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Alain Perrin, l'entraîneur lyonnais fraîchement débarqué à l'intersaison dernière peine toujours à s'imposer dans l'institution qu'a bâti Jean-Michel Aulas depuis son arrivée au club, il y a plus de 20 ans. Ses résultats sont loin d'être catastrophiques puisque Lyon est encore en course dans 3 compétitions (Ligue des champions, Ligue 1 et Coupe France). Cependant Bordeaux a toujours la possibilité de revenir sur le sextuple champion de France et le match retour que s'apprête à jouer Lyon s'annonce compliqué avec un but concédé en fin de match à Gerland.

L'ex-entraîneur de Sochaux qui avait été surnommé PPH ("Passera Pas l'Hiver"), a tenu. Mais la qualité collective du jeu de Lyon et l'équilibre défensif restent autant de problèmes que le technicien français ne parvient - pour le moment - pas à résoudre. Et malheureusement pour lui ce ne sont pas ses seuls tracas: mis sous pression par JMA à propos de ses choix face au Mans à quelques jours du match aller contre Manchester, il doit maintenant faire face à la gestion compliquée de Ben Arfa, Fred et Benzema.

Les trois jeunes talents de l'OL représentent des enjeux financiers importants pour le club. Sans trop les caresser dans le sens du poil, il faut pourtant faire en sorte que ces jeunes joueurs aient envie de rester au club au moins un ou deux ans de plus. Fred est un peu à part mais la façon dont a été traité l'imbroglio du mercato d'hiver montre clairement qu'il y a une volonté de Lyon de ne pas laisser filer le brésilien à moins cher que le prix d'achat (15 millions d'euros); la porte semble tout de même bien ouverte en cas de proposition financière suffisante. Ben Arfa et Benzema ont une valeur footballistique et financière croissante c'est une évidence. L'homme d'affaires qui préside actuellement l'Olympique Lyonnais compte sur un retour sur investissement hors du commun avec ces deux joueurs formés au club: soit faire exploser tous les records d'indemnité de transfert en France, soit se baser sur le talent de cette jeunesse pour faire encore mieux que ces dernières années au niveau sportif (un doublé coupe-championnat, une victoire en Ligue des Champions), l'idéal étant bien sûr de combiner ces deux perspectives.

Quel rapport me direz-vous - à raison - avec la réalité du terrain? Le rapport est tout simplement qu'Alain Perrin, qui a aligné Benzema deux matchs consécutifs à gauche, a vu revenir le conflit concernant la position du meilleur buteur de L1. Il y a quelques mois, Karim déclarait préférer jouer dans l'axe mais se mettre au service de l'équipe. Après le match face à Lille au Stade de France, le lyonnais a continué d'affirmer son envie d'aider l'équipe mais son ton s'est nettement durci quant à son rôle dans le schéma de jeu. "Je ne suis pas joyeux de jouer à un poste qui ne me plaît pas" a déclaré l'intéressé avant de lancer "j'ai assez prouvé depuis le début de la saison[...] y a un coach à lui de voir". Cette phrase qui laisse entendre une divergence entre le joueur et l'entraîneur a sûrement fait frémir le Président Aulas. Du fait de sa valeur potentielle, du paris engagé par le club sur Benzema et de la peur d'aller au clash avec ce joueur, Alain Perrin n'a pas vraiment le choix et doit faire jouer le buteur de l'OL dans l'axe. Déjà fragilisé en début de saison lorsqu'il tentait de faire jouer l'équipe en 4-4-2, (alors que le 4-3-3 est tradition depuis maintenant bon nombre d'années à Lyon) aujourd'hui sa marge de manœuvre s'amoindrit encore puisqu'il n'a plus le choix de tous les joueurs. En théorie il a toujours le contrôle mais en pratique la pression autour de ses compositions force certaines de ses décisions.

Hatem Ben Arfa, repéré dès l'âge de 15 ans, se montre plus patient que son compère sans pour autant oublier ses ambitions. "J’ai toujours dit que mon objectif était de réussir à Lyon. Les choses se feront naturellement. J’en suis absolument certain !" annonce-t-il dans le magazine Sport. Déçu de ne pas être titulaire contre Manchester, il a conscience que "(son) cas n’est rien par rapport au destin du club en Ligue des Champions". Il aborde donc sereinement cette mauvaise passe où il n'est utilisé qu'en joker. Catalogué dribbleur fou, individualiste effréné, il tend à prouver que son jeu de passe, sa frappe sèche, sa qualité technique et ses accélérations servent autant au collectif qu'à lui-même. Joueur sans compromis, qui clame et montre sur le terrain son amour pour le football d'attaque, Ben Arfa est trop incisif pour Alain Perrin qui cherche toujours la stabilité.

Hatem, Karim et Alain sont donc bien dans le même bateau. Mais si le coach lyonnais s'avisait encore de contrarier la progression des "deux Ben", il ne fait aucun doute qu'il serait le premier à quitter l'équipage. Une qualification face à Manchester United à Old Trafford lui offrirait au contraire un bon bol d'air frais et une base pour travailler plus tranquillement.


Football - Tirage au sort Ligue des Champions

Un parcours chaotique:

Avec un début de saison européenne catastrophique pour l'OL ( deux défaites en deux matchs et trois buts d'écart dans les deux cas) et une mise en route parfaite de l'OM (deux victoires en autant de matchs), le sort s'est inversé pour voir l'équipe de Jean-Michel Aulas venir à bout de Glasgow et ainsi se qualifier.

Mais ayant fini derrière le FC Barcelone, Lyon se retrouve exposé à un tirage difficile pour le 8ème de finale. Alain Perrin avait déclaré vouloir éviter Manchester United; mais en période de fêtes, il n'a pas eu droit au cadeau attendu. Lui qui avait été plus que chahuté, à son arrivée, puis lors des premiers échecs de fin d'été, a bien redressé la situation depuis. L'OL est en tête du championnat de France, encore en course dans les coupes nationales, Benzema meilleur buteur et Juninho meilleur passeur de Ligue1. La qualification en C1 a donc confirmé et valorisé cette suprématie nationale.
D'abord très hésitant dans ses systèmes de jeu et dans les choix des hommes, Perrin a trouvé une stabilité qui a permi à l'équipe de s'améliorer. Il a aussi largement profité des talents de Benzema, Ben Arfa et des retours au top niveau de Juninho et Govou, deux joueurs en désaccord à l'intersaison qui conversaient alors au travers de la presse. Avec Keita et Baros, on ne donnait pas cher de Ben Arfa et Govou dans le 4-4-2 originel du technicien olympien. On s'apprêtait à enterrer un Juninho achevé par une nouvelle désillusion en Ligue des Champions (après le fiasco face au PSV Eindhoven, le traumatisme Milan AC et dernièrement le naufrage à Gerland contre l'AS Roma). Autant d'échecs qui ont marqué le capitaine de l'OL, de moins en moins performant. Mais les talents de Benzema, Ben Arfa, les progressions de Toulalan et Kallström ont probablement permi à "Juni" de redevnir celui qu'il était.

Avec ce tirage au sort grand luxe, Lyon aura bien besoin de son capitaine. Car, avec 16 points pris sur les 18 possibles dans la phase de poule et un rapproché rapide par rapport à Arsenal en Premierleague, Manchester United a de quoi faire peur. Si l'on ajoute à cela la force de frappe colossale du club - Rooney, Christiano Ronaldo, Tevez, Saha, Nani, Giggs, Anderson - et un collectif enfin efficace, on peut rapidement perdre ses moyens contre ce type d'équipe.

Lyon tend à être un grand d'Europe et devra faire un bon résultat à Old Trafford au match retour pour espérer se qualifier. La tâche est donc compliquée et si le groupe lyonnais ne peut pas vraiment se réjouir de ce tirage, les supporters et spectateurs peuvent en revanche sourire à l'idée d'un tel choc. Avec sa remontée fantastique, Lyon nous a offert de très beaux matchs. Nul doute que la double confrontation contre les "Red Devils" sera dans la lignée de ces parties à suspens que l'OL a su remporter jusqu'à maintenant...

Football - Ligue des champions 5ème journée


Enormes enjeux pour les clubs français pour cette 5ème journée de C1. Lyon est en position difficile et se doit tenir face au Barça de Messi alors que Marseille a perdu son efficacité de début de compétition et doit résister au retour de Liverpool en gagnant contre Besiktas.

Lyon a du coeur:

Face à un très bon Barcelone, Lyon s'est fait violence pour revenir. Très tôt mené par un contre admirable des prodiges du Barça: Bojan sert parfaitement Iniesta qui ajuste Vercoutre tout en maîtrise. Mais Juninho est de retour au top depuis quelques temps et même lorsqu'il ne le fait pas exprès, le capitaine lyonnais tire un coup franc qui passe devant tout le monde et finit son chemin dans le but de Valdès.
Le match est de très bonne qualité avec beaucoup de rythme. Globalement les hommes de Rijkaard imposent leur rythme et en l'absence de Ronaldhino, c'est Messi qui fait peur à la défense par ses accélérations. C'est d'ailleurs le jeune argentin qui pousse Squilacci à un tacle desespéré qui est sanctionné par un penalty aussitôt convertit par Messi lui-même. La mission des lyonnais paraît alors bien compliquée mais les entrées de Kader Keita et Källström font du bien. C'est d'ailleurs l'attaquant ivorien qui fait la différence face à Adibal. Contre son ancien club, l'international français fait un petit cadeau d'adieu en offrant un penalty à Juninho malgré des tensions entre les deux joueurs au cours du match. Le brésilien ne manque pas l'occasion de se payer un doublé contre un adversaire si prestigieux.
Entrés en deuxième mi-temps, Rémy et Ronaldhino ont tous deux failli faire basculer le match dans ses derniers instants mais finalement Barcelone se contente d'un match nul qui assure la qualification et Lyon n'a plus la force d'accélérer en fin de match.

Au final un match de très haut niveau avec beaucoup d'occasions des deux côtés, de beaux gestes et une véritable tension sur le terrain qui a fait craquer l'entraîneur néerlandais de Barcelone, exclu peu avant la mi-temps. Contrairement au match aller, les lyonnais ont tenu le choc même si la maîtrise technique des blaugrana les a obligé à faire beaucoup d'efforts défensifs. La défaite de Glasgow à Stuttgart donne un ultime chance à l'OL de se qualifier pour les 8èmes de finale. Il faudra alors absolument gagner en Ecosse... match à suspens garanti.

Marseille craque... comme prévu:

Extrêmement fébriles depuis le début de saison, on craignait qu'après deux victoires en deux matchs, l'OM se fasse rejoindre. Et c'est exactement ce qui est en train de se passer. Battus par Porto malgré un bon match et rebelote hier soir face à Besiktas. L'OM a dominé, s'est créé de belles occasions mais a craqué une nouvelle fois à cause d'un côté gauche toujours défaillant.

Les hommes de Gerets peuvent regreter le scenario de ce match. Suite à la blessure de Nasri, les olympiens jouent à 10 en attendant l'entrée de Cissé. Mais ils font tourner et ne sortent pas la balle pour faire rentrer l'attaquant français. Sur la recupération, les turcs accélèrent et obtiennent un bon coup franc concédé par Bonnart. Tello en profite pour marquer un très joli coup de pied arrêté qui surprend Mandanda. Marseille se retrouve alors mené de façon assez illogique et a perdu une nouvelle fois Nasri.

Les choses se compliquent alors mais Marseille met la pression sans succès. Après la pause ils parviennent à revenir après de multiples tentatives sur une très jolie frappe de Taiwo. Le défenseur nigérian, complètement dépassé contre Porto se rattrappe parfaitement avec un tir puissant à l'extérieur de la surface qui transperse le défenseur et le gardien de Besiktas. Les turcs qui subissaient les assauts des phocéens, reprennent alors l'initiative du jeu. Mais Marseille tient et Cissé inquiète Rustu sur une frappe puissante. Sur l'action suivante, Delgado conserve le ballon faisant remonter Taiwo alors que les trois autres défenseurs de l'OM reculent. Au final Bobo se retrouve tout seul dans le dos de la défense et transperce Mandanda d'une frappe sèche.

L'OM ne se relèvera pas et relance non seulement Liverpool mais aussi Besiktas dans la course aux huitièmes de final. Comme pour Lyon on aura un match décisif au Vélodrome pour la dernière journée de poule contre Liverpool. Attention pour les marseillais à ce que le scénario catastrophe de ne pas se qualifier avec 6 points pris lors des deux premiers matchs ne se réalise pas. Et pourtant on le sent venir de loin ce cas de figure.
Il faut dire que sur les matchs allers l'OM n'avait encaissé qu'un but face à Porto et cette solidité défensive avait permi les bons résultats que l'on connait. Mais sur les deux derniers matchs, l'équipe de Gerets a concédé 4 buts ! Difficile dans une compétition aussi exigeante que la Ligue des Champions de marquer des points en étant aussi perméable.

Le geste de Zlatan:

J'ai beaucoup apprécié le joli coup de patte d'Ibrahimovic face à un Roberto Carlos tout de même très passif. Un geste très suprenant dans le football moderne où la différence se fait par l'accélération. Ici le joueur suédois a arrêté le ballon par son contrôle puis a attendu de voir ce que faisait le défenseur brésilien avant d'ajuster un tir en lucarne tout en maîtrise. C'est joué de façon très simple et intélligente et même si la façon de défendre de Roberto Carlos est en question sur ce but, encore fallait-il profiter au mieux de ce laxisme.

Robinho façon Henry:

Autre joli but en contre-attaque, marqué par le jeune brésilien du Real. Robinho est excentré côté gauche, il repique à l'entrée de la surface et ajuste un plat du pied au ras du poteau. Très joli but, son 3ème but en ligue des champions et son 8ème depuis le début de la saison. On parle beaucoup de Messi mais Robinho a clairement trouvé son rythme dans cette équipe du Real 2007/2008. Trop inconstant les saisons dernières et trop souvent remplaçant, celui qui formait un duo de choc avec Diego à Santos devient aussi décisif avec le Real qu'il ne l'est avec l'équipe nationale (6 buts lors de la Copa America).

Un lien vers le toujours intéréssant baromètre d'Eurosport.

Après un début de saison remarqué, les deux jeunes lyonnais Karim Benzema et Hatem Ben Arfa sont dans le viseur de certains grands clubs europééens. Alors lorsqu'hier, Ben Arfa marque sur un exploit individuel, lequipe.fr interroge ses internautes sur leur avenir à Lyon.


L'Olympique Lyonnais pourra-t-il conserver Hatem Ben Arfa et Karim Benzema ? voilà la question qui agite la France du football avec en toile de fond le débat sur la puissance des clubs de Ligue 1.

C'est assez ironique de voir que cet été on se demandait ce qu'on allait faire de Ben Arfa, le vendre au PSG, Tottenham ou le garder pour essayer de remplacer Malouda. Finalement, comme souvent, Aulas a fait le bon choix en le gardant et le jeune gaucher lyonnais a eu la patience de rester.
Et 6 mois plus tard on se demande déjà si Lyon va pouvoir le conserver. Je sais bien que la question se pose plus pour Benzema que pour Ben Arfa. Mais ca faisait 2 ans que j'attendais le départ de Malouda pour qu'Hatem ait enfin sa chance à Lyon et je ne suis pas décu.

On sait bien que dans les plus hautes sphères du football actuel, le joueur fait quasiment ce qu'il veut: s'ils veulent partir Lyon ne pourra pas les conserver (cf Edmilson, Essien, Diarra, Malouda, Abidal). Mais à mon avis Benzema et Ben Arfa sont assez attachés au club et assez sûrs de leurs talents pour faire quelque chose avant de partir de Lyon. L'OL a fait beaucoup pour eux (surtout Benzema puisque Ben Arfa était déjà pisté par Man Utd et d'autres grands clubs à 14 ans) et je pense qu'ils vont essayer de renvoyer l'ascenceur. Et avec les résurrections de Juni et Réveillère, les retours de Cris, Toulalan et Coupet, cette équipe a vraiment le potentiel pour faire qqch en C1. J'ai bien dit le potentiel, cela ne fait pas tout mais ca peut donner envie aux jeunes lyonnais de rester.

Et puis , ils ont fait 6 derniers mois de folie mais cela fait peu pour des clubs plus prestigieux à forte concurrence. Benzema que l'on annonce au Real se retrouverait à la lutte avec Van Nistelrooy, Robinho, Raul, Saviola, Higuain, Robben, Baptista, Soldado sans oublier l'espoir espagnol Alberto Bueno (meilleur buteur de l'Euro -19 ans 2006 avec 10 buts).
A l'Inter, Liverpool, Manchester United, Barcelone et la Juve l'attaque est déjà très fournie. En revanche le Milan AC cherche un buteur titulaire, Chelsea va devoir trouver un remplaçant à Drogba partant et Arsenal est toujours friand de jeunes talents. L'As Roma, Valence et Seville ne sont pas des clubs suffisamment préstigieux à mon sens pour quitter une position confortable à Lyon. Je pense que ni Ben Arfa ni Benzema n'ont envie d'aller jouer les remplaçants à 20 ans dans un des meilleurs clubs du monde.

A Lyon ils ont tout pour progressé: temps de jeu, bon encadrement, stabilité, équipe qui joue des tritres, assurance de jouer la C1, tremplin pour l'équipe de France. Le tout est d'en avoir conscience...

Football – Ligue des champions, 3ème journée

Arsenal sur le toit du monde:

Les hommes d'Arsène Wenger n'en finissent plus d'impressionner. Certains observateurs les trouvaient un peu juste physiquement sur leurs deux dernières sorties en Premierleague. Et pourtant ils viennent claquer un 7-0 historique dans un Emirates en fête. Face à une équipe très faible équipe du Slavia de Prague certes. Mais les gunners ont encore régalé par leur jeu collectif, technique, rapide avec entre autres trois joueurs flamboyants. Fabregas, Walcott et Hleb.

Walcott bouscule la hierarchie :

Déjà décisif lors de ses deux dernières rentrées, Walcott était pour la première fois titularisé en Ligue des Champions et a fêté cela comme il se doit avec deux buts et une passe décisive. Je suis assez tenté de faire un parallèle entre ce qui arrive à Walcott et Ben Arfa. Les deux joueurs ont été très tôt repérés et recrutés par des grands clubs (Arsenal et Lyon), ont douté et ont légèrement tardé à montrer que les grands espoirs fondés en eux étaient justifiés. Par un manque de spontanéité à leur débuts, ils ont eu du mal à adapter leurs jeux, réputés individualistes, et à les rendre efficaces dans un collectif. Ils ont tous deux explosé en seulement un mois et sont aujourd'hui prêts à disputer la place de titulaire dans leurs clubs respectifs. Les deux ont commencé par être considérés par leurs entraîneurs comme des purs ailiers avant d'être replacés plus vers l'avant en attaquant de soutien. Ils ont aussi en commun des accélérations et des dribbles supérieurs à la norme.

Les choix vont devenir difficiles pour Arsène avec Walcott, Adebayor, Eduardo, Bendtner et Van Persie. Le dernier cité étant blessé, Adebayor titulaire aux yeux de l'entraîneur depuis le début de saison, la lutte se joue sûrement entre Walcoot, Bendtner et Eduardo. L'anglais est le seul vrai attaquant de soutien mais le grand danois marque quand il joue (1 match titulaire, 4 entrées en jeu, au final 180 min environ et 2 buts marqués) et Eduardo montre des qualités de pur buteur que les autres n'ont pas. L'attaque d'Arsenal que tout le monde annonçait moribonde après le départ d'Henry est donc en forme et profite au mieux de l'extraordinaire milieu de terrain composé par Fabregas, Flamini et Hleb. Avec les retours de blessure de Gallas et Rosicky la concurrence est à tous les postes à Arsenal.

Le Cas Diarra :

Lassana Diarra - entre autres - fait les frais des excellentes performances du milieu de terrain aligné depuis le début de la saison (Rosicky ou Diaby, Fabregas, Flamini, Hleb). Wenger ne semble pas, contrairement à Domenech, vouloir l'aligner en arrière droit. Flamini et Fabregas indiscutables, Gilberto est le remplaçant logique. Dur alors pour Diarra qui s'annonce lui-même déjà partant dans le Times: « Quand Wenger m'a signé, il connaissait mon potentiel. À 22 ans, je ne peux plus attendre. Si je ne joue pas d'ici Noël, je pourrais aller voir ailleurs ». Au vu du temps de jeu donné, on est en droit de croire qu'Arsène a flairé la bonne affaire. Jeune joueur, polyvalent (arrière droit, milieu défensif) et plutôt bon défensivement. Son apport offensif est en revanche des plus faibles. Son seul problème est qu'il a le profil type du remplaçant vu que Sagna et Eboué sont des spécialistes du poste d'arrière droit et que le milieu défensif est bien bouché.

Le jeune français est donc en train de comprendre que son avenir à Arsenal n'est pas acquis. Il en est réduit à se battre pour être le remplaçant numéro un au poste de milieu défensif avec Gilberto et Song et n'est titulaire qu'en coupe. Aura-t-il la patience d'attendre les blessures ou méformes de ses concurrents, à moins d'un an de l'Euro qu'il espère disputer avec la France ? Pas si sûr : « A Chelsea, j'avais 19 ans, je pouvais attendre. Mais en tant qu'international français avec l'Euro qui approche, je dois jouer régulièrement. »

Arrivé avec le statut de titulaire en bleu et avec Chelsea, il ne faut pas oublier que ces statuts étaient dus à des blessures sérieuses de Ferreira et Sagnol. Le retour du bavarois et les bonnes performances de Sagna risquent de barrer la route de Lassana au poste d'arrière droit en équipe de France. Au milieu, Makelele, Vieira et Toulalan sont devant lui et Flamini pourrait rentrer dans la course. Lassana a alors la dure tâche de montrer à Arsène, et par la même occasion à Raymond, qu'il peut être titulaire. Il devra le prouver par ses performances sur le terrain… Attention aussi à ne pas prendre de décision de départ trop hâtive.

Lyon revit :

Les lyonnais ont souffert face à Stuttgart. L'arbitre les a bien aidés mais c'est surtout le duo Ben Arfa-Benzema, pour la première fois aligné d'entrée en C1, qui a fait la différence. Ben Arfa a affolé la défense par ses accélérations, sa faculté à se retourner en un rien de temps. Il n'est pas impliqué dans les buts lyonnais mais aucun doute sur la qualité de sa performance de mardi. Benzema reste sur son rythme de croisière même s'il manque l'immanquable, en première période, à la suite d'un une-deux parfait avec son compère. Il finit tout de même par marquer sur une passe géniale de Govou. S'il se met à marquer en Ligue des Champions attention aux offres qui vont arriver à Lyon. En tout cas Sidney réalise un geste superbe sur ce but et c'est la meilleure réponse qu'il pouvait fournir à la France du foot qui l'avait pris en grippe pour sa vilaine simulation face à Monaco. Autre chose à noter sur ce but : Keita est à l'origine avec une excellente passe en profondeur pour Govou.

Belle soirée pour l'OL qui se relance même si le barca n'a pas fait mieux qu'un nul à Glasgow. Mais pour espérer prendre des points contre Barcelone et Stuttgart à Gerland, il faudra que les lyonnais défendent plus haut qu'ils ne l'ont fait en Allemagne. Ce mauvais placement collectif a coûté quelques très grosses frayeurs aux lyonnais peinent à retrouver une défense sereine depuis le début de la saison.

La victoire à un point :

« Ouf ! » C'est ce que chaque supporter marseillais a pu se dire à la fin de cet OM-Porto. Certains matchs nuls valent des victoires et c'est le cas de ce presque miraculeux 1-1 obtenu par les hommes d'Eric Gerets. Ils sont allés le chercher et ca a été dur. Deux hommes ont été décisifs côté marseillais : Laurent Bonnart et Steeve Mandanda. On pourrait rajouter le poteau droit de l'ex gardien havrais qui a été très présent hier soir.

Mandanda a repoussé les assauts sur les barres lors de la première mi-temps, pendant que Bonnart s'occupait de couper court aux accélérations et tentatives de dribble de Quaresma. La domination de Porto est totale en première mi-temps : technique, vitesse, puissance, l'OM est dépassé. Heureusement pour les olympiens, Raul Meireles voit ses deux frappes, effleurées par le gardien marseillais, s'écraser sur le poteau droit. Le 0-0 à la pause est un coup dur pour les portugais et même en tant que français on sent son cœur chavirer tant le jeu proposé par Porto est de qualité. Finalement c'est l'OM qui ouvre le score contre le cours du match par Niang sur un centre-tir Cissé. Le holdup est parfait… un peu trop parfait pour être vrai. Porto accélère et pousse Mandanda à son unique erreur du match. Penalty on ne peut plus logique pour une sortie râtée sur Lisandro Lopez. Lucho Gonzales ne donne aucune chance au gardien phocéen de s'illustrer en tirant un penalty parfait.

Bonne opération donc pour l'OM dans un match compliqué. D'autant plus que dans l'autre match du groupe, Liverpool a chuté à Besiktas. Déjà dans une position compliquée avant ce match (1 point en deux matchs) l'avenir des reds en C1 s'assombrit. Le plus surprenant est que Besiktas a vraiment dominé Liverpool et mérite sans discussion sa victoire au vu de leurs occasions. Steven Gerrard a bien essayé de sauver une nouvelle fois son équipe mais son but ne suffira pas cette fois (score final 2-1 pour Besiktas). La stat qui tue : Hyypia réalise un exploit peu glorieux en marquant son deuxième but contre son camp en deux matchs.

Revue Du Web

FOOTBALL - Arsène Wenger qui évoque le nouveau positionnement de Walcott en avant-centre. C'est, entré en cours de jeu avec ce rôle, que l'international espoir anglais a offert une passe décisive à Van Persie contre Sunderland et une contre Bolton hier. http://www.arsenal.com/article.asp?thisNav=news&article=483116&cpid=703&title=Wenger+-+I%27m+ready+to+use+Walcott+as+striker

La liste tant attendue des prétendants au ballon d'or est arrivée. Les deux grands favoris sont Messi et Kaka. Drogba et Cristiano Ronaldo sont les outsiders. Toujours dans les 4 premiers depuis 2003, toujours dans les 10 depuis 2000, auteur d'une bonne année 2007 avec les bleus, Henry espère un ballon d'or d'honneur. http://www.francefootball.fr/FF/211007_BALLONDOR2007.html

La crise arrive lentement mais sûrement au Milan AC et la défaite à domicile face à Empoli 0-1 va relancer les polémiques. Kaka était absent, Gourcuff est rentré en fin de match, Inzaghi a encore une fois manqué des immanquables. http://www.eurosport.fr/football/serie-a/2007-2008/livefullpage_mtc203958.shtml

Lyon s'impose contre Monaco (3-1) avec encore un but de Benzema. Le champion de France prend la tête à Nancy qui a cependant un match en retard. Juninho est de retour depuis un mois environ et on voit clairement que ça change beaucoup de choses même si le bilan en C1 reste catastrophique. http://fr.sports.yahoo.com/fo/pierrotlefoot/article/133493/
http://www.olweb.fr/index.php?lng=fr&a=35998&pid=101002

TENNIS - Nalbandian énorme pendant toute la semaine à Madrid réalise un exceptionnel exploit en battant d'affilé, Nadal (N°2), Djokovic (N°3) et Federer (N°1). Le duel de « diesels» contre Federer a tourné à l'avantage de l'argentin qui a surclassé le suisse (1-6, 6-3, 6-3). Il a vraiment mérité son titre et a été extraordinaire toute cette semaine avec pourtant un tableau ultra compliqué. http://lequipe.fr/Tennis/breves2007/20071021_174105Dev.html

RUGBY – L'Afrique du Sud s'impose logiquement en finale de la coupe du monde. Match tendu, tactique, physique remporté par la meilleure équipe sans aucune discussion possible, malgré l'essai refusé à Cueto. Beaucoup d'analystes et spécialistes avaient fait des « Boks » leurs favoris après les « Blacks ». L'équipe sûrement la plus complète de ce mondial l'a emporté. http://www.rugbyrama.fr/rugby/coupe-du-monde/2007/sport_sto1353536.shtml

Article intéressant sur le jeune Stein, auteur d'une finale aussi énorme que sa coupe du monde. Tout comme Beauxis, le jeune « sudaf » a crevé l'écran et a un bel avenir devant lui. http://www.rugbyrama.fr/rugby/coupe-du-monde/2007/sport_sto1353833.shtml

Thierry Dusautoir revient sur la déception de cette coupe du monde et sur les tensions avec les argentins. Ibanez ne décolérait pas en conférence de presse. Même si la France méritait largement de perdre vu sa défense et l'Argentine mérite sa 3ème place de cette coupe du monde, certains comportements des pumas sont assez limites et rappellent malheureusement ceux que l'on peut trouver dans le football. http://www.rugbyrama.fr/rugby/coupe-du-monde/2007/sport_sto1353437.shtml

F1 – Raikkonnen était là pour jouer le second couteau. Finalement c'est bien lui qui s'impose au Brésil et profite des faux pas de Lewis Hamilton pour devenir champion du monde. Attention tout de même à l'enquête ouverte par la FIA qui pourrait donner le titre à Hamilton. http://fr.f1-live.com/f1/fr/infos/actualites/detail/071021193107_2.shtml

Football – Des jeunes, encore des jeunes !

Ca y est ! C'est la première sélection d'Hatem Ben Arfa avec les A. Après avoir fait venir les jeunes d'Arsène Wenger (Diaby, Sagna, Flamini, L. Diarra), ce cher Raymond prend un joueur de 20 ans seulement pour disputer des matchs capitaux pour la qualification pour l'Euro.

D'abord lancé très jeune par Paul Le Guen en 2004, puis très peu utilisé à Lyon par Gérard Houiller, malgré des progrès significatifs en terme de repli défensif, de qualité de passe, de vision de jeu, de physique et surtout d'insertion dans le collectif. Auteur de quelques excellents matchs (pendant la Peace Cup surtout, mais aussi contre Metz ou Bordeaux) sans oublier des entrées plus qu'intéressantes (en particulier en C1 contre Barcelone et Glasgow), Ben Arfa ne semble pas rentrer dans les plans d'Alain Perrin. Pourtant il montre depuis la saison 2006/2007, à chaque fois qu'il en a l'occasion, qu'il a le niveau pour jouer dans cette équipe de Lyon d'autant plus que Malouda est parti. Son duo avec Benzema est très intéressant : les deux joueurs jouent ensemble à Lyon, jouaient ensemble avec la réserve et avec l'équipe de France espoir. Ils aiment jouer en vivacité, avec beaucoup de vitesse, de redoublements et de passes courtes. Chacun étant capable de faire soit la différence individuellement, soit la passe à l'autre, cela rend la tâche des défenseurs compliquée. Annoncé depuis longtemps comme un futur grand, Ben Arfa a finalement été plus lent que Nasri ou Benzema.

Indésirable à Lyon ?

Pourquoi n'arrive-t-il pas à s'imposer dans cet effectif lyonnais alors que Keita a un rendement des plus faibles ? Personnellement je ne vois qu'une erreur de choix de l'entraîneur comme réponse à cette question. Il doit probablement reprocher au jeune franco-tunisien son manque d'implication dans les phases défensives par rapport à Keita ou Govou, mais aussi ses excès de provocation balle au pied. Et c'est là où je ne suis pas d'accord avec Perrin du tout : le jeu de Lyon manque de percussion, de prise d'initiative, de mouvement, Ben Arfa a toute ses qualités et même plus. A la mi-temps du match Bordeaux – Lyon, le jeune lyonnais affirmait qu'il fallait continuer à attaquer pour marquer d'autres buts alors que le score était déjà de 0 – 2 en faveur de son équipe. Ben Arfa ne cache pas ses ambitions même s'il semble bridé par son faible de temps de jeu depuis deux ans (25 matchs de championnat en deux saisons dont peu en tant que titulaire). Son départ de Lyon avait même été évoqué. On lui reproche toujours un certain individualisme mais c'est de moins en moins vrai et le fait qu'il en soit à trois passes décisives en cinq matchs de L1 le prouve. Perrin et Houiller n'ont pas pris les risques pourtant moins élevés que ceux que prenaient Le Guen en faisant jouer Ben Arfa. Il a un peu le même style de jeu que Messi et on voit clairement, avec l'exemple de l'argentin, que prendre l'initiative d'encourager un jeune joueur de grand talent, même un peu personnel dans son jeu, peut payer.

Le nouveau coup de Domenech :

Après les surprises Ribery et Chimbonda pour la coupe du monde et d'autres choix farfelus, c'est la nouvelle surprise du chef. La sélection du lyonnais est d'autant plus incroyable que l'absence de Saha était une occasion rêvée pour Domenech de calmer le jeu avec Trezeguet en le rappelant. Au lieu de cela, le sélectionneur français provoque encore et va chercher un joueur que personne n'attend et qui n'est pas titulaire en club. Très probablement remplaçants, Benzema et Ben Arfa vont sûrement rentrer en cours de jeu en même temps pour utiliser les automatismes qu'il peut y avoir entre ces deux joueurs. Le but de leurs sélections, au-delà de ce qu'ils peuvent apporter sur le terrain, étant de leur faire prendre connaissance avec l'équipe de France et conscience d'un futur rôle qu'ils auront dans cette équipe. Le staff de l'équipe de France compte peut être aussi sur eux, en fin de match, pour clôturer la marque en cas de score déjà acquis ou même débloquer une situation délicate que serait un score nul.

Dans tous les cas cette sélection est un message fort qu'envoie Domenech à Ben Arfa : il fait partie des joueurs auxquels le sélectionneur pense. Il suggère aussi par cette sélection à Alain Perrin, qui n'a laissé que 227 minutes de jeu en championnat au diamant lyonnais pour s'exprimer, de donner réellement sa chance à ce joueur.

Football - Lyon un genou à terre

Après être redescendu sur terre en Ligue 1 à cause d'un début de saison poussif et pas forcément convaincant dans le jeu, les lyonnais ont cette fois-ci mis un genou à terre avec cette 2ème défaite en deux matchs de Ligue des Champions.

Les semaines se suivent et se resemblent pour l'Olympique Lyonnais: victoire large en championnat le samedi et défaite toute aussi large en semaine en Ligue des Champions. Après avoir complètement déjoué contre le Barca de Messi, les hommes d'Alain Perrin perdent encore 0-3 face aux Rangers ... à Gerland.
Défaite d'autant plus amere que les écossais frôlent le 100% de réussite et que dans le même temps les champions de France ont frappé trois fois les montants. 61% de possession, 30 tirs dont 12 cadrés (contre 6 dont 5 cadrés coté Rangers), une hauteur de récupération au delà des 50 mètres contre une en dessous des 30 mètres pour les visiteurs, 14 corners à 2, Lyon a tout .... sauf les buts.
Certains se plairont à stigmatiser les problèmes défensifs, le manque de créativité et de liens dans le jeu lyonnais mais l'OL ne méritait pas une telle déconvenue hier soir.

Au rayon des déceptions parlons défense: le problème est d'abord venu du milieu de terrain. Bodmer, Juninho et Kallström étaient alignés dans l'entre jeu. Le suédois avait donc la responsabilité de couper le milieu de terrain écossais du seul attaquant de pointe qu'était Cousin. Mission bien difficile pour un joueur que l'on sait plus à l'aise dans la construction du jeu voire la finition avec ses frappes de loin. Il a été bien loin du compte et je ne pense pas être le seul à regretter l'absence de Toulalan pour équilibrer un peu ce milieu.
Cleber Anderson a permis à Bodmer de jouer (enfin !) au milieu mais la recrue de dernier moment a passé une soirée compliquée. En effet, le joueur a tout simplement laissé Cousin s'amuser dans la surface, l'ex-lensois n'en demande pas tant et fusille un Vercoutre surpris de voir le joueur se retourner et armer avec tant de facilité. Sur le 3ème but, les deux lyonnais sont coupables: le défenseur s'aligne mal et couvre le hors jeu, le gardien pas encore remis de ce deuxième but et de la réussite insolante des adversaires attend bien sagement dans ses cages de se faire passer par Beasley. Anderson n'était pas vraiment aidé ce soir par la performance également très faible de Squillaci qui semble faire une erreur de marquage sur le premier but. On sent qu'il manque un patron qui organise la défense comme peuvent le faire Cris ou Coupet.

Sur le plan offensif cela n'a pas été beaucoup plus brillant, comme le montrent les statistiques (714 ballons joués par les lyonnais contre 490 aux écossais pour le score que l'on sait). Manque d'efficacité flagrant mais aussi manque de créativité, de mouvement, d'organisation, de présence devant le but. Beaucoup de carrences collectives donc. Je ne sais pas ce que demande Alain Perrin à ses hommes mais on se retrouve avec des joueurs qui finissent tous dans l'axe à se marcher dessus. Benzema qui était supposé occuper le flanc gauche a beaucoup repiqué, de même pour Kader Keita rentré en jeu et pour un Govou méconnaissable par rapport à l'an dernier. Oubliés les débordements et dédoublements avec Réveillière. Juninho n'a, une fois de plus, pas été capable d'orienter le jeu ou de distiller quelques transversales dont il a le secret mais avec aussi peu de stabilité dans l'organisation de l'équipe le contraire eût été étonnant.

Juninho est même plutôt l'une des satisfactions du match, selon moi. En effet il a vraiment eu l'air de prendre son rôle de capitaine à coeur, de prendre ses responsabilités en frappant, en dribblant et surtout il a retrouvé la qualité de frappe qu'on lui connait. Un coup franc sur la barre, une frappe du gauche - après une jolie feinte - sur le poteau, un autre bon coup franc et une autre bonne frappe bien gérées par Mc Gregor: Juninho a tout tenté. Là où c'est rassurant c'est qu'au vu la défense basse et resserrée des adversaire, la solution de la frappe de loin paraît judicieuse.
Autre satisfaction qui prouve que les journées de C1 se suivent et se resemblent pour Lyon: l'entrée d'Hatem Ben Arfa. Loin d'être l'homme qui renverse le match à lui tout seul, il a tout de même apporté du mouvement à une équipe encore une fois au ralenti. Ses une-deux, sa passe dans l'intervalle pour Grosso, sa vitesse et ses frappes ont mis la défense de Glasgow en difficulté. Plus que Baros que l'on a senti pas très à son aise dans ces petis périmètres, Ben Arfa pouvait prétendre à une place de titulaire pour forcer le verrou en début de match par ses qualités de vitesse et de dribble. Il semble être réduit par l'entraîneur à un rôle de joker mais difficile de bien le jouer lorsqu'il y a déjà trois buts d'écarts entre deux équipes.

Difficile de ne pas s'en prendre à Alain Perrin quand on voit les qualités des joueurs et le jeu pratiqué. Quelles consignes donne-t-il ou ne donne-t-il pas au joueur pour que l'on voit aussi peu de mouvement autour du porteur de balle? Lorsque l'on regarde ce match on ne voit aucune organisation se dégager et ca c'est extrêmement inquiétant.
En plus de cela il y a, à mon avis, une grosse erreur tactique avec cette équipe sur la papier très offensive (six joueurs à vocation offensive dans le système aligné: Kallstrom, Govou, Benzema, Baros, Juninho, Bodmer). Cette équipe ultra offensive est tombée dans la gueule de l'équipe défensive écossaise qui a profité de l'impatience lyonnaise. A Barcelone, l'ex-entraîneur de Sochaux avait déjà commis l'erreur tactique de mettre en place une équipe faite uniquement pour jouer les contres, laissant l'initiative du jeu à Barcelone avec le résultat que l'on sait. Un match de ligue des champions demande une équipe bien équilibrée et je pense que Lyon paie très cher la naïveté de son technicien qui se réfugie derrière un manque de réussite que même le président Aulas ne met pas au premier plan à l'isssue de la rencontre.

Sur le plan comptable, Lyon est déjà dans une situation des plus compliquées pour se qualifier pour les 8ème de finale. Juninho semblait s'être fait une raison à la fin de la rencontre et évoquait même la 3ème place qualificative pour la coupe UEFA comme objectif. Déjà très marqué par la défaite contre la Roma l'an passé, le mental du brésilien pourrait être une nouvelle fois atteint par ces deux nouvelles désillusions. Espérons qu'il n'en soit pas de même pour tout le groupe. Les espoirs du football français reposent donc sur Marseille dans cette C1, espoirs à confirmer dès ce soir à Anfield.

9ème journée

La 9ème commence à 17h10 avec une nouvelle fois le match de Marseille diffusé sur canal soit la 3ème fois en une semaine (OM - Toulouse, OM Besiktas, Auxerre OM). Déjà que les commentaires ont tendance à être pro Marseillais ca ne va pas s'arranger après ce genre de séries. Bref deux chocs en prévision: PSG - Bordeaux. Le PSG se porte plutôt bien avec 9 sur 15 possibles avec aucune défaite au compteur, mieux: 2 victoires consécutives à l'extérieur. Même bilan sur les 5 dernières sorties de bordelais 9pts avec en plus la confiance d'une victoire arrachée dans les arrêts de jeu en Finlande. Match indécis donc mais comme Marseille au Vélodrome le PSG n'y arrive pas au Parc.

L'autre affiche c'est le Lyon-Lille qui clôture la journée. Lille semble avoir mon d'assurance dans son jeu depuis les départs de Bodmer et Keita. Claude Puel a du composer avec des blessures en début de saison (Tafforeau, Cabaye) mais maintenant tout semble rentrer dans l'ordre et avec un Kluivert en fin de rodage Lille pourrait enfin lancer sa saison par un coup à Lyon. Lyon dont on parle beaucoup en ce moment: 5-1 à Metz, 0-3 à Barcelone fortunes diverses et écart d'adversaire trop important pour pouvoir se mettre au niveau ligue des champions, l'annonce de la creation d'OL LAND avec à la clé un stade de 60000 places (+20000 par rapport à Gerland) tout beau tout neuf pour augmenter les entrées d'argent et surtout rattraperle retard sur les capitales du foot européen. Sur le terrain on rigole moins, le système de jeu semble changer de match en match et contre Barcelone les joueurs n'ont pas eu l'impression de savoir où ils devaient être. La composition ridicule rendue par Perrin se fait corriger par un 3-0... Parce que le barca n'était pas en grande forme (Ronaldhino en est le symbole il sort dépité à la 60ème, Henry n'est pas mieux et passe près du rouge). Seules satisfactions qui confirment les impressions de Metz: Benzema qui a du joué tout seul n'a pas été mauvais dans ce rôle, l'entrée de Ben Arfa très encourageante et qui a apporté du mouvement. On parlait de chantier à Lyon en ce début d'année il semble qu'il cela se confirme. Pour Perrin il faut notamment trouver une solution au "Problème Juninho" invisible offensivement c'est clairement son positionnement et celui de Kallstrom qu sont à revoir. Aura-t-il le temps avant dimanche...?

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N'ayant pu voir que les images de la deuxième mi-temps du match Auxerre-Marseille, il m'est difficile de commenter les résultats de cette 9ème journée. Cependant Nancy tend à prouver qu'il faudra compter avec eux : 6 victoires sur leurs huit matchs et cette victoire à l'arrachée 2-0 contre Lorient avec deux buts de l'inévitable Hadji pendant les 10 dernières minutes du match.

Marseille est toujours aussi inconstant. Ayant vu la seconde mi-temps du match je me permets d'ajouter que deux penaltys sont non sifflés lors de cette période par l'arbitre. Le premier sur un tirage de maillot plus qu'évident sur Cissé et le deuxième sur un tacle rugueux par derrière que M. Jaffredo n'a sanctionné que d'un coup franc et un carton jaune… Cependant selon les commentaires que j'ai pu lire, il semblerait que Marseille ait été en dessous tout lors de cette première période et que le score de 2-0 à la pause n'était pas usurpé. Autrement dit l'arbitrage n'a pas du tout été la cause d'une défaite attendue de l'OM mais a clairement empêché la réaction des joueurs de la Cannebière.