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Football – Il faut soigner ces Bleus (2)

Tirer sur l'ambulance n'est pas forcément d'une utilité majeure en ce moment mais il est tout de même important d'évaluer les performances individuelles marquantes des Bleus.

Les joueurs français les moins transparents lors de cet Euro sont assez rapidement identifiables.



Toulalan en tête de liste pour ses prestations fournies, sa hargne et sa volonté, même dans les moments désespérés. Contre l'Italie c'est l'un des très rares joueurs à avoir eu une réaction après le choc de l'exclusion. Déjà très actif à la récupération, le milieu de Lyon a tenté d'aller plus vers l'avant et de prolonger ses courses pour apporter son soutien. Par moments il a même essayé d'enclencher un pressing mais il n'a pas vraiment été suivi dans ces tentatives. Bref à côté d'un Makelele sûr mais très passif, Toulalan a encore impressionné par sa capacité physique et – petite nouveauté en équipe de France – sa force de caractère. Il a prouvé qu'on peut lui faire confiance dans n'importe quel match et qu'il a le profil d'un titulaire.

Ribery est évidemment l'une des satisfactions de l'équipe de France. Dans une moindre mesure que Toulalan puisque le Munichois était très attendu et que l'on ne l'a pas forcément retrouvé à son tout meilleur niveau en Suisse. Néanmoins ses accélérations, sa technicité et sa générosité ont permis aux supporters français d'y croire encore à chaque match. C'est d'ailleurs après sa sortie sur blessure contre l'Italie que l'équipe a commencé à prendre l'eau sérieusement. Sa présence a été très importante dans le jeu et dans les têtes des joueurs, mais maintenant « le Rib » doit franchir un nouveau cap dans les grands matches: mener le jeu des Bleus mais aussi être décisif. L'aprèsEuro se construira sans aucun doute autour de l'humoriste apprenti de l'équipe de France.

Evra figure aussi parmi la liste des joueurs qui peuvent quitter la compétition la tête pas trop basse. En tout cas il est de ceux qui savent qu'ils vont se relever. Le latéral gauche de Manchester United a encore une fois montré un mental supérieur et une couverture de terrain importante. Il n'a pas démérité contre Pays-Bas et a beaucoup tenté contre l'Italie. Outre ses performances supérieures ou égales à celles d'Abidal au poste d'arrière gauche (vu la tournure des événements il est très important de préciser le poste duquel on parle), Evra est peut-être le seul joueur qui parvient à garder sa lucidité après le match contre l'Italie. Comme Toulalan, il a montré qu'il avait la force mentale d'un champion. Cela ne faisait pas un pli mais c'est la première fois qu'il s'affirme autant chez les Bleus. Dans un futur proche il peut prétendre au capitanat.

Benzema était très attendu. Et s'il n'a pas vraiment réussi son Euro, le Lyonnais a tout de même justifié de sa présence dans le 11-type de Raymond Domenech. Deux occasions manquées contre la Roumanie, un but en lucarne que Buffon se refuse à lui donner, des prises de balles intéressantes et une réelle envie d'aller de l'avant, Karim a été actif. On a beaucoup parlé de sont entente avec Ribery et justement les deux compères ont un peu le même problème sur cette compétition : le manque d'efficacité. Son talent est avéré mais il faudra faire très attention à bien l'utiliser.


Alain Perrin, l'entraîneur lyonnais fraîchement débarqué à l'intersaison dernière peine toujours à s'imposer dans l'institution qu'a bâti Jean-Michel Aulas depuis son arrivée au club, il y a plus de 20 ans. Ses résultats sont loin d'être catastrophiques puisque Lyon est encore en course dans 3 compétitions (Ligue des champions, Ligue 1 et Coupe France). Cependant Bordeaux a toujours la possibilité de revenir sur le sextuple champion de France et le match retour que s'apprête à jouer Lyon s'annonce compliqué avec un but concédé en fin de match à Gerland.

L'ex-entraîneur de Sochaux qui avait été surnommé PPH ("Passera Pas l'Hiver"), a tenu. Mais la qualité collective du jeu de Lyon et l'équilibre défensif restent autant de problèmes que le technicien français ne parvient - pour le moment - pas à résoudre. Et malheureusement pour lui ce ne sont pas ses seuls tracas: mis sous pression par JMA à propos de ses choix face au Mans à quelques jours du match aller contre Manchester, il doit maintenant faire face à la gestion compliquée de Ben Arfa, Fred et Benzema.

Les trois jeunes talents de l'OL représentent des enjeux financiers importants pour le club. Sans trop les caresser dans le sens du poil, il faut pourtant faire en sorte que ces jeunes joueurs aient envie de rester au club au moins un ou deux ans de plus. Fred est un peu à part mais la façon dont a été traité l'imbroglio du mercato d'hiver montre clairement qu'il y a une volonté de Lyon de ne pas laisser filer le brésilien à moins cher que le prix d'achat (15 millions d'euros); la porte semble tout de même bien ouverte en cas de proposition financière suffisante. Ben Arfa et Benzema ont une valeur footballistique et financière croissante c'est une évidence. L'homme d'affaires qui préside actuellement l'Olympique Lyonnais compte sur un retour sur investissement hors du commun avec ces deux joueurs formés au club: soit faire exploser tous les records d'indemnité de transfert en France, soit se baser sur le talent de cette jeunesse pour faire encore mieux que ces dernières années au niveau sportif (un doublé coupe-championnat, une victoire en Ligue des Champions), l'idéal étant bien sûr de combiner ces deux perspectives.

Quel rapport me direz-vous - à raison - avec la réalité du terrain? Le rapport est tout simplement qu'Alain Perrin, qui a aligné Benzema deux matchs consécutifs à gauche, a vu revenir le conflit concernant la position du meilleur buteur de L1. Il y a quelques mois, Karim déclarait préférer jouer dans l'axe mais se mettre au service de l'équipe. Après le match face à Lille au Stade de France, le lyonnais a continué d'affirmer son envie d'aider l'équipe mais son ton s'est nettement durci quant à son rôle dans le schéma de jeu. "Je ne suis pas joyeux de jouer à un poste qui ne me plaît pas" a déclaré l'intéressé avant de lancer "j'ai assez prouvé depuis le début de la saison[...] y a un coach à lui de voir". Cette phrase qui laisse entendre une divergence entre le joueur et l'entraîneur a sûrement fait frémir le Président Aulas. Du fait de sa valeur potentielle, du paris engagé par le club sur Benzema et de la peur d'aller au clash avec ce joueur, Alain Perrin n'a pas vraiment le choix et doit faire jouer le buteur de l'OL dans l'axe. Déjà fragilisé en début de saison lorsqu'il tentait de faire jouer l'équipe en 4-4-2, (alors que le 4-3-3 est tradition depuis maintenant bon nombre d'années à Lyon) aujourd'hui sa marge de manœuvre s'amoindrit encore puisqu'il n'a plus le choix de tous les joueurs. En théorie il a toujours le contrôle mais en pratique la pression autour de ses compositions force certaines de ses décisions.

Hatem Ben Arfa, repéré dès l'âge de 15 ans, se montre plus patient que son compère sans pour autant oublier ses ambitions. "J’ai toujours dit que mon objectif était de réussir à Lyon. Les choses se feront naturellement. J’en suis absolument certain !" annonce-t-il dans le magazine Sport. Déçu de ne pas être titulaire contre Manchester, il a conscience que "(son) cas n’est rien par rapport au destin du club en Ligue des Champions". Il aborde donc sereinement cette mauvaise passe où il n'est utilisé qu'en joker. Catalogué dribbleur fou, individualiste effréné, il tend à prouver que son jeu de passe, sa frappe sèche, sa qualité technique et ses accélérations servent autant au collectif qu'à lui-même. Joueur sans compromis, qui clame et montre sur le terrain son amour pour le football d'attaque, Ben Arfa est trop incisif pour Alain Perrin qui cherche toujours la stabilité.

Hatem, Karim et Alain sont donc bien dans le même bateau. Mais si le coach lyonnais s'avisait encore de contrarier la progression des "deux Ben", il ne fait aucun doute qu'il serait le premier à quitter l'équipage. Une qualification face à Manchester United à Old Trafford lui offrirait au contraire un bon bol d'air frais et une base pour travailler plus tranquillement.


Après un début de saison remarqué, les deux jeunes lyonnais Karim Benzema et Hatem Ben Arfa sont dans le viseur de certains grands clubs europééens. Alors lorsqu'hier, Ben Arfa marque sur un exploit individuel, lequipe.fr interroge ses internautes sur leur avenir à Lyon.


L'Olympique Lyonnais pourra-t-il conserver Hatem Ben Arfa et Karim Benzema ? voilà la question qui agite la France du football avec en toile de fond le débat sur la puissance des clubs de Ligue 1.

C'est assez ironique de voir que cet été on se demandait ce qu'on allait faire de Ben Arfa, le vendre au PSG, Tottenham ou le garder pour essayer de remplacer Malouda. Finalement, comme souvent, Aulas a fait le bon choix en le gardant et le jeune gaucher lyonnais a eu la patience de rester.
Et 6 mois plus tard on se demande déjà si Lyon va pouvoir le conserver. Je sais bien que la question se pose plus pour Benzema que pour Ben Arfa. Mais ca faisait 2 ans que j'attendais le départ de Malouda pour qu'Hatem ait enfin sa chance à Lyon et je ne suis pas décu.

On sait bien que dans les plus hautes sphères du football actuel, le joueur fait quasiment ce qu'il veut: s'ils veulent partir Lyon ne pourra pas les conserver (cf Edmilson, Essien, Diarra, Malouda, Abidal). Mais à mon avis Benzema et Ben Arfa sont assez attachés au club et assez sûrs de leurs talents pour faire quelque chose avant de partir de Lyon. L'OL a fait beaucoup pour eux (surtout Benzema puisque Ben Arfa était déjà pisté par Man Utd et d'autres grands clubs à 14 ans) et je pense qu'ils vont essayer de renvoyer l'ascenceur. Et avec les résurrections de Juni et Réveillère, les retours de Cris, Toulalan et Coupet, cette équipe a vraiment le potentiel pour faire qqch en C1. J'ai bien dit le potentiel, cela ne fait pas tout mais ca peut donner envie aux jeunes lyonnais de rester.

Et puis , ils ont fait 6 derniers mois de folie mais cela fait peu pour des clubs plus prestigieux à forte concurrence. Benzema que l'on annonce au Real se retrouverait à la lutte avec Van Nistelrooy, Robinho, Raul, Saviola, Higuain, Robben, Baptista, Soldado sans oublier l'espoir espagnol Alberto Bueno (meilleur buteur de l'Euro -19 ans 2006 avec 10 buts).
A l'Inter, Liverpool, Manchester United, Barcelone et la Juve l'attaque est déjà très fournie. En revanche le Milan AC cherche un buteur titulaire, Chelsea va devoir trouver un remplaçant à Drogba partant et Arsenal est toujours friand de jeunes talents. L'As Roma, Valence et Seville ne sont pas des clubs suffisamment préstigieux à mon sens pour quitter une position confortable à Lyon. Je pense que ni Ben Arfa ni Benzema n'ont envie d'aller jouer les remplaçants à 20 ans dans un des meilleurs clubs du monde.

A Lyon ils ont tout pour progressé: temps de jeu, bon encadrement, stabilité, équipe qui joue des tritres, assurance de jouer la C1, tremplin pour l'équipe de France. Le tout est d'en avoir conscience...

Football – Ligue des champions, 3ème journée

Arsenal sur le toit du monde:

Les hommes d'Arsène Wenger n'en finissent plus d'impressionner. Certains observateurs les trouvaient un peu juste physiquement sur leurs deux dernières sorties en Premierleague. Et pourtant ils viennent claquer un 7-0 historique dans un Emirates en fête. Face à une équipe très faible équipe du Slavia de Prague certes. Mais les gunners ont encore régalé par leur jeu collectif, technique, rapide avec entre autres trois joueurs flamboyants. Fabregas, Walcott et Hleb.

Walcott bouscule la hierarchie :

Déjà décisif lors de ses deux dernières rentrées, Walcott était pour la première fois titularisé en Ligue des Champions et a fêté cela comme il se doit avec deux buts et une passe décisive. Je suis assez tenté de faire un parallèle entre ce qui arrive à Walcott et Ben Arfa. Les deux joueurs ont été très tôt repérés et recrutés par des grands clubs (Arsenal et Lyon), ont douté et ont légèrement tardé à montrer que les grands espoirs fondés en eux étaient justifiés. Par un manque de spontanéité à leur débuts, ils ont eu du mal à adapter leurs jeux, réputés individualistes, et à les rendre efficaces dans un collectif. Ils ont tous deux explosé en seulement un mois et sont aujourd'hui prêts à disputer la place de titulaire dans leurs clubs respectifs. Les deux ont commencé par être considérés par leurs entraîneurs comme des purs ailiers avant d'être replacés plus vers l'avant en attaquant de soutien. Ils ont aussi en commun des accélérations et des dribbles supérieurs à la norme.

Les choix vont devenir difficiles pour Arsène avec Walcott, Adebayor, Eduardo, Bendtner et Van Persie. Le dernier cité étant blessé, Adebayor titulaire aux yeux de l'entraîneur depuis le début de saison, la lutte se joue sûrement entre Walcoot, Bendtner et Eduardo. L'anglais est le seul vrai attaquant de soutien mais le grand danois marque quand il joue (1 match titulaire, 4 entrées en jeu, au final 180 min environ et 2 buts marqués) et Eduardo montre des qualités de pur buteur que les autres n'ont pas. L'attaque d'Arsenal que tout le monde annonçait moribonde après le départ d'Henry est donc en forme et profite au mieux de l'extraordinaire milieu de terrain composé par Fabregas, Flamini et Hleb. Avec les retours de blessure de Gallas et Rosicky la concurrence est à tous les postes à Arsenal.

Le Cas Diarra :

Lassana Diarra - entre autres - fait les frais des excellentes performances du milieu de terrain aligné depuis le début de la saison (Rosicky ou Diaby, Fabregas, Flamini, Hleb). Wenger ne semble pas, contrairement à Domenech, vouloir l'aligner en arrière droit. Flamini et Fabregas indiscutables, Gilberto est le remplaçant logique. Dur alors pour Diarra qui s'annonce lui-même déjà partant dans le Times: « Quand Wenger m'a signé, il connaissait mon potentiel. À 22 ans, je ne peux plus attendre. Si je ne joue pas d'ici Noël, je pourrais aller voir ailleurs ». Au vu du temps de jeu donné, on est en droit de croire qu'Arsène a flairé la bonne affaire. Jeune joueur, polyvalent (arrière droit, milieu défensif) et plutôt bon défensivement. Son apport offensif est en revanche des plus faibles. Son seul problème est qu'il a le profil type du remplaçant vu que Sagna et Eboué sont des spécialistes du poste d'arrière droit et que le milieu défensif est bien bouché.

Le jeune français est donc en train de comprendre que son avenir à Arsenal n'est pas acquis. Il en est réduit à se battre pour être le remplaçant numéro un au poste de milieu défensif avec Gilberto et Song et n'est titulaire qu'en coupe. Aura-t-il la patience d'attendre les blessures ou méformes de ses concurrents, à moins d'un an de l'Euro qu'il espère disputer avec la France ? Pas si sûr : « A Chelsea, j'avais 19 ans, je pouvais attendre. Mais en tant qu'international français avec l'Euro qui approche, je dois jouer régulièrement. »

Arrivé avec le statut de titulaire en bleu et avec Chelsea, il ne faut pas oublier que ces statuts étaient dus à des blessures sérieuses de Ferreira et Sagnol. Le retour du bavarois et les bonnes performances de Sagna risquent de barrer la route de Lassana au poste d'arrière droit en équipe de France. Au milieu, Makelele, Vieira et Toulalan sont devant lui et Flamini pourrait rentrer dans la course. Lassana a alors la dure tâche de montrer à Arsène, et par la même occasion à Raymond, qu'il peut être titulaire. Il devra le prouver par ses performances sur le terrain… Attention aussi à ne pas prendre de décision de départ trop hâtive.

Lyon revit :

Les lyonnais ont souffert face à Stuttgart. L'arbitre les a bien aidés mais c'est surtout le duo Ben Arfa-Benzema, pour la première fois aligné d'entrée en C1, qui a fait la différence. Ben Arfa a affolé la défense par ses accélérations, sa faculté à se retourner en un rien de temps. Il n'est pas impliqué dans les buts lyonnais mais aucun doute sur la qualité de sa performance de mardi. Benzema reste sur son rythme de croisière même s'il manque l'immanquable, en première période, à la suite d'un une-deux parfait avec son compère. Il finit tout de même par marquer sur une passe géniale de Govou. S'il se met à marquer en Ligue des Champions attention aux offres qui vont arriver à Lyon. En tout cas Sidney réalise un geste superbe sur ce but et c'est la meilleure réponse qu'il pouvait fournir à la France du foot qui l'avait pris en grippe pour sa vilaine simulation face à Monaco. Autre chose à noter sur ce but : Keita est à l'origine avec une excellente passe en profondeur pour Govou.

Belle soirée pour l'OL qui se relance même si le barca n'a pas fait mieux qu'un nul à Glasgow. Mais pour espérer prendre des points contre Barcelone et Stuttgart à Gerland, il faudra que les lyonnais défendent plus haut qu'ils ne l'ont fait en Allemagne. Ce mauvais placement collectif a coûté quelques très grosses frayeurs aux lyonnais peinent à retrouver une défense sereine depuis le début de la saison.

La victoire à un point :

« Ouf ! » C'est ce que chaque supporter marseillais a pu se dire à la fin de cet OM-Porto. Certains matchs nuls valent des victoires et c'est le cas de ce presque miraculeux 1-1 obtenu par les hommes d'Eric Gerets. Ils sont allés le chercher et ca a été dur. Deux hommes ont été décisifs côté marseillais : Laurent Bonnart et Steeve Mandanda. On pourrait rajouter le poteau droit de l'ex gardien havrais qui a été très présent hier soir.

Mandanda a repoussé les assauts sur les barres lors de la première mi-temps, pendant que Bonnart s'occupait de couper court aux accélérations et tentatives de dribble de Quaresma. La domination de Porto est totale en première mi-temps : technique, vitesse, puissance, l'OM est dépassé. Heureusement pour les olympiens, Raul Meireles voit ses deux frappes, effleurées par le gardien marseillais, s'écraser sur le poteau droit. Le 0-0 à la pause est un coup dur pour les portugais et même en tant que français on sent son cœur chavirer tant le jeu proposé par Porto est de qualité. Finalement c'est l'OM qui ouvre le score contre le cours du match par Niang sur un centre-tir Cissé. Le holdup est parfait… un peu trop parfait pour être vrai. Porto accélère et pousse Mandanda à son unique erreur du match. Penalty on ne peut plus logique pour une sortie râtée sur Lisandro Lopez. Lucho Gonzales ne donne aucune chance au gardien phocéen de s'illustrer en tirant un penalty parfait.

Bonne opération donc pour l'OM dans un match compliqué. D'autant plus que dans l'autre match du groupe, Liverpool a chuté à Besiktas. Déjà dans une position compliquée avant ce match (1 point en deux matchs) l'avenir des reds en C1 s'assombrit. Le plus surprenant est que Besiktas a vraiment dominé Liverpool et mérite sans discussion sa victoire au vu de leurs occasions. Steven Gerrard a bien essayé de sauver une nouvelle fois son équipe mais son but ne suffira pas cette fois (score final 2-1 pour Besiktas). La stat qui tue : Hyypia réalise un exploit peu glorieux en marquant son deuxième but contre son camp en deux matchs.

Football – Toujours pas de Trezeguet

Le joueur de la Juve pouvait, pour se rassurer, prendre sa non sélection pour les matchs Féroé et Lituanie comme une erreur de parcours de Domenech. Saha lui était passé devant, mais il n'est apparemment pas le seul : après le forfait de Saha c'est Ben Arfa qui est appelé. Certes le joueur lyonnais s'entraînait à coté des A, à Clairefontaine avec les espoirs, mais c'était déjà une surprise qu'il aille jouer contre les Féroé.


Après ce match, Anelka est aussi forfait. On attend encore un rappel de Trezeguet … c'est Piquionne qui arrive. Le sélectionneur français ne justifie d'ailleurs pas vraiment son choix (interview eurosport.fr) parlant « d'intuition » et d'organisation. Réponses évasives sur un sujet qui fait polémique et ce n'est peut être que le début. Une chose est sûre : « Trezegol » est plus qu'en droit de se poser des questions. Et c'est peut être aussi le but de la démarche du sélectionneur. On le sait un peu manipulateur. Essaie-t-il de faire comprendre à Trezeguet qu'il doit faire plus avec l'équipe de France ? Difficile de savoir mais l'avenir nous le dira.


Meilleur buteur de série A avec 7 buts en autant de matchs mais aligné dans les deux équipes perdantes contre l'Ecosse, victime du phénomène Benzema, difficile de situer le franco-argentin dans cette équipe de France. Cissé n'est plus dans le coup actuellement mais Raymond semble montrer qu'Anelka, Benzema et Saha sont devant le buteur de Juve. C'est d'autant plus compliqué que Briant, Ben Arfa, Piquionne ou même Wiltord peuvent espérer déstructurer la hiérarchie établie.


Le problème vient sûrement de la paire Henry-Trezeguet, aussi décriée aujourd'hui qu'elle a été louée à ses débuts. Les deux ne fonctionnent plus ensemble et sont en concurrence pour le poste d'avant-centre principal. Je parle de concurrence mais Domenech a fait son choix depuis longtemps déjà en faveur du meilleur buteur des bleus. La position un brin arrogante de Trezeguet (qui a proclamé avoir sa place en équipe de France) ne va peut être pas jouer en sa faveur même si les performances sont là. Depuis que Domenech est en charge des bleus, il connait une période difficile. L'équipe ne joue pas un jeu qui lui permet de s'exprimer et puis il y a des symboles qui lui coutent cher : il met son penalty sur la barre en finale de coupe du monde, il est titulaire pour les deux défaites contre l'Écosse. Ca fait beaucoup de malheurs pour lui mais pas que lui. Va-t-il pouvoir surmonter tout cela et regagner sa place? La réponse viendra à coup sûr dans les deux mois que le joueur s'est fixé pour réfléchir sur son avenir en bleu.

Football – La France d’attaque


Malgré toutes les péripéties de l'arrivée des bleus aux îles Féroé, la victoire fut assez facile. L'avion de l'équipe de France est arrivé à peine quatre heures avant le coup d'envoi du match à cause d'intempéries qui ont bien failli faire annuler le match.

La France n'a pourtant pas tardé à ouvrir les hostilités : sur un débordement parfait de Ribery, suivi d'un centre tendu, Anelka en position de hors jeu marque le premier but du match. Le but est validé par l'arbitre et quelques instants seulement après ce but, nouvelle passe de Ribery pour Henry à l'entrée de la surface, il emmène le défenseur sur la gauche avant de repositionner le ballon sur son pied droit et d'ajuster un tir de l'intérieur qui finit malgré la déviation d'un défenseur dans le petit filet. Finition classique pour l'ancien Gunner qui rattrape Platini au classement des meilleurs buteurs en bleu (41 buts). Ribery a été incontestablement l'homme de cette première mi-temps par son activité, par ses prises de balle, par son placement en meneur de jeu, il est le seul à avoir pu accélérer le jeu des bleus. Le duo Henry-Anelka est lui beaucoup moins satisfaisant même si les deux ont marqué.

En deuxième période, Benzema remplace Anelka et le moins que l'on puisse dire c'est que cela s'est vu ! Le jeune lyonnais a fait la différence quasiment à chaque ballon qu'il a touché. Il s'est bien appuyé sur Henry et a apporté énormément aux offensives françaises. Trois minutes seulement qu'il est sur le terrain lorsqu'il marque d'une tête précise sur un coup franc très bien tiré par Ribery. Le joueur du Bayern comme un poisson dans l'eau avec ce positionnement en 10 en est à l'initiative des trois premiers buts français. Jérôme Rothen, très propre et toujours aussi excellent sur les centres, est récompensé pour son travail défensif important par un superbe but sur coup franc aux 25 mètres. Coup franc obtenu par Ben Arfa deux petites minutes seulement après son entrée. Le 5ème but offre son premier doublé en bleu à Benzema ; suite à un débordement supersonique d'Evra, Henry frappe en chutant, il est contré mais arrive à servir Benzema qui n'a plus qu'à mettre le ballon au fond. On en est déjà à 5-0 et cela ne s'arrête pas là puisque les bleus mettent un dernier coup d'accélérateur dans les arrêts de jeu. Henry décale Benzema qui élimine son vis à vis sur le contrôle. Il est fauché dans la surface mais l'arbitre laisse intelligemment jouer. Le ballon arrive jusqu'à Ben Arfa qui, pour sa première sélection, marque d'une frappe puissante et précise de l'intérieur du pied. Le jeune lyonnais qui avait eu du mal à trouver ses marques, positionné en meneur de jeu à la sortie de Ribery, a tout de même prouvé que l'on peut compter sur lui.

Il n'y a pas vraiment eu de joueur mauvais et pour cause le match était assez facile. Les hommes les plus en vus ont sûrement été Ribery, Henry et Benzema tous trois impliqués dans trois des buts de l'équipe. Evra, Rothen, Sagna et L. Diarra se sont aussi mis en valeur. Abidal, Makelele et Anelka étant probablement les joueurs les moins performants sur ce match. Une chose est sûre après ce match, Trezeguet a un avenir plus qu'incertain en équipe de France, vu la performance de Benzema, d'Henry et surtout du duo Benzema-Henry. Malouda peut aussi se faire du souci puisqu'en son absence, le couloir gauche Evra-Rothen soutenu offensivement par Henry, en première mi-temps, et Benzema, en deuxième, a été excellent et c'est de là que sont venus les buts. Cependant difficile de se fier à des conclusions tirées d'un match face à un adversaire aussi faible.

Autres avis sur ce match des bleus avec lesquels je suis plutôt d'accord:

http://www.sportvox.fr/tb-receive.php3?id_article=17101

http://fr.sports.yahoo.com/fo/pierrotlefoot/article/130363/

Football – Des jeunes, encore des jeunes !

Ca y est ! C'est la première sélection d'Hatem Ben Arfa avec les A. Après avoir fait venir les jeunes d'Arsène Wenger (Diaby, Sagna, Flamini, L. Diarra), ce cher Raymond prend un joueur de 20 ans seulement pour disputer des matchs capitaux pour la qualification pour l'Euro.

D'abord lancé très jeune par Paul Le Guen en 2004, puis très peu utilisé à Lyon par Gérard Houiller, malgré des progrès significatifs en terme de repli défensif, de qualité de passe, de vision de jeu, de physique et surtout d'insertion dans le collectif. Auteur de quelques excellents matchs (pendant la Peace Cup surtout, mais aussi contre Metz ou Bordeaux) sans oublier des entrées plus qu'intéressantes (en particulier en C1 contre Barcelone et Glasgow), Ben Arfa ne semble pas rentrer dans les plans d'Alain Perrin. Pourtant il montre depuis la saison 2006/2007, à chaque fois qu'il en a l'occasion, qu'il a le niveau pour jouer dans cette équipe de Lyon d'autant plus que Malouda est parti. Son duo avec Benzema est très intéressant : les deux joueurs jouent ensemble à Lyon, jouaient ensemble avec la réserve et avec l'équipe de France espoir. Ils aiment jouer en vivacité, avec beaucoup de vitesse, de redoublements et de passes courtes. Chacun étant capable de faire soit la différence individuellement, soit la passe à l'autre, cela rend la tâche des défenseurs compliquée. Annoncé depuis longtemps comme un futur grand, Ben Arfa a finalement été plus lent que Nasri ou Benzema.

Indésirable à Lyon ?

Pourquoi n'arrive-t-il pas à s'imposer dans cet effectif lyonnais alors que Keita a un rendement des plus faibles ? Personnellement je ne vois qu'une erreur de choix de l'entraîneur comme réponse à cette question. Il doit probablement reprocher au jeune franco-tunisien son manque d'implication dans les phases défensives par rapport à Keita ou Govou, mais aussi ses excès de provocation balle au pied. Et c'est là où je ne suis pas d'accord avec Perrin du tout : le jeu de Lyon manque de percussion, de prise d'initiative, de mouvement, Ben Arfa a toute ses qualités et même plus. A la mi-temps du match Bordeaux – Lyon, le jeune lyonnais affirmait qu'il fallait continuer à attaquer pour marquer d'autres buts alors que le score était déjà de 0 – 2 en faveur de son équipe. Ben Arfa ne cache pas ses ambitions même s'il semble bridé par son faible de temps de jeu depuis deux ans (25 matchs de championnat en deux saisons dont peu en tant que titulaire). Son départ de Lyon avait même été évoqué. On lui reproche toujours un certain individualisme mais c'est de moins en moins vrai et le fait qu'il en soit à trois passes décisives en cinq matchs de L1 le prouve. Perrin et Houiller n'ont pas pris les risques pourtant moins élevés que ceux que prenaient Le Guen en faisant jouer Ben Arfa. Il a un peu le même style de jeu que Messi et on voit clairement, avec l'exemple de l'argentin, que prendre l'initiative d'encourager un jeune joueur de grand talent, même un peu personnel dans son jeu, peut payer.

Le nouveau coup de Domenech :

Après les surprises Ribery et Chimbonda pour la coupe du monde et d'autres choix farfelus, c'est la nouvelle surprise du chef. La sélection du lyonnais est d'autant plus incroyable que l'absence de Saha était une occasion rêvée pour Domenech de calmer le jeu avec Trezeguet en le rappelant. Au lieu de cela, le sélectionneur français provoque encore et va chercher un joueur que personne n'attend et qui n'est pas titulaire en club. Très probablement remplaçants, Benzema et Ben Arfa vont sûrement rentrer en cours de jeu en même temps pour utiliser les automatismes qu'il peut y avoir entre ces deux joueurs. Le but de leurs sélections, au-delà de ce qu'ils peuvent apporter sur le terrain, étant de leur faire prendre connaissance avec l'équipe de France et conscience d'un futur rôle qu'ils auront dans cette équipe. Le staff de l'équipe de France compte peut être aussi sur eux, en fin de match, pour clôturer la marque en cas de score déjà acquis ou même débloquer une situation délicate que serait un score nul.

Dans tous les cas cette sélection est un message fort qu'envoie Domenech à Ben Arfa : il fait partie des joueurs auxquels le sélectionneur pense. Il suggère aussi par cette sélection à Alain Perrin, qui n'a laissé que 227 minutes de jeu en championnat au diamant lyonnais pour s'exprimer, de donner réellement sa chance à ce joueur.

Football - Une sélection de Frenchies

Honneur à ceux qui jouent en Premiership avec cette sélection de Raymond Domenech. Les relations entre le sélectionneur des bleus et Arsène Wenger ne risquent pas de s'améliorer à l'avenir mais il y a fort à parier que les deux hommes sont amenés à traiter ensemble.

En effet il n'y a pas moins de cinq joueurs d'Arsenal dans cette sélection de 23 joueurs qui auront la lourde tâche de battre Iles Féroé et Lituanie, matchs cruciaux pour une éventuelle qualification à l'Euro. Les gunners impressionnent en ce début de saison et ne manque que Clichy dans cette sélection pour compléter un sans fautes des français du Nord de Londres. Pourtant Gallas est encore blessé et risque de ne pas être au top et Lassana Diarra n'a joué qu'un match en tant que titulaire en coupe contre Newcastle et a fait 4 entrées en championnat.

Mais en l'absence de Clerc et Sagnol, le transfuge de Chelsea a gagné sa place en arrière droit, qui n'est cependant pas son poste de prédilection et ni celui auquel il joue à Arsenal où Sagna est un titulaire indiscutable depuis qu'il est arrivé. Diarra a convaincu défensivement surtout contre l'Italie, mais côté courses vers l'avant, centres, jeu court, son coéquipier de club paraît bien plus performant.

Les autres joueurs venant d'Angleterre sont les deux « red devils » Evra et Saha, et les deux « blues » Makelele et Malouda, sans oublier Anelka. Les joueurs de Lyon paient la relative méforme du club, ainsi outre Coupet toujours blessé, Squillaci, Clerc et Reveillère ne sont pas retenus. Benzema, Govou et Toulalan sont ainsi accompagnés des parisiens Rothen et Landreau et de Ramé pour représenter la Ligue 1.


Les surprises de cette liste viennent des absences de Trezeguet (actuellement meilleur buteur d'Italie avec 7 buts en 6 matchs), de Vieira (revient de blessure), de Samir Nasri (qui reprend l'entraînement dans une semaine environ), des présences de Flamini et Sagna. A noter aussi le retour du parisien Jérôme Rothen et de Louis Saha.


Des rappelés, des nouveaux, des absents, et pourtant l'équipe alignée par Raymond Domenech devrait ressembler à celle qui jouait l'Écosse à peu de choses près : Frey aura peut être une chance de se montrer vu la demi-boulette de Landreau face à l'Écosse. Vieira sera remplacé par Toulalan sauf secousse sismique soulevant Flamini titulaire. Côté attaque Henry reprend la place qu'il avait cédée à Trezeguet et le trio offensif Ribery, Malouda, Anelka a de très faibles chances d'être modifié. Voilà la sélection probable :

Landreau

L. Diarra – Thuram – Gallas – Abidal

Toulalan – Makelele

Ribery Malouda

Anelka – Henry


Ceux qui espèrent toujours voir un meneur de jeu succéder à Zidane dans cette équipe de France attendront puisqu'il n'y a que le seul Ribery qui est un capable de jouer en numéro 10. On risque alors de voir cette équipe une nouvelle fois multiplier les centres, stratégie pourtant vaine contre l'Écosse… mais pas seulement. Sur les quatre dernières sorties de l'équipe de France, seulement deux buts dont le but « de raccroc » d'Henry contre la Slovaquie. L'autre but étant un but dans le jeu marqué par Nasri, dans un système avec un meneur de jeu. Le manque de dynamisme et de créativité dans le jeu de l'équipe de France est bel et bien là. Attention donc à ne pas croire que cela va revenir tout seul contre les Féroé. Espérons quand même qu'Henry passera Platini au classement des buteurs français à l'issue de ces deux matchs...


Voici ma formation avec les joueurs sélectionnés par notre aimé Raymond :

Landreau

Sagna – Mexès – Gallas – Evra

Flamini

Govou Ribery Rothen
(ou Malouda)

Benzema – Henry


Pourquoi pas de Malouda à gauche ?

Parce qu'il n'apporte plus assez sur ses derniers matchs et qu'il s'est un peu enfermé dans une manière de jouer trop inefficace. De plus je mets Evra bien plus rapide et performant en centres qu'Abidal donc je compte sur les automatismes qui peuvent exister entre les deux anciens monégasques plutôt que sur la routine du duo Abidal-Malouda. En revanche faire jouer Malouda sur le côté droit il pourrait rentrer et s'appuyer sur Ribery pour frapper plus souvent et nous faire profiter de ses progrès dans ce domaine, de plus il est aussi capable de déborder et centrer pied droit au besoin. Rothen a une qualité de centre et de passe supérieure et peut apporter un plus sur les coups de pieds arrêtés. Il a l'expérience de matchs internationaux et possède, selon moi, un sens tactique, une vision du jeu supérieur au guyanais ; cela peut être très utile dans un match fermé.

Pourquoi Landreau ?

Landreau devrait normalement avoir peu de travail à faire et s'il en a ce sera peut être sur contre attaque. Il est le meilleur des trois à ce poste en un contre un selon moi. C'est pourquoi je l'aligne et non pas Frey.

Pourquoi la charnière Mexès – Gallas ?

Ce sont deux joueurs qui ont l'habitude de jouer à ce poste et s'y sentent bien. Ils anticipent souvent bien les trajectoires et savent intervenir proprement. Techniquement ils permettent aussi des relances rapides et précises qui peuvent êtres importantes si l'on a des occasions de contre. Dernier atout, valable pour les deux joueurs, ils sont capables de marquer sur coupe pieds arrêtés (7 buts en 3 saisons à la Roma pour Mexès, 3 buts sur les 21 matchs joués par Gallas avec Arsenal l'an dernier).

Pourquoi Benzema-Henry ?

D'abord parce que l'on a pu voir que l'association Anelka-Henry n'est pas une franche réussite. Parce que tous les deux sont capables de participer au jeu en servant de pivot mais aussi et surtout de jouer dans le dos de la défense, d'accélérer, d'être à la finition, de faire des exploits individuels ou servir un partenaire bien placé. Benzema est l'homme en forme donc il me paraît déraisonnable de ne pas le faire jouer. Henry reste aussi sur de bons matchs et sa présence peut diminuer la pression sur le jeune lyonnais.

Pourquoi Flamini ?

Tout comme Benzema, l'ex-marseillais est en très grande forme. Diaby aussi mais il joue plus haut (contrairement à ce qu'on veut nous faire croire il ne joue pas au même poste que Vieira : milieu offensif, attaquant voire milieu gauche comme en ce moment en remplacement de Rosicky). Makelele est moins complet, son travail défensif est important, il tient très bien à l'épaule mais il a trop tendance à jouer long, son jeu de tête est faible et il peut manquer de vitesse. Toulalan est mon second choix mais comme Makelele il est un peu lent et a une période un peu délicate (il commet beaucoup de fautes et peut faire des erreurs de relance). Flamini est très complet, vitesse, puissance, qualité de jeu court, vision de jeu, apport offensif : il est pour beaucoup dans la réussite actuelle des Gunners. Un peu comme il permet à Fabregas de s'exprimer pleinement j'attends de lui qu'il serve bien Ribery pour que celui-ci fasse la différence.

Pourquoi Ribery en meneur ?

Parce que je veux jouer avec un meneur de jeu et que c'est le seul à occuper ce poste habituellement parmis les sélectionnés. C'est à ce poste qu'il excelle au Bayern depuis deux mois déjà et il se retrouve à l'initiative de bon nombre de buts bavarois. On se souvient de sa performance (et de celle de Govou) lors du France-Italie des éliminatoires (victoire 3-1). Je ne vais pas développer sur les qualités de « ti Frank » que tout le monde connaît.

LES SÉLECTIONNÉS

Gardiens: Mickaël Landreau (Paris SG), Sébastien Frey (Fiorentina), Ulrich Ramé (Bordeaux)

Défenseurs: Eric Abidal (FC Barcelone), Julien Escudé (FC Séville), Patrice Evra (Manchester United), William Gallas (Arsenal), Philippe Mexès (AS Rome), Bakary Sagna (Arsenal), Lilian Thuram (FC Barcelone)

Milieux: Abou Diaby (Arsenal), Lassana Diarra (Arsenal), Mathieu Flamini (Arsenal), Claude Makelele (Chelsea), Jérôme Rothen (Paris SG), Jérémy Toulalan (Lyon)

Attaquants: Nicolas Anelka (Bolton), Karim Benzema (Lyon), Sidney Govou (Lyon), Thierry Henry (FC Barcelone), Florent Malouda (Chelsea), Franck Ribéry (Bayern Munich), Louis Saha (Manchester United)

Football - Le week-end des Bleus

Fortunes diverses pour les bleus ce week-end.

Henry marque enfin en championnat. Il s'est fait attendre mais son premier but en liga a été suivi de 2 autres. Un but d'opportuniste suite à de mauvaises relances de la défense de Levante, et deux plats du pied « made in Henry ». On commençait à s'impatienter du côté de Barcelone, après que le buteur français ait touché 2 fois les montants du Camp Nou, c'est à l'extérieur qu'il marque. Frank Rijkaard avait défendu Henry en soulignant que même sans marquer il participait bien au jeu du Barca. La petite remise pour servir Messi parti, du milieu de terrain, dans un rush dont il a le secret de Messi, mercredi contre Saragosse, semble montrer une certaine entente avec Messi. Il faut dire que vu la forme de l'argentin en ce moment (5 buts en 5 matchs en championnat), il semble aisé de jouer à côté d'un tel joueur.

Ca va un peu moins bien pour Giuly qui s'est montré décisif dans le choc Roma-Inter…. par son exclusion. Le néo romain met la main pour empêcher Zlatan de marquer dans le but vide. Penalty et rouge logiques. Au final, une défaite sévère 1-4 pour « Ludo » et Philippe Mexès alors que Dacourt est lui du côté des vainqueurs.

Mais en Italie celui qui s'illustre à chacune de ses sorties c'est David Trezeguet. Le joueur de la « vielle Dame », en difficulté en équipe de France, cartonne dans le calcio : 6 buts en 5 matchs dont un dans le choc contre la Roma, le franco-argentin donne à Domenech de quoi bouleverser ses convictions. Il jouera ce soir pour confirmer cette bonne série contre la lanterne rouge.

Malgré le départ d'Henry, les Gunners sont très frenchies face à West Ham. En l'absence de Rosicky, c'est Diaby qui occupe le côté gauche accompagné de Clichy. Sur l'autre aile on trouve Sagna qui s'est déjà imposé là où Eboué impressionnait l'an passé. Flamini a lui aussi dû batailler et patienter mais pour sa 4ème saison à Londres, il semble être devenu un titulaire à son poste de prédilection aux côtés de Fabregas. Ils ont gagné à West Ham, avec difficulté sur un beau coup de tête de Van Persie. Après la génération Henry - Wiltord - Pirès – Vieira, peut être un nouveau souffle made in France à Arsenal.

Toujours en Angleterre, Bolton n'est plus très loin de toucher le fond (avant derniers de Premiership) mais Anelka se distingue encore et arrache l'égalisation, dans un match face à Derby qui sent la relégation. Un une-deux, un petit recentrage, une frappe vicieuse à ras de terre pour son 5ème but de la saison. Le buteur français est, avec Benjani le seul, à tenir tête aux scorers d'Arsenal (Adebayor 6 buts, Fabregas 4 buts, Van Persie 3 buts).

En Allemagne, Ribery est une fois de plus à l'origine du but Bavarois : il lance Klose grâce à une tête puissante celui-ci trouve Toni en retrait, l'italien n'a plus qu'à finir le travail.

On jouait aussi en France où les internationaux lyonnais ont participé à la victoire 3-0 contre Lens, dans un match en retard de la 3ème journée. Toulalan, Squillaci, Clerc titulaires et puis Govou et Benzema rentrés en 2ème mi-temps l'ont emporté. Benzema a encore brillé en inscrivant un 3ème but lyonnais et son 9ème de la saison : sur le côté gauche, il passe le défenseur grâce une talonnade qui fait petit pont puis vient transpercer Runje d'une frappe sèche. Nouvel exploit donc du jeune lyonnais qui s'affirme encore un peu plus comme un titulaire potentiel en équipe de France avec Trézeguet, Anelka et Henry.