d'occasion. Les "blues" tentent mais sans vraiment être tranchants. Ils se créent pourtant deux occasions par Mikel auteur d'une frappe puissante dont Almunia se charge. L'autre occasion est encore plus franche avec une transversale de Joe Cole qui transperce la défense d'Arsenal et arrive sur Wright-Philipps, auteur d'un loupé incroyable. Il sort dans la foulée remplacé par Kalou.
Arsenal attend patiemment un contre pour tuer le match mais voit le danger se rapprocher. Le milieu de Chelsea prend doucement le dessus. Mais dans le dernier quart d'heure, Arsenal se créé d'énormes occasions de s'assurer la victoire. D'abord un contre joué à quatre entre Rosicky, Adebayor, Hleb et Van Persie. Ce dernier, entré peu de temps avant, tire au dessus du but pourtant ouvert. Puis Fabregas manque une double occasion après un très joli jeu de passe dans la surface. Et puis deux buts refusés aux "Gunners": le premier pour un hors jeu logique de Rosicky, le second pour une faute beaucoup moins évidente d'Adebayor sur Ben Haïm. Finalement Arsenal va trembler jusqu'au bout et en particulier sur un coup franc à 25 mètres concédé par Gilberto Silva, rentré pour renforcer le milieu. Shevchenko et Mikel se disputent pour le tirer. Honneur à l'ancien milanais qui adresse une frappe puissante qu'Almunia parvient à repousser en corner. Fabregas manquera en fin de match une nouvelle chance de marquer son 7ème but en Premierleague, son tir étant arrêté par Ashley Cole. C'est pourtant le genre de match où manquer autant d'occasions coûte cher mais Chelsea n'avait pas la grande équipe qu'il fallait pour réaliser un retour au forceps dans les derniers instants.

Au final, une victoire logique qui aurait pu avoir plus d'ampleur pour Arsenal. Paradoxalement le but est venu au cours d'une première mi-temps tendue mais pas vraiment passionnante.
Arsenal reste leader et reprend un peu de confiance après une période délicate. Manchester United suit toujours et attend les éventuels faux-pas. Chelsea est maintenant à 6 points et Liverpool peut presque abandonner le titre, avec un retard de 10 points et une désormais cinquième place (moins médiatisé mais auteur d'un excellent parcours, Manchester City est maintenant 4ème, à 7 points d'Arsenal).

Pour un bon match il faut être deux:

Le principal à retenir aussi de cette journée au sommet dans le championnat anglais, c'est que pour avoir les matchs de très haute tenue que les affiches font espérer, il faut deux équipes qui tentent de faire du jeu. Le Liverpool-Arsenal d'octobre dernier est encore dans les têtes: un match magnifique avec des intentions des deux côtés et un spectacle superbe. Dans l'engagement, le rythme, la qualité technique mais aussi l'aspect tactique, ce match reste une des références de cette saison. Arsenal-Manchester United avait aussi tenu quelques promesses avec en particulier un scénario incroyable.
Hier, Manchester United et Chelsea - qui jouaient à l'extérieur - n'ont pas tenté de faire du jeu et ont seulement tenu leurs positions d'équipes qui se déplacent et attendent un contre. On reste alors un peu sur sa faim, surtout pour le match d'Anfield. L'Arsenal-Chelsea a lui fourni une seconde période digne de toutes nos attentes et s'est montrée aussi goûtue que la première a été fade.

On a aussi vu que dans notre bonne Ligue 1, que l'on tente actuellement d'estimer financièrement, le match Bordeaux-Marseille avait été un vrai beau spectacle... parce que les deux équipes ont tenté de faire valoir leurs arguments.

Football – Ligue des champions, 3ème journée

Arsenal sur le toit du monde:

Les hommes d'Arsène Wenger n'en finissent plus d'impressionner. Certains observateurs les trouvaient un peu juste physiquement sur leurs deux dernières sorties en Premierleague. Et pourtant ils viennent claquer un 7-0 historique dans un Emirates en fête. Face à une équipe très faible équipe du Slavia de Prague certes. Mais les gunners ont encore régalé par leur jeu collectif, technique, rapide avec entre autres trois joueurs flamboyants. Fabregas, Walcott et Hleb.

Walcott bouscule la hierarchie :

Déjà décisif lors de ses deux dernières rentrées, Walcott était pour la première fois titularisé en Ligue des Champions et a fêté cela comme il se doit avec deux buts et une passe décisive. Je suis assez tenté de faire un parallèle entre ce qui arrive à Walcott et Ben Arfa. Les deux joueurs ont été très tôt repérés et recrutés par des grands clubs (Arsenal et Lyon), ont douté et ont légèrement tardé à montrer que les grands espoirs fondés en eux étaient justifiés. Par un manque de spontanéité à leur débuts, ils ont eu du mal à adapter leurs jeux, réputés individualistes, et à les rendre efficaces dans un collectif. Ils ont tous deux explosé en seulement un mois et sont aujourd'hui prêts à disputer la place de titulaire dans leurs clubs respectifs. Les deux ont commencé par être considérés par leurs entraîneurs comme des purs ailiers avant d'être replacés plus vers l'avant en attaquant de soutien. Ils ont aussi en commun des accélérations et des dribbles supérieurs à la norme.

Les choix vont devenir difficiles pour Arsène avec Walcott, Adebayor, Eduardo, Bendtner et Van Persie. Le dernier cité étant blessé, Adebayor titulaire aux yeux de l'entraîneur depuis le début de saison, la lutte se joue sûrement entre Walcoot, Bendtner et Eduardo. L'anglais est le seul vrai attaquant de soutien mais le grand danois marque quand il joue (1 match titulaire, 4 entrées en jeu, au final 180 min environ et 2 buts marqués) et Eduardo montre des qualités de pur buteur que les autres n'ont pas. L'attaque d'Arsenal que tout le monde annonçait moribonde après le départ d'Henry est donc en forme et profite au mieux de l'extraordinaire milieu de terrain composé par Fabregas, Flamini et Hleb. Avec les retours de blessure de Gallas et Rosicky la concurrence est à tous les postes à Arsenal.

Le Cas Diarra :

Lassana Diarra - entre autres - fait les frais des excellentes performances du milieu de terrain aligné depuis le début de la saison (Rosicky ou Diaby, Fabregas, Flamini, Hleb). Wenger ne semble pas, contrairement à Domenech, vouloir l'aligner en arrière droit. Flamini et Fabregas indiscutables, Gilberto est le remplaçant logique. Dur alors pour Diarra qui s'annonce lui-même déjà partant dans le Times: « Quand Wenger m'a signé, il connaissait mon potentiel. À 22 ans, je ne peux plus attendre. Si je ne joue pas d'ici Noël, je pourrais aller voir ailleurs ». Au vu du temps de jeu donné, on est en droit de croire qu'Arsène a flairé la bonne affaire. Jeune joueur, polyvalent (arrière droit, milieu défensif) et plutôt bon défensivement. Son apport offensif est en revanche des plus faibles. Son seul problème est qu'il a le profil type du remplaçant vu que Sagna et Eboué sont des spécialistes du poste d'arrière droit et que le milieu défensif est bien bouché.

Le jeune français est donc en train de comprendre que son avenir à Arsenal n'est pas acquis. Il en est réduit à se battre pour être le remplaçant numéro un au poste de milieu défensif avec Gilberto et Song et n'est titulaire qu'en coupe. Aura-t-il la patience d'attendre les blessures ou méformes de ses concurrents, à moins d'un an de l'Euro qu'il espère disputer avec la France ? Pas si sûr : « A Chelsea, j'avais 19 ans, je pouvais attendre. Mais en tant qu'international français avec l'Euro qui approche, je dois jouer régulièrement. »

Arrivé avec le statut de titulaire en bleu et avec Chelsea, il ne faut pas oublier que ces statuts étaient dus à des blessures sérieuses de Ferreira et Sagnol. Le retour du bavarois et les bonnes performances de Sagna risquent de barrer la route de Lassana au poste d'arrière droit en équipe de France. Au milieu, Makelele, Vieira et Toulalan sont devant lui et Flamini pourrait rentrer dans la course. Lassana a alors la dure tâche de montrer à Arsène, et par la même occasion à Raymond, qu'il peut être titulaire. Il devra le prouver par ses performances sur le terrain… Attention aussi à ne pas prendre de décision de départ trop hâtive.

Lyon revit :

Les lyonnais ont souffert face à Stuttgart. L'arbitre les a bien aidés mais c'est surtout le duo Ben Arfa-Benzema, pour la première fois aligné d'entrée en C1, qui a fait la différence. Ben Arfa a affolé la défense par ses accélérations, sa faculté à se retourner en un rien de temps. Il n'est pas impliqué dans les buts lyonnais mais aucun doute sur la qualité de sa performance de mardi. Benzema reste sur son rythme de croisière même s'il manque l'immanquable, en première période, à la suite d'un une-deux parfait avec son compère. Il finit tout de même par marquer sur une passe géniale de Govou. S'il se met à marquer en Ligue des Champions attention aux offres qui vont arriver à Lyon. En tout cas Sidney réalise un geste superbe sur ce but et c'est la meilleure réponse qu'il pouvait fournir à la France du foot qui l'avait pris en grippe pour sa vilaine simulation face à Monaco. Autre chose à noter sur ce but : Keita est à l'origine avec une excellente passe en profondeur pour Govou.

Belle soirée pour l'OL qui se relance même si le barca n'a pas fait mieux qu'un nul à Glasgow. Mais pour espérer prendre des points contre Barcelone et Stuttgart à Gerland, il faudra que les lyonnais défendent plus haut qu'ils ne l'ont fait en Allemagne. Ce mauvais placement collectif a coûté quelques très grosses frayeurs aux lyonnais peinent à retrouver une défense sereine depuis le début de la saison.

La victoire à un point :

« Ouf ! » C'est ce que chaque supporter marseillais a pu se dire à la fin de cet OM-Porto. Certains matchs nuls valent des victoires et c'est le cas de ce presque miraculeux 1-1 obtenu par les hommes d'Eric Gerets. Ils sont allés le chercher et ca a été dur. Deux hommes ont été décisifs côté marseillais : Laurent Bonnart et Steeve Mandanda. On pourrait rajouter le poteau droit de l'ex gardien havrais qui a été très présent hier soir.

Mandanda a repoussé les assauts sur les barres lors de la première mi-temps, pendant que Bonnart s'occupait de couper court aux accélérations et tentatives de dribble de Quaresma. La domination de Porto est totale en première mi-temps : technique, vitesse, puissance, l'OM est dépassé. Heureusement pour les olympiens, Raul Meireles voit ses deux frappes, effleurées par le gardien marseillais, s'écraser sur le poteau droit. Le 0-0 à la pause est un coup dur pour les portugais et même en tant que français on sent son cœur chavirer tant le jeu proposé par Porto est de qualité. Finalement c'est l'OM qui ouvre le score contre le cours du match par Niang sur un centre-tir Cissé. Le holdup est parfait… un peu trop parfait pour être vrai. Porto accélère et pousse Mandanda à son unique erreur du match. Penalty on ne peut plus logique pour une sortie râtée sur Lisandro Lopez. Lucho Gonzales ne donne aucune chance au gardien phocéen de s'illustrer en tirant un penalty parfait.

Bonne opération donc pour l'OM dans un match compliqué. D'autant plus que dans l'autre match du groupe, Liverpool a chuté à Besiktas. Déjà dans une position compliquée avant ce match (1 point en deux matchs) l'avenir des reds en C1 s'assombrit. Le plus surprenant est que Besiktas a vraiment dominé Liverpool et mérite sans discussion sa victoire au vu de leurs occasions. Steven Gerrard a bien essayé de sauver une nouvelle fois son équipe mais son but ne suffira pas cette fois (score final 2-1 pour Besiktas). La stat qui tue : Hyypia réalise un exploit peu glorieux en marquant son deuxième but contre son camp en deux matchs.

Premiership 6ème journée

Ayant vu le très déséquilibré Arsenal – Derby j'ai pu constater qu'Arsenal est encore bien. Malgré les absences de Hleb, Rosicky, Gallas et Van Persie, les gunners se sont imposés tranquillement 5-0 à l'Emirates face à un promu. L'entame de match n'est pas si évidente pour les joueurs de Wenger. Ils font tourner et ont du mal à jouer en profondeur. Le premier but vient sur un exploit personnel de… Diaby. Le jeune français aligné sur l'aile gauche avait la lourde tâche de remplacer Rosicky et le fait de fort belle manière avec un but pleine lucarne avant les dix minutes de jeu. Quelques minutes seulement après l'ouverture du score, il manque de remettre la copie conforme de son premier but. Adebayor, excellemment lancé par Fabregas, double la mise à la 24ème en profitant d'une sortie quelque peu hasardeuse de Bywater. La suite n'est que du détail : Eduardo est légèrement accroché et obtient un pénalty transformé par le togolais, Fabregas laissé seul au 20 mètres place une frappe sèche que le gardien de Derby ne peut qu'effleurer, « Ade » clôture la parade des londoniens par une démonstration de puissance et profite une nouvelle fois de la fébrilité du gardien adverse.

Arsenal impressionne encore un peu plus avec ce 5-0, profite du nul de Liverpool à domicile et met la pression sur le vaincu du duel attendu entre Manchester United et Chelsea. A noter qu'Adebayor passe meilleur buteur avec 6 buts, Fabregas en est à 4 buts et 5 passes décisives dans ce championnat anglais… en 6 rencontres.

Gunners prêts à tirer !

Stop au blabla commençons par le cœur du sujet : voilà mon premier billet qui se porte sur le début de saison impressionnant de mon club favori : Arsenal.


Les jeunes d'Arsène Wenger avaient remporté les deux tournois amicaux auxquels ils avaient participé. Jusque là rien de vraiment capital vu le niveau des autres équipes à ce moment là: Inter pas du tout au point, Valence pas non plus dans le rythme, seul le PSG paraissait prêt dans les équipes qui ont été vaincues par Arsenal lors de la trêve.

Mais la forme des gunners se confirme avec un début de saison marqué par la qualification au 3ème tour préliminaire 2-0 et 3-0 et 13 pts pris en championnats sur 15 possibles concédant un seul nul sur une grosse boulette de « Calamity Jens » (Lehmann).

Et puis mercredi dernier, battre le FC Séville 3-0 a confirmé qu'Arsenal peut faire peur cette année. On craignait une dégringolade avec les départs des "cadres" Henry et ljunberg, et le retour de prêt de Baptista au real. Du côté de l'Emirates les supporters attendaient l'éclosion des espoirs du club pour donner à ce stade flambant neuf une équipe qui suive. Les départs d'Aliadière, Lupoli, Reyes, Bentley tendaient à montrer que l'alsacien a quelque peu perdu sa patte magique qui avait fait ressortir entre autres Henry, Vieira, Trezeguet, Thuram.

Plus de cadres donc, des jeunes aussi partis, peu de recrutement, pas de grands noms (Sagna, Diarra et Eduardo) et s'ajoute à cela la rumeur qui inquiète de Fabregas au Real.

Finalement il restera outre Manche et est véritablement l'homme en forme des rouges et blancs. Un but et deux passes décisives en championnat contre Tottenham, un but et une passe décisive contre Séville: il est dans toutes les actions qui vont au bout et redonne espoir aux fans. Enfin il n'est pas le seul Rosicky, Hleb, Clichy et Sagna, dont on attend beaucoup, répondent aussi présent.

On n'est qu'au début de saison mais ce qui est intéressant dans ce qui se passe à Arsenal c'est que bizarrement le départ du capitaine Henry a donné des responsabilités aux jeunes qui apparemment ne demandaient que cela. Autre point remarquable: la qualité du jeu. On a souvent loué la qualité du jeu des gunners l'an dernier... et sa faible efficacité. Réduisant leurs adversaires à la défense par des passes rapides dans les petits espaces, les gunners faisaient plaisir à voir. Cette année ils ont progressé dans les derniers gestes, dans les automatismes, dans la finition.

Ils jouent aussi avec plus de rigueur défensive. Le point noir dans ce tableau? Il n'y en pas vraiment pour le moment mais une rechute dans ce beau jeu de passes qui manquait de percussion l'an dernier pourrait se produire au cours de la saison. Et puis Fabregas mène le jeu d'arsenal à merveille, une blessure de celui-ci pourrait être très préjudiciable au jeu de l'équipe et dérégler cette belle mécanique.

Car c'est bien au milieu (comme souvent en football) que réside la clé du jeu d'arsenal: Rosicky Fabregas Flamini Hleb. Le voilà ce milieu type depuis le début de la saison. Quatre joueurs ultras complets avec des qualités techniques et de passes qui font la différence. Hleb et Rosicky sur les cotés n'hésitent pas à rentrer pour jouer en 10 ou finir les actions mais jouent aussi au besoin en débordement (surtout le biélorusse). Derrière, Fabregas organise le jeu et se rend toujours disponible pour pouvoir réorienter les ballons d'un coté ou d'un autre. Quand il monte, Flamini reste derrière en couverture ou le contraire. Bref un milieu est extrêmement technique qui devient performant et rappelle le fameux "carré magique" (Tigana, Genghini, Giresse, Platini). Arsène allait, avant le match de Séville, jusqu'à comparer la vision de jeu qu'avait Fabregas avec celle de Platini…

Le Barca, le Bayern ou le FC Séville ont également des milieux techniques (Xavi, Deco, Yahia Toure pour Barcelone ; Jesus Navas, Renato, Duda pou Séville ; Schweinsteiger, Ribery, Ze Roberto pour le Bayern) et ce sont trois équipes qui créent énormément de jeu. On le voit bien avec Séville qui a gagné deux fois 4-1 en championnat le Bayern avec son départ en trombe. C'est moins évident au barca qui a probablement besoin d'un temps d'adaptation avec les arrivées de Henry, Abidal, Yahia Toure et la blessure de Eto'o.

A l'inverse on peut s'interroger sur le milieu de l'équipe de France alignée par Domenech, contre l'Ecosse par exemple : Malouda Makelele Vieira Ribery. Soit deux purs récupérateurs et deux ailiers et donc personne pour réellement mener le jeu des bleus. Cette formation a permis aux bleus d'aller chercher « un bon nul » à San Siro … et une défaite au Parc des Princes dans un match où l'on se demande encore comment la France a pu ne pas marquer de but tellement les écossais rendaient de ballons.


Arsène avait promis aux supporters une équipe qui joue le titre à l'Emirates Stadium, il semble avoir un an de retard mais clairement Arsenal se positionne comme un prétendant cette année en ne faisant cependant aucun compromis sur la qualité du jeu proposé.