Football - Le PSG tient sa finale

Rothen effectue son désormais traditionnel tour du Parc des Princes

Le Paris Saint Germain, actuellement 16ème de Ligue 1, avait une belle carte à jouer ce soir pour sauver sa saison. En demi-finale de la coupe de la Ligue, les parisiens recevaient une équipe d'Auxerre sur une bonne lancée en championnat (3 victoires consécutives).

La première période des hommes de Paul Le Guen a été très encourageante: pressing performant, appels de balles dans l'axe et sur les côtés, occasions de buts, le tableau était très positif. Le plus intéressant étant bien sûr le fait que Pauleta et Yepes ont permis - sur coup de pied arrêté - à leur équipe de concrétiser sa domination. 2-0 après 45 minutes de jeu durant lesquelles l'AJA n'a pratiquement pas touché le ballon mais s'est tout de même montré très dangereux en contre. Les longs ballons des pensionnaires de l'Abbé Deschamps ont pris la défense axiale Yepez-Camara à défaut, même s'il a manqué un petit quelque chose pour que ces pics de tension ne se transforment en occasions.

Landreau encore fautif:

Après cette belle première mi-temps assez bien maîtrisée par Paris et bonifiée par un score confortable, la qualification paraît presque assurée. Pourtant le club de la capitale va se faire peur.
Dans la tourmente depuis quelques jours, accumulant les erreurs ces derniers mois, Mickael Landreau s'est une nouvelle fois montré coupable. Sur un corner venu de sa gauche, le portier international français saute pour repousser la balle en corner mais il est trop court et envoie le ballon dans le but (2-1, 74ème). Difficile d'attribuer un autre terme que "boulette" à ce geste qui coûte cher. L'ex-nantais a relancé le match presque tout seul même si son équipe ne paraissait pas plus sereine que lui à ce moment du match.

Mais le Paris Saint Germain s'est tout de même remis dans la partie en jouant plus haut. Pauleta était sorti, remplacé par Diané mais c'est bien Mendy qui va percer sur son côté droit avant de déposer Grichting à l'entrée de la surface de réparation et de frapper entre les jambes de Traoré. Riou effleure le ballon qui rentre tout de même: 3-1 pour le PSG (79ème). La réaction de Paris est excellente après le gros coup dur qui aurait pu faire reculer un peu plus le bloc Bleu et Rouge.

On se dirige tranquillement vers la fin du match: le PSG exploite mal les contres qui se présentent à lui, Auxerre pousse mais ne se créé pas de grosses occasions. Au bout des 3 minutes de temps additionnel prévues, l'AJA obtient un ultime corner. Mal repoussé par la défense parisienne, le ballon revient à Quercia qui enchaîne un ciseau bien exécuté et trompe Landreau. S'il n'est pas directement en cause sur ce but, le portier paraît toujours aussi peu fiable dans les sorties aériennes. Sur le but de Quercia, Armand, Yepes et Camara filent au premier poteau pour suppléer leur gardien resté sur sa ligne, ils laissent dans leurs dos trois joueurs auxerrois qui n'ont plus qu'à conclure.

La mauvaise passe du numéro 2 des Bleus dans la hiérarchie actuelle se confirme donc encore ce soir. Malgré une parade précieuse en deuxième mi-temps, le bilan reste plutôt négatif pour Landreau avec deux buts encaissés dont la fameuse "boulette". Contre Valenciennes avec l'équipe très jeune alignée par Le Guen, il n'avait pas eu le rôle de capitaine qui semblait lui revenir; contre l'Ecosse avec les Bleus dans un match capital, il encaisse le seul but de la rencontre venu de plus de 30 mètres; contre Toulouse il sort de façon impromptue et encaisse un but gag et puis le week-end dernier il repousse une frappe dans les pieds d'Almiron qui marque immédiatement. C'est une dégringolade aussi impressionnante et spectaculaire que rapide pour celui flambait jadis en arrêtant les penaltys.
Alonzo espère profiter de la situation pour jouer quelques matchs mais Le Guen ne parait pas enclin à changer de numéro 1 malgré une pression montante des supporters parisiens.

Le principal est tout de même préservé pour le PSG qui s'offre une finale alors que la lutte pour le maintien s'annonce éprouvante dans les prochains mois. Les parisiens ont joué un bon match globalement et leur victoire est assez logique au vu du jeu proposé, surtout en première mi-temps.

Rugby - Le poireau est de retour !


Après la surprise de l'édition 2005 du tournoi des 6 Nations, le Pays de Galles était un peu retombé dans l'anonymat. Gavin Henson, héros et révélation du Grand Chelem, a connu blessures et déboires liés à son nouveau statut de star du pays. Shane Williams, autre arme fatale galloise, a trop souvent voulu sauver son équipe à lui tout seul. Et puis la charnière Peel-Jones a perdu en vivacité, en lucidité et efficacité. Un avenir plus terne se profilait alors pour cette génération extraordinaire qui se reposait sur son unique coup d'éclat.


Et quel coup d'éclat! Le jeu du Pays de Galles pendant le tournoi des 6 Nations 2005 est l'un des plus beaux rugby que l'on ait eu l'occasion de voir ces dix dernières années. Leur fougue, leur technique, leur vitesse avaient fait de cette équipe un véritable ouragan offensif. Henson et Jones régalaient les amateurs de jeu au pied pendant que Shane Williams, Peel et Shanklin se chargaient de déchirer les rideaux défensifs adverses.

On a retrouvé l'état d'esprit et les qualités techniques des "Dragons" la semaine dernière face à l'Angleterre. Mais entre 2005 et aujourd'hui, un homme est venu redonner espoir au rugby gallois: James Hook. Le joueur des Ospreys, âgé de 22 ans, a connu ses premières sélections en fin 2006 et s'est imposé l'année dernière comme un leader du XV du poireau. Outre son nom ("crochet" en français) qui semble le prédestiner au rugby, sa technique impeccable balle en main, son jeu au pied efficace et surtout ses feintes ravageuses font de lui un joueur aussi décisif qu'élégant. Capable de jouer au centre ou à l'ouverture, il a relégué Stephen Jones sur le banc.

A défaut de Superman, les gallois ont James Hook.

L'éclosion de Philipps, demi de mêlée au physique de 3ème ligne, a aussi remis en cause une charnière Peel-Jones éprouvée. Avec ces deux innovations majeures et le retour de Gavin Henson en premier centre titulaire, Warren Gatland créé une concurrence qui manquait jusqu'alors. Il se dote aussi d'une ligne d'arrière, rapide et technique capable de toutes les folies. Le technicien utilise toutes les forces existantes pour reconstruire une grande équipe. Difficile de savoir si la série actuelle (victoire historique contre l'Angleterre à Wembley 26-16 et 30-15 contre l'Écosse) va durer mais au moins le Pays de Galles a retrouvé, son état d'esprit, ses ambitions et une partie de son jeu de 2005.

Au moment où Gatland dépoussière une équipe de Galles qui commence déjà à faire peur, le staff de l'équipe de France réinstaure lui aussi le jeu comme objectif principal. Avec Hook, Williams, Henson, Clerc, Rougerie, Heymans, Traille, il risque donc de passer des "TGV" pendant le Pays de Galles-France qui se déroulera au Millenium Sadium. Cette rencontre, programmée pour la dernière journée du tournoi, pourrait en être la finale si les deux équipes se retrouvaient alors invaincues...

Tennis - Djokovic et Tsonga ouvrent la porte


Ça y est! Jo Wilfried Tsonga est bien rentré en France. Accueilli par de nombreux journalistes, le joueur français a aussi eu droit à un garde du corps un peu spécial: Christian Bîmes avait en effet fait le détour pour venir chercher la nouvelle star du sport hexagonal.
La Tsongamania, dont je faisais état il y a peu, ne retombe pas entièrement et confère un nouveau statut à ce joueur jusqu'alors dans l'ombre de la pépite Gasquet. Ce dernier pourrait par ailleurs profiter de la tornade médiatique autour du finaliste du dernier Open d'Australie; Richard va pouvoir se concentrer sur ses matchs et non les éternelles questions à son sujet (aura-t-il vraiment la capacité pour gagner un Grand Chelem? a-t-il un physique et un mental suffisant pour intégrer le top 3? ...). Surtout il va falloir qu'il prouve très vite que c'est lui le numéro 1 tricolore. Autant de raisons de croire que la défaite de "Richie" contre "Jo" à Melbourne lui sera bénéfique sur le long terme.
Tsonga a donc lancé sa carrière mais aussi (et surtout) propulsé le tennis sur le devant de la scène en France (4,42 millions de téléspectateurs sur France 3 et un pic à 7 millions pour suivre le match face à Djokovic).

Le français, que l'on compare souvent à Mohamed Ali pour sa ressemblance physique, a presque effacé (médiatiquement) le vainqueur de la finale. Djokovic a remporté le seul tournoi du Grand Chelem depuis 3 ans qui échappe au duo Nadal-Federer. Pourtant cela passe tout à fait inaperçu en comparaison du phénomène Tsonga puisque l'actuel 18ème mondial fascine même au delà de nos frontières. Au jeu puissant rapide efficace du français, "Nole" a opposé son style en rythme, varié et intelligent.

Le serbe est plutôt complet mais n'a ni la précision au service de Federer, ni la puissance en coup droit de Nadal ou même sa condition physique, encore moins le touché de balle du "Maître". Et pourtant il est venu à bout de tous les adversaires qui se sont opposés à lui lors de la quinzaine australienne (ne concédant même qu'un set en finale).
  1. La qualité qui fait la différence en sa faveur est, selon moi, l'intelligence de jeu. Le numéro 3 mondial parvient à diriger l'échange du fond du court en restant proche de sa ligne. En finale, mené un set à zéro, il a été capable monter au filet, de prendre la balle plus tôt pour faire courir Tsonga et ainsi mettre fin aux coups supersoniques que le français avait eu la possibilité de claquer en permanance face à Nadal.
  2. Le mental est une autre force de ce jeune joueur qui ambitionne de devenir numéro un mondial. Il a beaucoup travaillé dessus et cela a semble-t-il payé: sa victoire contre Federer tient pour beaucoup aux points importants qu'il a mieux attaqué que le suisse, contre Tsonga aussi il écarte, à 5-5 dans le quatrième, une balle de break qui aurait pu totalement relancer le match. Autre indicateur de cette tendance forte: le serbe perd très peu de ses tie break et en a remporté face à Roger pourtant expert en la matière.
  3. Et pour finir le service. Dans le tennis moderne c'est un coup qu'il faut absolument maîtriser pour s'économiser des longs échanges énergiquement très coûteux. La mise en jeu de Djokovic n'est pas imprenable mais quand il en a besoin, Novak peut sortir les services qu'il faut (ex: ace pour conclure le 3ème set face à Tsonga).
Alors certes son jeu est de manière générale moins impressionnant que celui de Nadal ou Federer (il n'a pas un grand coup imparable). Mais la façon dont il est capable de construire et mener les échanges vaut le détour et il prouve de plus en plus qu'il est lui aussi capable de marquer des points géniaux (passing shot de revers à deux mains en bout de course qui passe à côté du filet avant de rentrer dans le terrain; contre Federer en demi-finale).

En somme, un Open d'Australie très réussi remporté par le joueur le plus constant de ces deux semaines. Avec cette finale inédite, Djokovic et Tsonga ouvrent aussi des portes: la génération plus de 25 ans (Federer, Roddick, Blake, Davydenko), va-t-elle résister en 2008 à la jeune garde (Nadal, Djokovic, Murray, Gasquet, Baghdatis, Tsonga)? Federer va-t-il battre le record de Sampras cette saison? Nadal peut-il être battu à RolandGarros et si oui par qui? NadalDjokovic peuvent-ils talonner ou passer Federer au classement technique? Qui va remporter la Race? Nalbandian peut-il faire son come-back? Un français peut-il remporter un Grand Chelem en 2008?
Même si certaines des questions précédemment évoquées se recoupent, elles témoignent d'une incertitude nouvelle qui dynamise le tennis depuis environ un an. Attention de ne pas oublier pour autant les questions d'éthique sportive qui restent plus que jamais d'actualité: matchs truqués, dopage, cadence d'une saison.

Tennis - La Tsongamania

Après deux semaines d'un plaisant Open d'Australie et avant la seconde demi-finale qui oppose Djokovic au "Maître", il est temps de tirer un pré-bilan


L'événement de ce tournoi, outre l'élimination surprise de Justine Hénin, est le parcours magnifique de Jo Wilfried Tsonga. Le français marche sur les traces de Clément en 2001, alors vaincu en finale par plus fort que lui (André Agassi). Son jeune successeur de 22 ans a fait sensation dès son premier jour dans le tournoi en sortant Andy Murray. L'écossais est l'un de ces joueurs à la cote dont l'on attend beaucoup cette année; pourtant Tsonga ne se fait pas prier pour sortir la tête de série numéro 9 en quatre manches. Encore quelque peu dans l'ombre de Gasquet qui réalise un début de tournoi très encourageant, Tsonga commence à briller lorsqu'il sort le numéro 1 français. C'est déjà la deuxième tête de série qui plie sous les coups surpuissants de cet athlète au physique de boxeur. Cette victoire semble avoir libéré complètement "Jo" qui devient injouable contre Youzhny (14) et Nadal (2). Il tort le cou de ces deux guerriers du circuit ATP en trois petits sets. Le fair play de Nadal, qui reconnaissait la supériorité de son adversaire du jour après le match, témoigne de la grandeur de la performance du joueur originaire du Mans.

On a désormais un français en finale et surtout le droit de rêver à une victoire. Car la manière est peut être encore plus convaincante que les résultats obtenus par l'actuel 5ème joueur français au classement technique. Il a sorti pas moins de 4 têtes de série dont 3 du top Ten en ne concédant que 2 sets. C'est lui qui a eu le parcours le plus compliqué et il a su le maîtriser parfaitement. Mais la finale c'est autre chose, car les jeux de Djokovic et Federer sont beaucoup plus efficaces que celui de Nadal sur dur. Et surtout la pression qui n'avait pas fait déjouer le français jusqu'alors sera omniprésente dans le duel pour le trophée.

Au delà de ses performances hors-normes, Tsonga a convaincu et séduit par son caractère. Avec une attitude très volontariste et des sautes d'humeur (qui ne l'empêchent pas de "rester dans le match") sans oublier des célébrations de victoires atypiques, il s'est mis le public dans la poche et a apporté une véritable fraîcheur dans un tournoi un peu terne.

Un peu terne car - Tsonga mis à part - il n'y a pas vraiment eu de surprises ou de matchs accrochés. Les longues empoignades que l'on retrouve généralement en Grand Chelem n'ont pas été légions. Seuls Hewitt, Kohlschreiber et Tipsarevic ont rallongé le temps de jeu sur le court. On a tout de même eu droit à un micro événement avec le numéro 2 serbe, qui a poussé Federer au cinquième set et passe à seulement 3 points d'un exploit retentissant. L'autre très bonne surprise du tournoi est la performance de Sharapova face à Hénin. Alors que l'on s'apprétait à faire de la belge l'égale de Roger chez les dames, la grande russe a sorti un match monstrueux prouvant un peu plus que sur dur, Justine est tout à fait contestable.

L'avis d'un technicien, Arnaud Di Pasquale
Après le regard qui tue, le "winning smile": Tom Perrotta s'enthousiasme du tennis d'attaque de Tsonga

Football - Diané ranime le PSG


Avec ses quatre buts et une passe décisive en seulement deux matchs dont un où il n'était pas titulaire, Amara Diané a signé un retour tonitruant. Les supporters parisiens se laissent logiquement aller à espérer une deuxième partie de saison réussie malgré un mercato pour le moins chaotique.
En effet le PSG n'est parvenu à attirer ni Gouffran ni le très gourmand Fred. Alors si la bonne nouvelle vient de Diané, elle vient aussi d'Hoarau qui aurait - selon France Football - choisi de rejoindre le Paris Saint-Germain à la fin de la saison. Mais rien n'est simple pour les parisiens en ce moment, le meilleur buteur de L2 dont le contrat se termine en juin, a décidé de le prolonger pour que son club formateur touche un indemnité de transfert. Un joli cadeau... pour Le Havre et petite écharde financière dans le pieds du PSG.

Un autre coup tordu vient de Diané: l'homme en forme de la capitale n'a pas oublié ses passages à vide et sur le banc. Aussi il ne se prive pas pour semer le trouble dans la politique de transfert et jouer sa carte personnelle. Dans une interview de lequipe.fr, le joueur fait celui qui ne sait pas quand on lui parle des intentions de Le Guen de le garder. "Je voudrais bien savoir s'il veulent me vendre ou pas" déclare-t-il avant d'ajouter: "Mon souhait, c'est de jouer à Paris mais si on ne compte pas sur moi, je serai obligé de partir". En décodant ce discours assez lissé, on comprend que Diané est probablement en train de réclamer une place de titulaire que Le Guen lui avait sucré. Mais vu ses performances actuelles et en évoquant un départ possible, le joueur met à coup sûr la pression sur les dirigeants parisiens pour prendre en considération son statut.

Alors est-ce légitime de demander une place qu'il semble mériter ou est-ce un énième comportement individualiste, ceux-là qui plombent le PSG? Le problème peut soit enfler soit se résorber selon les résultats du club parisien dans prochaines semaines.
Mais malheureusement ce sont toujours les même problèmes d'ego qui se posent au PSG. Gouffran a fait part de ses états d'âmes avant de décliner les avances du président Cayzac qui dit ne plus vouloir du caennais, Fred venait chercher un salaire et un statut de star dans une ville glamour et puis ce message sous-jacent de Diané pour gagner sa place. Alors que les problèmes ne sont pas tous réglés - loin de là - dans ce club de prestige, il est dommage de voir cette multitude de comportements individualistes prendre le dessus sur l'intérêt général du club.

L'Equipe
d'aujourd'hui couronne Aulas meilleur président de L1 devant Jean-Claude Hamel (Auxerre) et Michel Seydoux (Lille): trois dirigeants qui parviennent à faire avancer leurs clubs dans la durée et à gérer la situation quotidienne dans cette optique... Cayzac est 18ème du classement avec un 8/20 plutôt mérité vu son bilan actuel et des capacités d'action qu'il a. Mais attention l'ex-membre du directoire du PSG ne cesse de répéter qu'il veut travailler dans la durée. Peut-être que l'avenir lui donnera raison...

Football - Arsenal dans la douleur

En ce week-end de coupes nationales, Arsenal se déplaçait pour rencontrer Burnley, club de deuxième division anglaise. A priori pas photo sur le papier entre les deux équipes. Mais avec le roulement habituel d'Arsène Wenger en coupe, Fabregas, Flamini, Adebayor, Van Persie, Gallas, Clichy, Hleb, Rosicky et Almunia n'avaient pas fait le déplacement. C'est donc une équipe B qui devait se charger de la qualification.

Cette équipe avait plutôt bien tenu son rôle en League Cup, éliminant Newcasttle, Sheiffield et Blackburn. Mais hier, ce fut un bien pauvre match livré par les jeunes "Gunners". Pris à la gorge par leurs adversaires, peu inspirés, les coéquipiers de Gilberto Silva ont souffert. Arsenal a été clairement dominé dans le jeu et n'a jamais réussi à prendre le jeu à son compte. Burnley à l'inverse a senti sa chance passer par quelques offensives de début de match. Mais Eduardo, très bien lancé dans l'axe, s'est chargé d'ouvrir le score pour les siens. Loin de donner une assurance aux londoniens, ce but a remis les pensionnaires de seconde division à l'attaque. Ainsi ils arrivent dans la surface presque facilement même si la finition pêche. On se demande un peu quand Arsenal va prendre les choses en main et mettre un peu le pied sur le ballon mais ce ne sera jamais le cas.
Bien aidés par l'arbitre qui expulse Lafferty à la 60ème minute, Arsenal subira légèrement moins qu'auparavant. Les joueurs d'Arsène Wenger arrivent enfin à réaliser quelques enchaînements de jeu; l'un d'eux positionne Eduardo à 30 mètres dans l'axe, le brésilien naturalisé croate, transmet parfaitement à Bendtner dans la profondeur. Le danois fait la différence par la trajectoire de sa course et finit proprement l'action. A 2-0, rien ne bougera malgré deux nouvelles occasions pour Eduardo.
Vous l'aurez compris, la différence s'est faite - comme souvent quand il y a des divisions d'écart- sur le réalisme: Arsenal n'a eu que très peu de ballons mais s'est créé quatre ou cinq occasions nettes en convertissant deux; Burnley a eu la possession et trois ou quatre très bonnes opportunités qui n'ont rien donné.

Eduardo arrive lancé:

Presque inconnu et pourtant recruté très cher par Arsène l'été dernier (24 millions d'Euros environ), Eduardo Da Silva est attendu au tournant. Avec le départ de Thierry Henry, on s'attend à ce que le nouvel attaquant recruté par le dénicheur de perles soit à la hauteur. Mais Arsène Wenger l'utilise peu en début de saison comme il fait souvent avec ses nouvelles recrues. Aussi il est difficile au croate de s'imposer et rapidement on s'interroge dans la presse anglaise sur la capacité du joueur à devenir titulaire alors qu'Adebayor fait des merveilles. Après le pari perdant de Reyes, acheté aussi très cher et parti très vite, Wenger doit rassurer.
Le joueur croate a bel et bien le niveau: il l'a prouvé en sélection, en coupe de la ligue, hier en Cup et surtout en championnat pendant la période de fin d'année 2007. Avec des réalisations de pur buteur, la recrue offensive d'Arsenal offre une nouveau profil d'attaquant aux "Gunners". Sa décontraction dans la surface, son coup de rein et son sens du but en font un pur buteur mais aussi un peu plus. Auteur d'une passe superbe pour Bendtner contre Burnley, il prouve surtout qu'il est décisif dans les derniers mètres. On s'est plaint - à raison - de ne pas assez le voir aligné en championnat, mais le croate est le deuxième meilleur buteur du club cette saison. Avec 11 buts toutes compétitions confondues, il est au niveau de Fabregas et à une longueur d'Adebayor, qui a marqué ses 12 buts en championnat. 3 buts en championnat, 2 buts en Ligue des Champions, 3 en coupe de la ligue et ce but contre Burnley, Eduardo Da Silva marque dans toutes les compétitions qu'il joue. Son enchaînement de buts en championnat ,pendant les fêtes, a peut-être définitivement lancé sa saison et son avenir avec Arsenal. Car on le sait clairement maintenant, Arsène Wenger laisse environ 6 mois à ses recrues venant d'autres championnats pour s'adapter à la Premierleague.
Mais pour espérer devenir titulaire, il faudra écarter Van Persie, Bendtner, voire Walcott et surtout convaincre le coach français que le système à deux attaquants Adebayor-Eduardo est le plus performant. Pas si évident que cela mais Eduardo semble avoir le talent pour amener Arsenal très haut.

Bonne Année 2008 !

Salut tout le monde,

je suis de retour après les fêtes pour revenir traiter l'actualité sportive à ma manière. 2008 est une grosse année avec en plus des habituelles compétitions (championnats européens, coupes, etc...), deux énormes événements à venir: l'Euro 2008 de football, dont la France est l'un des favoris et enfin l'événement planétaire que sont les Jeux Olympiques qui se déroulent, comme chacun sait à Pékin.

Pour débuter l'année voici quelques sujets sur lesquels j'ai l'intention de réagir sur ce blog: la Ligue 1 bien sûr, la Premierleague, les Grands Chelem et Masters series de tennis, le tournoi des 6 Nations, les play-off du Top 14, la Ligue des Champions, l'Euro 2008, le mercato de football, les JO de tennis... Mes billets pourront également traiter d'une actualité ponctuelle dans d'autres compétitions que celles-ci.

Meilleurs voeux à tous pour 2008.

En parlant de meilleurs voeux, si vous avez l'occasion de mettre la main sur l'édition d'hier (3 janvier) du journal "L'Equipe", ne vous privez pas de le lire. La rédaction a eu la très bonne idée d'imaginer les unes espérées par les sportifs français pour 2008. Ainsi ils imaginent le XV de France réalisant le Grand Chelem en rugby avec une victoire large et belle face aux anglais, les "Bleus" remportant l'Euro avec pourtant des défaites initiales face à la Roumanie et les Pays-Bas mais une victoire 5-0 sur l'Italie. Bref une édition pleine d'humour et très bien réalisée à ne pas manquer. Voilà un lien pour acheter "L'Equipe" pour les intéressés.

Football - Encore un derby pour Arsenal

Je faisais état dans mon compte rendu du match Arsenal-Chelsea de l'inconstance de l'équipe d'Arsenal. Incapables de se créer la moindre occasion en première mi-temps face aux "Blues", les "Gunners" avaient été épatents en contre en deuxième mi-temps (oubliant quand même de marquer le second but). Cet après midi dans le derby ultra chaud qui opposait Arsenal à Tottenham, on a eu le même genre de scénario: une première période très lente avec aucune grosse occasion et une deuxième mi-temps complètement folle et incertaine qui aurait pû profiter à n'importe quelle équipe.
Finalement, comme dimanche dernier, c'est Arsenal qui s'impose dans la douleur. Tottenham n'est vraiment pas récompensé par cette défaite. Les joueurs de Ramos ont débuté timidement mais ont rapidement pris confiance en voyant le leader du championnat piétiner et s'impatienter.

Les Spurs peuvent avoir d'énormes regrets. Même si Arsenal avait ouvert le score par Adebayor, impécablement servi par une talonnade judicieuse de Fabregas, Keane a eu une première occasion d'égaliser suite à un centre. Mais l'irlandais, pourtant à bout portant, frappe la transversale d'Almunia. Finalement Tottanham trouvera le chemin des filets par Berbatov. Keane lui adresse une talonnade similaire à celle de Fabregas, le biélorusse ne se pose pas de question et envoie une frappe supersonique sous la barre. Très beau but qui plonge Arsenal dans le doute.
Déjà pas sereins, les "Gunners" subissent et finissent par craquer: Touré fauche Berbatov dans la surface. Le penalty est logiquement accordé mais arrêté par Almunia. Le gardien espagnol repousse le tir de Keane décidément malheureux. C'est en toute logique le tournant du match. Quelques instants seulement après ce coup du sort, on s'apprête à tirer un corner lorsque Wenger fait rentrer Bendtner. Celui-ci touche son premier ballon de la tête et il finit au fond des buts. Parti de très loin sur le corner, le grand danois arrive lancé et propulse le ballon d'un coup de tête puissant dans le but de Robinson. Auteur de 2 buts en 4 matchs joués en C1, l'attaquant de 19 ans d'Arsenal montre tout son talent, malgré un temps de jeu réduit. Chelsea pisterait d'ailleurs ce jeune renfort pour palier à la blessure de Drogba (Chelsea sur Bendtner).

Tottenham ne se relèvera pas de ces deux coups pris en si peu de temps. Victoire finale 2-1 d'Arsenal même si les "Spurs" méritaient au moins le match nul. Le retour du duo Flamini-Fabregas n'a pas été de trop dans cette semaine marquée par les deux derby les plus importants pour Arsenal (Chelsea et Tottenham dans la même semaine). L'espagnol est même l'auteur de 3 passes décisives sur les 3 derniers buts de son équipe. Tottenham peut préparer une revanche puisque les deux clubs s'affronteront le 9 janvier pour le compte de la Carling Cup. Les "Gunners" avaient sorti les "Spurs" l'an passé au même stade de la compétition après un match plein de rebondissements.

Football - Tirage au sort Ligue des Champions

Un parcours chaotique:

Avec un début de saison européenne catastrophique pour l'OL ( deux défaites en deux matchs et trois buts d'écart dans les deux cas) et une mise en route parfaite de l'OM (deux victoires en autant de matchs), le sort s'est inversé pour voir l'équipe de Jean-Michel Aulas venir à bout de Glasgow et ainsi se qualifier.

Mais ayant fini derrière le FC Barcelone, Lyon se retrouve exposé à un tirage difficile pour le 8ème de finale. Alain Perrin avait déclaré vouloir éviter Manchester United; mais en période de fêtes, il n'a pas eu droit au cadeau attendu. Lui qui avait été plus que chahuté, à son arrivée, puis lors des premiers échecs de fin d'été, a bien redressé la situation depuis. L'OL est en tête du championnat de France, encore en course dans les coupes nationales, Benzema meilleur buteur et Juninho meilleur passeur de Ligue1. La qualification en C1 a donc confirmé et valorisé cette suprématie nationale.
D'abord très hésitant dans ses systèmes de jeu et dans les choix des hommes, Perrin a trouvé une stabilité qui a permi à l'équipe de s'améliorer. Il a aussi largement profité des talents de Benzema, Ben Arfa et des retours au top niveau de Juninho et Govou, deux joueurs en désaccord à l'intersaison qui conversaient alors au travers de la presse. Avec Keita et Baros, on ne donnait pas cher de Ben Arfa et Govou dans le 4-4-2 originel du technicien olympien. On s'apprêtait à enterrer un Juninho achevé par une nouvelle désillusion en Ligue des Champions (après le fiasco face au PSV Eindhoven, le traumatisme Milan AC et dernièrement le naufrage à Gerland contre l'AS Roma). Autant d'échecs qui ont marqué le capitaine de l'OL, de moins en moins performant. Mais les talents de Benzema, Ben Arfa, les progressions de Toulalan et Kallström ont probablement permi à "Juni" de redevnir celui qu'il était.

Avec ce tirage au sort grand luxe, Lyon aura bien besoin de son capitaine. Car, avec 16 points pris sur les 18 possibles dans la phase de poule et un rapproché rapide par rapport à Arsenal en Premierleague, Manchester United a de quoi faire peur. Si l'on ajoute à cela la force de frappe colossale du club - Rooney, Christiano Ronaldo, Tevez, Saha, Nani, Giggs, Anderson - et un collectif enfin efficace, on peut rapidement perdre ses moyens contre ce type d'équipe.

Lyon tend à être un grand d'Europe et devra faire un bon résultat à Old Trafford au match retour pour espérer se qualifier. La tâche est donc compliquée et si le groupe lyonnais ne peut pas vraiment se réjouir de ce tirage, les supporters et spectateurs peuvent en revanche sourire à l'idée d'un tel choc. Avec sa remontée fantastique, Lyon nous a offert de très beaux matchs. Nul doute que la double confrontation contre les "Red Devils" sera dans la lignée de ces parties à suspens que l'OL a su remporter jusqu'à maintenant...

Football - Le jour du "Big Four"

Arsène Wenger avait annoncé un "dimanche fantastique" avec deux affrontements majeurs entre Liverpool et Manchester United pour débuter puis Arsenal recevait Chelsea pour terminer ce grand jour de football. Pour l'occasion, Canal + avait même mis en place une diffusion gratuite et en direct du match des Gunners pour promotionner le site canalplus.fr.


Ces deux matchs ultras médiatisés par la puissance énorme des quatres grands clubs de Premierleague, étaient également très importants pour la course au titre. Liverpool et Chelsea, respectivement à 7 et 3 points du leader Arsenal pouvaient opérer un rapproché très intéressant avec les matchs de Noël en ligne de mire. Manchester United pouvait espérer prendre la tête et mettre encore un peu de pression sur les hommes d'Arsène Wenger, de plus en plus critiqués, et désormais plus invincibles (battus deux fois lors de leurs cinq dernier matchs).

Reds ou Devils?

Le Liverpool-Manchester United n'a pas vraiment été à la hauteur de l'événement et s'est trouvé être un match très tactique. Pourtant ces deux équipes semblaient plus en forme qu'Arsenal et Chelsea.
Liverpool a globalement dominé le match et a eu le ballon pendant beaucoup de temps. Mais les "reds" ont été incapables de se créer des situations dangereuses. C'est d'ailleurs à la suite de grosses erreurs dans des sorties de Van der Sar que Torres ou Kuyt auraient pu ouvrir le score. Mais Anderson et surtout Evra, revenu comme une fusée devant Kuyt ont réduit à néant les efforts de Liverpool. De son côté Manchester ne fait pas grand chose et laisse l'initiative à son adversaire pour mieux le contrer. Sur un de leurs rares mouvements en première mi-temps, les mancuniens obtiennent un corner. Giggs sert Rooney en retrait à l'entrée de la surface, complètement seul, il frappe et but... de Tevez qui parvient à redresser la trajectoire du ballon pour le propulser au fond des filets. Sur une demi-occasion, les trois petits filous de Manchester poignardent Liverpool qui a manqué le coche. Le score ne changera pas malgré un tir puissant de Babel qui frôle le poteau gauche de Van der Sar et un raté incroyable de Rooney à cinq mètres du but.

Arsenal reste au sommet:

Au moment où débute Arsenal-Chelsea, à l'Emirates Stadium, Manchester est le leader provisoire du championnat avec deux points d'avance sur Arsenal. La pression est donc sur les "frenchies" de Wenger. Le technicien alsacien avait aligné la même équipe que contre Manchester et Liverpool avec entre autres quatre français (Clichy, Sagna, Gallas, Flamini). De son côté, Lassana Diarra officialise dans L'équipe son désir de partir chercher du temps de jeu ailleurs. Flamini, Hleb et Fabregas faisaient leurs retours et la surprise est venue de la non titularisation de Van Persie pourtant de retour en C1 cette semaine. Côté Chelsea, on a des problèmes beaucoup plus sérieux que le choix des attaquants avec les absences de Drogba, Essien, Malouda et Carvalho. Sur le papier Arsenal est donc grand favori du match avec son équipe type à domicile contre une équipe diminuée qui se déplace.

La première mi-temps est presque inintéressante. Chelsea est bien positionné, Arsenal fait tourner le ballon comme à son habitude mais peine à se créer des occasions. Lorsque de rares différences sont faites, les tacles rugueux des "blues" sont là pour ralentir le rythme (Lampard, Terry). Le jeu est bloqué pour Arsenal mais sur ses quelques ballons de contre, Chelsea se montre dangereux (Shevchenko, Wright-Philipps). Comme Manchester, Arsenal va ouvrir le score sur coup de pied arrêté. Dans les arrêts de jeu de la première mi-temps, Fabregas tire un corner flottant vers le second poteau. Cech passe au travers et Gallas, après une légère poussée sur Ben Haïm place une tête parfaite. Déjà décisif contre les "red devils" dans un autre "big match", Gallas récidive sans pitié contre son ancien club et met l'équipe dont il est désormais capitaine dans le sens de la marche.

On peut enfin espérer un match à la hauteur de ce que l'on attend car jusqu'à ce but, le duel ne vaut pas tous les millions injectés dans ces deux équipes. En deuxième mi-temps, on assiste logiquement à une réaction de Chelsea qui met la pression d'entrée de seconde période sans réellement se créer d'occasion. Les "blues" tentent mais sans vraiment être tranchants. Ils se créent pourtant deux occasions par Mikel auteur d'une frappe puissante dont Almunia se charge. L'autre occasion est encore plus franche avec une transversale de Joe Cole qui transperce la défense d'Arsenal et arrive sur Wright-Philipps, auteur d'un loupé incroyable. Il sort dans la foulée remplacé par Kalou.
Arsenal attend patiemment un contre pour tuer le match mais voit le danger se rapprocher. Le milieu de Chelsea prend doucement le dessus. Mais dans le dernier quart d'heure, Arsenal se créé d'énormes occasions de s'assurer la victoire. D'abord un contre joué à quatre entre Rosicky, Adebayor, Hleb et Van Persie. Ce dernier, entré peu de temps avant, tire au dessus du but pourtant ouvert. Puis Fabregas manque une double occasion après un très joli jeu de passe dans la surface. Et puis deux buts refusés aux "Gunners": le premier pour un hors jeu logique de Rosicky, le second pour une faute beaucoup moins évidente d'Adebayor sur Ben Haïm. Finalement Arsenal va trembler jusqu'au bout et en particulier sur un coup franc à 25 mètres concédé par Gilberto Silva, rentré pour renforcer le milieu. Shevchenko et Mikel se disputent pour le tirer. Honneur à l'ancien milanais qui adresse une frappe puissante qu'Almunia parvient à repousser en corner. Fabregas manquera en fin de match une nouvelle chance de marquer son 7ème but en Premierleague, son tir étant arrêté par Ashley Cole. C'est pourtant le genre de match où manquer autant d'occasions coûte cher mais Chelsea n'avait pas la grande équipe qu'il fallait pour réaliser un retour au forceps dans les derniers instants.

Au final, une victoire logique qui aurait pu avoir plus d'ampleur pour Arsenal. Paradoxalement le but est venu au cours d'une première mi-temps tendue mais pas vraiment passionnante.
Arsenal reste leader et reprend un peu de confiance après une période délicate. Manchester United suit toujours et attend les éventuels faux-pas. Chelsea est maintenant à 6 points et Liverpool peut presque abandonner le titre, avec un retard de 10 points et une désormais cinquième place (moins médiatisé mais auteur d'un excellent parcours, Manchester City est maintenant 4ème, à 7 points d'Arsenal).

Pour un bon match il faut être deux:

Le principal à retenir aussi de cette journée au sommet dans le championnat anglais, c'est que pour avoir les matchs de très haute tenue que les affiches font espérer, il faut deux équipes qui tentent de faire du jeu. Le Liverpool-Arsenal d'octobre dernier est encore dans les têtes: un match magnifique avec des intentions des deux côtés et un spectacle superbe. Dans l'engagement, le rythme, la qualité technique mais aussi l'aspect tactique, ce match reste une des références de cette saison. Arsenal-Manchester United avait aussi tenu quelques promesses avec en particulier un scénario incroyable.
Hier, Manchester United et Chelsea - qui jouaient à l'extérieur - n'ont pas tenté de faire du jeu et ont seulement tenu leurs positions d'équipes qui se déplacent et attendent un contre. On reste alors un peu sur sa faim, surtout pour le match d'Anfield. L'Arsenal-Chelsea a lui fourni une seconde période digne de toutes nos attentes et s'est montrée aussi goûtue que la première a été fade.

On a aussi vu que dans notre bonne Ligue 1, que l'on tente actuellement d'estimer financièrement, le match Bordeaux-Marseille avait été un vrai beau spectacle... parce que les deux équipes ont tenté de faire valoir leurs arguments.

Football - Ligue des champions 5ème journée


Enormes enjeux pour les clubs français pour cette 5ème journée de C1. Lyon est en position difficile et se doit tenir face au Barça de Messi alors que Marseille a perdu son efficacité de début de compétition et doit résister au retour de Liverpool en gagnant contre Besiktas.

Lyon a du coeur:

Face à un très bon Barcelone, Lyon s'est fait violence pour revenir. Très tôt mené par un contre admirable des prodiges du Barça: Bojan sert parfaitement Iniesta qui ajuste Vercoutre tout en maîtrise. Mais Juninho est de retour au top depuis quelques temps et même lorsqu'il ne le fait pas exprès, le capitaine lyonnais tire un coup franc qui passe devant tout le monde et finit son chemin dans le but de Valdès.
Le match est de très bonne qualité avec beaucoup de rythme. Globalement les hommes de Rijkaard imposent leur rythme et en l'absence de Ronaldhino, c'est Messi qui fait peur à la défense par ses accélérations. C'est d'ailleurs le jeune argentin qui pousse Squilacci à un tacle desespéré qui est sanctionné par un penalty aussitôt convertit par Messi lui-même. La mission des lyonnais paraît alors bien compliquée mais les entrées de Kader Keita et Källström font du bien. C'est d'ailleurs l'attaquant ivorien qui fait la différence face à Adibal. Contre son ancien club, l'international français fait un petit cadeau d'adieu en offrant un penalty à Juninho malgré des tensions entre les deux joueurs au cours du match. Le brésilien ne manque pas l'occasion de se payer un doublé contre un adversaire si prestigieux.
Entrés en deuxième mi-temps, Rémy et Ronaldhino ont tous deux failli faire basculer le match dans ses derniers instants mais finalement Barcelone se contente d'un match nul qui assure la qualification et Lyon n'a plus la force d'accélérer en fin de match.

Au final un match de très haut niveau avec beaucoup d'occasions des deux côtés, de beaux gestes et une véritable tension sur le terrain qui a fait craquer l'entraîneur néerlandais de Barcelone, exclu peu avant la mi-temps. Contrairement au match aller, les lyonnais ont tenu le choc même si la maîtrise technique des blaugrana les a obligé à faire beaucoup d'efforts défensifs. La défaite de Glasgow à Stuttgart donne un ultime chance à l'OL de se qualifier pour les 8èmes de finale. Il faudra alors absolument gagner en Ecosse... match à suspens garanti.

Marseille craque... comme prévu:

Extrêmement fébriles depuis le début de saison, on craignait qu'après deux victoires en deux matchs, l'OM se fasse rejoindre. Et c'est exactement ce qui est en train de se passer. Battus par Porto malgré un bon match et rebelote hier soir face à Besiktas. L'OM a dominé, s'est créé de belles occasions mais a craqué une nouvelle fois à cause d'un côté gauche toujours défaillant.

Les hommes de Gerets peuvent regreter le scenario de ce match. Suite à la blessure de Nasri, les olympiens jouent à 10 en attendant l'entrée de Cissé. Mais ils font tourner et ne sortent pas la balle pour faire rentrer l'attaquant français. Sur la recupération, les turcs accélèrent et obtiennent un bon coup franc concédé par Bonnart. Tello en profite pour marquer un très joli coup de pied arrêté qui surprend Mandanda. Marseille se retrouve alors mené de façon assez illogique et a perdu une nouvelle fois Nasri.

Les choses se compliquent alors mais Marseille met la pression sans succès. Après la pause ils parviennent à revenir après de multiples tentatives sur une très jolie frappe de Taiwo. Le défenseur nigérian, complètement dépassé contre Porto se rattrappe parfaitement avec un tir puissant à l'extérieur de la surface qui transperse le défenseur et le gardien de Besiktas. Les turcs qui subissaient les assauts des phocéens, reprennent alors l'initiative du jeu. Mais Marseille tient et Cissé inquiète Rustu sur une frappe puissante. Sur l'action suivante, Delgado conserve le ballon faisant remonter Taiwo alors que les trois autres défenseurs de l'OM reculent. Au final Bobo se retrouve tout seul dans le dos de la défense et transperce Mandanda d'une frappe sèche.

L'OM ne se relèvera pas et relance non seulement Liverpool mais aussi Besiktas dans la course aux huitièmes de final. Comme pour Lyon on aura un match décisif au Vélodrome pour la dernière journée de poule contre Liverpool. Attention pour les marseillais à ce que le scénario catastrophe de ne pas se qualifier avec 6 points pris lors des deux premiers matchs ne se réalise pas. Et pourtant on le sent venir de loin ce cas de figure.
Il faut dire que sur les matchs allers l'OM n'avait encaissé qu'un but face à Porto et cette solidité défensive avait permi les bons résultats que l'on connait. Mais sur les deux derniers matchs, l'équipe de Gerets a concédé 4 buts ! Difficile dans une compétition aussi exigeante que la Ligue des Champions de marquer des points en étant aussi perméable.

Le geste de Zlatan:

J'ai beaucoup apprécié le joli coup de patte d'Ibrahimovic face à un Roberto Carlos tout de même très passif. Un geste très suprenant dans le football moderne où la différence se fait par l'accélération. Ici le joueur suédois a arrêté le ballon par son contrôle puis a attendu de voir ce que faisait le défenseur brésilien avant d'ajuster un tir en lucarne tout en maîtrise. C'est joué de façon très simple et intélligente et même si la façon de défendre de Roberto Carlos est en question sur ce but, encore fallait-il profiter au mieux de ce laxisme.

Robinho façon Henry:

Autre joli but en contre-attaque, marqué par le jeune brésilien du Real. Robinho est excentré côté gauche, il repique à l'entrée de la surface et ajuste un plat du pied au ras du poteau. Très joli but, son 3ème but en ligue des champions et son 8ème depuis le début de la saison. On parle beaucoup de Messi mais Robinho a clairement trouvé son rythme dans cette équipe du Real 2007/2008. Trop inconstant les saisons dernières et trop souvent remplaçant, celui qui formait un duo de choc avec Diego à Santos devient aussi décisif avec le Real qu'il ne l'est avec l'équipe nationale (6 buts lors de la Copa America).

Un lien vers le toujours intéréssant baromètre d'Eurosport.

Football - La valeur des joueurs croates selon Owen

Incroyables les absurdités que peuvent sortir certains joueurs. Je n'aime pas vraiment réagir à chaud sur des déclarations provocantes dans la presse mais celle de Michael Owen dans le Sun sont quand même trop grosses pour les laisser passer.

L'attaquant vedette de Newcasttle a déclaré qu'aucun croate n'aurait sa place en équipe d'Angleterre. Il précise qu'il a vu le match Angleterre-Croatie mais je ne suis pas sûr d'avoir vu le même match que lui. D'accord les anglais ont eu le ballon encore faut-il savoir quoi en faire. Les croates ont bien défendu, bien contré et même construit quelques belles actions.

Owen renvoie les critiques en rapport aux talents des joueurs: "Est-ce que cela n'indique pas que le problème ne réside pas dans notre talent et notre technique mais dans nos têtes?". La pression et l'attente du pays sont pour lui les principaux maux de cette équipe. Pourtant Gerrard, Beckham, Crouch, Lampard, Terry et Owen lui même ont tous remporté des titres majeurs en club dans des stades pleins et des ambiances tendues.

La réalité du terrain c'est que l'Angleterre n'a quasiment aucun plan de jeu. Les longues balles en l'air pour Crouch sont les seuls initiatives que l'on a vu à Wembley. Roy Kean parlait de l'égo des joueurs et Owen démontre encore un peu plus qu'ils se voient très beaux ces joueurs anglais. Ils se sont endormis sur leurs lauriers contre la Russie encaissant 2 buts dans les 20 dernières minutes du match avec à la clé une défaite qui coûte très cher. Même symptôme contre la Croatie: revenus de 0-2 à 2-2, les hommes de McClaren, ont été incapables de rester dans le match. C'est la Croatie qui choisissait le rythme du match l'Angleterre n'a fait que réagir comme elle pouvait aux intentions croates et cela donne encore une défaite en fin de match.

Eduardo en est à 13 buts en 21 sélections, Petric 9 en autant de sélections et puis les milieux Kranjcar et Modric sont aussi de très bons joueurs. Ce n'est pas parce que l'on a pas vu le Lampard de Chelsea et le Gerrard de Liverpool avec l'équipe nationale que les joueurs en face sont des guignols. Attention à ne pas se limiter aux noms inscrits sur les maillots et aux individualités dans un sport collectif comme le football...

Owen - The Sun
Owen - Eurosport

Après un début de saison remarqué, les deux jeunes lyonnais Karim Benzema et Hatem Ben Arfa sont dans le viseur de certains grands clubs europééens. Alors lorsqu'hier, Ben Arfa marque sur un exploit individuel, lequipe.fr interroge ses internautes sur leur avenir à Lyon.


L'Olympique Lyonnais pourra-t-il conserver Hatem Ben Arfa et Karim Benzema ? voilà la question qui agite la France du football avec en toile de fond le débat sur la puissance des clubs de Ligue 1.

C'est assez ironique de voir que cet été on se demandait ce qu'on allait faire de Ben Arfa, le vendre au PSG, Tottenham ou le garder pour essayer de remplacer Malouda. Finalement, comme souvent, Aulas a fait le bon choix en le gardant et le jeune gaucher lyonnais a eu la patience de rester.
Et 6 mois plus tard on se demande déjà si Lyon va pouvoir le conserver. Je sais bien que la question se pose plus pour Benzema que pour Ben Arfa. Mais ca faisait 2 ans que j'attendais le départ de Malouda pour qu'Hatem ait enfin sa chance à Lyon et je ne suis pas décu.

On sait bien que dans les plus hautes sphères du football actuel, le joueur fait quasiment ce qu'il veut: s'ils veulent partir Lyon ne pourra pas les conserver (cf Edmilson, Essien, Diarra, Malouda, Abidal). Mais à mon avis Benzema et Ben Arfa sont assez attachés au club et assez sûrs de leurs talents pour faire quelque chose avant de partir de Lyon. L'OL a fait beaucoup pour eux (surtout Benzema puisque Ben Arfa était déjà pisté par Man Utd et d'autres grands clubs à 14 ans) et je pense qu'ils vont essayer de renvoyer l'ascenceur. Et avec les résurrections de Juni et Réveillère, les retours de Cris, Toulalan et Coupet, cette équipe a vraiment le potentiel pour faire qqch en C1. J'ai bien dit le potentiel, cela ne fait pas tout mais ca peut donner envie aux jeunes lyonnais de rester.

Et puis , ils ont fait 6 derniers mois de folie mais cela fait peu pour des clubs plus prestigieux à forte concurrence. Benzema que l'on annonce au Real se retrouverait à la lutte avec Van Nistelrooy, Robinho, Raul, Saviola, Higuain, Robben, Baptista, Soldado sans oublier l'espoir espagnol Alberto Bueno (meilleur buteur de l'Euro -19 ans 2006 avec 10 buts).
A l'Inter, Liverpool, Manchester United, Barcelone et la Juve l'attaque est déjà très fournie. En revanche le Milan AC cherche un buteur titulaire, Chelsea va devoir trouver un remplaçant à Drogba partant et Arsenal est toujours friand de jeunes talents. L'As Roma, Valence et Seville ne sont pas des clubs suffisamment préstigieux à mon sens pour quitter une position confortable à Lyon. Je pense que ni Ben Arfa ni Benzema n'ont envie d'aller jouer les remplaçants à 20 ans dans un des meilleurs clubs du monde.

A Lyon ils ont tout pour progressé: temps de jeu, bon encadrement, stabilité, équipe qui joue des tritres, assurance de jouer la C1, tremplin pour l'équipe de France. Le tout est d'en avoir conscience...

Football - Pas d'Euro 2008 pour l'Angleterre

On savait l'équipe anglaise en difficulté depuis le début des qualifications pour l'Euro co-organisé par la Suisse et l'Autriche. Mais après bon nombre de rebondissements, la défaite russe face à Israel semblait offrir la qualification aux hommmes de McClaren. En effet, ce soir, l'Angleterre n'avait besoin que d'un match nul à domicile, face à la Croatie, pour décrocher son billet.

Wembley prend l'eau:
Mais privés de Rooney, Ferdinand, Terry, Owen et avec Beckham sur le banc au début du match, les coéquipiers de Steven Gerrard ont peiné à imposer un rythme dans la première mi-temps. Rapidement mené 1-0 à cause d'une nouvelle bévue d'un gardien "made in England" (Scott Carson remplaçait le très perméable Robinson), les anglais réagissent par Wright-Philipps avant de s'endormir. La Croatie profite de la passivité de l'équipe adverse pour jouer les contres à fond. Comme un symbole, Eduardo et Olic se jouent de 5 défenseurs adverses avec une seule passe qui transperse la défense; Olic conclue après avoir dribblé Carson. Après 14 minutes de jeu l'Angleterre est menée 2-0 par des croates d'un réalisme glaçant. Il faut attendre la 42ème minute de jeu pour voir la première parade du gardien anglais suite à un superbe déboulé de Modric.

La réaction:
Mené 2-0 à la pause, McClaren se fait violence: il sort Wright-Philipps remplacé par Defoe et fait rentrer David Beckham à la place de Barry. Les changements font beaucoup de bien à l'équipe dès le début de seconde période. Les centres de "Becks" mettent la pression sur la défense croate qui craque dès la 55ème minute par Simunic, auteur d'un tirage de maillot sanctionné d'un penalty que Lampard transforme sans problème. Le match devient fou et deux petites minutes plus tard, parfaitement servi en profondeur par Modric, Olic est contré par Bridge... le ballon s'écrase sur la transversale. Sur le corner qui suit Carson sort un arrêt réflexe incroyable encore face à Olic. Beckham choisit alors ce moment pour faire tourner la rencontre en sa faveur. L'ex-galactique adresse un centre merveilleux à Crouch qui finit proprement le travail par un enchaînement amorti poitrine-volée. Superbe but et d'autant plus beau qu'il offre à ce moment la qualification à l'Angleterre.

La désillusion:
Mais fort d'un parcours exemplaire depuis sa prise de fonction en 2006, le jeune entraîneur croate et toute son équipe jouent la victoire. Slaven Bilic fait rentrer des joueurs frais avec Pranjic et Petric. On retrouve ces deux hommes quelques minutes après leurs entrées puisque Pranjic décale Petric, celui-ci ne se pose pas de question et décoche une frappe du gauche qui met l'Angleterre au tapis. Après un gros quart d'heure de "hourrah football" et une dernière occasion manquée de justesse par Darren Bent, l'Angleterre est bien éliminée.
Le plus surprenant dans cette partie a été de voir la maîtrise montrée par la Croatie. Même s'ils se font fait rejoindre à force de reculer et ont manqué de chance sur certaines occasions, les croates ont donné l'impression de gérer le match et eu plus d'occasion franches. Ils ont joué de façon très lucide en contre et ont même été capables collectivement de reprendre l'ascendant après l'égalisation de Crouch.

Le cas Modric:

Le meneur de jeu croate de 22 ans a été extraordinaire lors de ce match. Une énorme qualité de controle, de passe et le coup d'oeil qui lui permet de servir ses partenaires ou de se rendre disponible. Avec son petit gabarit et son style de jeu, il rappelle très fortement un certain Thomas Rosicky. Physiquement il a aussi été très performant lors des 90 minutes malgré des conditions de jeu difficiles (pelouse détrempée). Alors qu'il est déjà annoncé à Arsenal ou Chelsea pour des sommes colossales, Luka Modric a en tout cas prouvé qu'il se sentait bien sur une pelouse anglaise, surclassant au passage les deux stars du pays Lampard et Gerrard.

L'imbroglio du milieu:
Lampard a été particulièrement invisible dans ce match. A part une transversale pour Beckham et son penalty, le joueur de Chelsea n'a pas tenté ni réussi grand chose. Son association avec Gerrard est toujours aussi infructueuse. Offensivement le capitaine des "Reds" de Liverpool a lui beaucoup tenté et s'est arraché pour son équipe mais son jeu de passe court et long a été trop approximatif pour être décisif. Joe Cole a réussi, comme toujours, quelques rush dont il a le secret avec l'inefficacité qui est la sienne depuis un certain temps déjà.

Les seules satisfactions viennent de Beckham et Crouch. Le "Spice Boy" a relancé l'équipe à lui tout seul en deuxième mi-temps tandis que Peter "the Robot" s'est battu tout seul sur des ballons improbables pendant tout le match. Mention spéciale au très beau but que le duo s'est offert. En l'absensce de Rooney et Owen on peut s'intérroger aussi sur l'absence de Walcott dans le groupe. Excellent avec Arsenal depuis quelques semaines, le jeune gunner méritait sûrement d'avoir sa chance à la place de Wright-Philipps.
Il paraît inconcevable qu'une nation avec autant d'individualités (Rooney, Lampard, Gerrard, Bekcham, Terry, Joe Cole, Ferdinand, Ashley Cole, Carrick) ne puisse pas se qualifier à une compétition majeure, et pourtant. Alors la FA va devoir revoir sa façon d'organiser le football anglais. La mise en place de quotas de joueurs anglais en premierleague est la solution dans l'air pour favoriser la sélection. Dossier à suivre de très près.

Chelsea et Arsenal, les enchères montent pour Modric : 42 M€ ?!

Football - Sondage OL

Tennis - Par ici les surprises

Gasquet-Djokovic:
Battus tous deux lors de leurs premiers matchs par Nadal et Ferrer, les deux hommes devaient obligatoirement se reprendre pour espérer se sortir de ce groupe compact.

Djokovic restait sur trois défaites consécutives avant ce match (Nalbandian, Santoro et Ferrer). Le serbe est au plus mal et a perdu son tennis ces derniers temps. Il commet énormément de fautes et n'arrive pas à conclure les points importants.
De son côté, Gasquet est sur une lancée prometteuse avec la demi-finale à Bercy qui lui avait offert son ticket pour ce tournoi prestégieux. Il a retrouvé une solidité et même s'il ne prend pas assez les échanges à son compte, son jeu paraît en place.

Voilà pour le cadre du match. Finalement aucune surprise dans ce duel décevant: Djokovic est fidèle à sa fin de saison calamiteuse et ne s'est pas réveillé contre le numéro un français. Il s'est vu mené 4-1 dans le premier set qu'il perd en toute logique 6-4. On se dit que le match va enfin débuter à 2-1 dans le second set; Gasquet sert alorspour confirmer son break. Mais c'est "Nole" qui profite d'un petit excès de confiance de "Ritchie". Alors sur un nuage, il croyait avoir réussi son ace... mais son service est let. Djokovic serre alors le jeu et sort un coup droit décroisé avec un angle incroyable. Gasquet subit et se fait débreaker sur un nouveau coup droit gagnant du serbe.

Mais Djokovic n'y arrive toujours pas et son lancé de raquette n'y changera rien, il ne marquera plus un jeu. Gasquet conclut facilement 6-4, 6-2 sur la 27ème faute directe de son adversaire. Tactiquement il a laminé le numéro 3 mondial en l'aspirant au filet pour mieux le passer sur les jeux de retour et en enchaînant au filet sur ses jeux de service. Tout a réussi au français auteur de superbes passing shots et contres alors que "Djoko" a manqué tout ce qu'il a tenté à commencer par ses volées.

Le Club des 3 à portée de raquette:
Après la tornade Nalbandian qui a balayé le trio de tête durant les deux derniers masters series (Madrid, Bercy), Nadal, Djokovic et Federer semblent à nouveau faillibles. Ferrer le sait bien puisque c'est le seul à avoir pu résister et prendre un set à Nalbandian à Bercy. Aujourd'hui il se paie d'ailleurs Nadal en trois sets et chamboulle un groupe dont "Rafa" pourrait ne pas se sortir.

Après la défaite surprise de Federer face à Gonzales, Nadal et Djokovic sont aussi tombés. Ce n'est pas vraiment une surprise pour le dernier cité mais le suisse et l'espagnol vont devoir se battre pour finir la saison en beauté.

Football - Ligue 1 14ème journée

Très jolie 14ème journée du championnat de France. Un nombre de buts correct (25 buts) pour cette compétition décriée pour son manque de spectacle.

Il y a trois performances en particulier qui m'ont marqué ce week-end: Monaco s'impose à domicile de très belle manière, Bordeaux et Valenciennes en font de même sur le même score (3-0).

Le retour de Savidan:
Il avait surpris tout son monde l'an dernier même s'il se fait battre au sprint par Pauleta au classement des buteurs. Avec le début de saison en trombe d'Audel, Savidan était un peu passé au second plan malgré un beau doublé contre Marseille. Samedi il s'est montré décisif et a une nouvelle fois fait valoir sa puissance, sa qualité de passe, sa vision de jeu. Il est à l'origine du premier but avec une talonade très bien sentie. Puis en pivot, il lance parfaitement Sebo en profondeur qui finit bien le travail. Savidan s'offre ensuite son but tout seul avec au passage un coup du sombrero entre deux joueurs. Souhaitons lui d'autres performances de ce genre parce que contre Caen c'était un régal.

Bellion poursuit Benzema:
Dans l'ombre de l'attaquant vedette de L1 qu'est Karim Benzema, Bellion s'accroche et se montre extrêmement efficace à Chaban Delmas. Hier il a réalisé un doublé dont un penalty et est aussi le passeur décisif sur le but d'Obertan. Efficacité maximale pour l'ex-joueur de Manchester United. Sa vitesse, sa précision et ses appels donnent beaucoup de possibilités dans le jeu bordelais comme sur son second but contre Rennes où il est parfaitement servi dans le dos par Fernando. Bellion a déjà marqué 10 buts 14 matchs et ne compte qu'une longueur de retard sur le nouveau prodige des Bleus.

Une attaque retrouvée:
Je finis donc avec Monaco-Strasboug. Sans Koller, Menez et Meriem, l'animation du jeu monegasque a été retrouvée face à un adversaire pourtant redoutable depuis le début de la saison. Le trio offensif aligné était donc composé de Gakpe, Nene et Piquionne. Ca a parfaitement fonctionné entre les trois pointes. Ils ont combiné les très bons mouvements. Gakpe marque suite à une déviation de Piquionne, l'ex-stéphanois sert aussi Nene en profondeur qui porte le score à 2-0. Menez et Meriem sont rentré en seconde mi-temps et jouent bien une contre-attaque qui permet à Nene de signer un doublé bien mérité. Menez a montré un énorme talent individuel mais, comme son pote Ben Arfa, a cette facheuse tendance à trop monopoliser le ballon et à faire les mauvais choix. Il semble qu'il a perdu sa place et l'arrivée de Nene va sûrement le pousser à ouvrir un peu les yeux sur le collectif. Mais vu la bonne entente Gakpe-Piquionne-Nene, Ricardo aurait tort de ne pas leur refaire confiance lors des prochains matchs.

Classement des buteurs de L1

Football - Ballon d'Or

Il ne reste plus que quelques semaines avant la décision finale du ballon d'Or. Le titre de meilleur joueur de l'année est très disputé cette année avec Messi, Christino Ronaldo, Kaka et Drogba tous capables de l'emporter. En tout cas le succésseur de Cannavaro ne fera pas l'unanimité à cause d'une trop grande concurrence, contrairement à l'édition 2006 qui resemble à un choix par défaut.

Foot Mercato fait un dossier très intéréssant sous forme de duels. Après Totti/Kaka, Pirlo/Gerrard, Drogba/Van Nistelrooy c'est cette semaine le comparatif Messi/C. Ronaldo, réalisé sur les critères pris en compte par le jury du ballon d'or. Le vainqueur de ce duel pourrait bien arraché la récompense que tous les spécialistes annoncent déjà promise à Kaka.

Chacun son avis sur la question voilà mon top 5 (qui prend bien entendu compte des critères Ballon d'Or):
1. Drogba
2. Kaka
3. Messi
4. Henry
5. C. Ronaldo

http://www.footmercato.net/ballon-d-or-messi-ronaldo-le-face_article16150.html

Football - Ligue des champions 4ème journée

Rageant!

Dominés au Vélodrome par une équipe de Porto très en jambes, l'OM a fait un bon match au stade du Dragon. Et pourtant le résultat est négatif avec cette défaite qui intrevient pendant que Liverpool se relance face à Besiktas.

L'OM a bien tenu et a su revenir au score après la pause grâce à son côté droit Valbuena-Bonnart très performance ces temps-ci. Rageant donc que l'aile gauche Ayew-Taiwo n'ait pas éta à la hauteur. Le défenseur latéral nigérian n'est pas irreprochable sur les deux buts portugais. De retour de blessure, Nasri n'a pas été mauvais mais paraît beaucoup trop spectateur du jeu. Le meneur de jeu phocéen ne fait pas les efforts de démarquage suffisants, ceux-là qui permettent à Valbuena d'avoir un impact sur le jeu.
Ce fut un bon match de football, indécis avec beaux mouvements et gestes, à l'image de la "madjer" tenté par Sektioui et de son but en solo.
Ce qui a sûrement fait la différence dans le résultat de ce match est le changement de côté de Quaresma. Incapable de se défaire de Bonnart au Vélodrome et en début de match sur l'aile gauche, le dribbleur portugais est allé se jouer de Taiwo. Le nigérian a multiplié les fautes dont une dans la surface que l'arbitre oublie par chance pour les marseillais. Finalement il craque et décide de lâcher du leste sur Quaresma, son adversaire direct a alors tout le temps d'adresser un centre parfait qui met fin aux illusions de l'OM. Suite à ce coup de poignard, l'équipe de Gerets se disloque et n'a pas la capacité physique ou mentale de réagir. Porto aurait même pu corser l'addition dans les derniers instants de la partie mais Lisandro Lopez et Helder Postiga ont manqué d'application dans la finition.
Les olympiens apprennent la cruauté de la ligue des champions: deux erreurs de défense qui coutent cher au final. Très cher même puisque l'OM va maintenant devoir stopper le retour des Reds de Benitez pour se qualifier ou espérer que Porto s'en charge. Au vu du mental fragile de Marseille en ce moment, il vaudrait mieux se qualifier avant d'acceuillir Liverpool au Vélodrome.

Liverpool dépasse Arsenal

Car de son côté, Liverpool s'est plus que rassuré en battant le record encore chaud d'Arsenal (7-0 contre le Slavia Pragues). Un 8-0 qui rentre dans l'histoire. Une véritable débâcle pour Besiktas qui avait pourtant dominé en long en large et en travers l'équipe de Benitez il y a 15 jours. Gardien pas inspiré (3 buts proviennent de ballons relâchés sur l'attaquant), défense attentiste, en sous-nombre sur chaque poussée rouge et en plus de cela la chance s'en mêle sur le second but de Babel. Le 8-0 tient autant par la piètre performance de Besiktas défensivement qu'à l'énorme envie montrée par les coéquipiers de Gerrard.
Cela a aussi été le match des recrues: Voronin (3 passes décisives), Benayoun (3 buts, 2 passes décisives et un poteau), Babel (2 buts et une barre en moins d'une mi-temps de joué). Ne manquait que Torres qui regardait le match du banc.

L'autre exploit de la 4ème journée est à mettre au crédit de Rosenborg qui bat Valence pour la deuxième fois en deux semaines grâce -entre autres - à Iversen (double buteur) et Hrischfeld (gardien héroïque sur une frappe tonitruante de Villa).
Le réalisme des norvégiens a été déterminant mais la victoire n'est pas illogique pour autant. Valence se retrouve alors dans une position compliquée de dernier du groupe.

Chelsea de son côté se maintient en tête grâce un nul bien chanceux face à une équipe de Schalke qui a fait un excellent match et méritait bien mieux.

Tennis – Masters de Paris Bercy (Dimanche)



Nalbandian dans l'histoire:

La finale était alléchante Nadal Nalbandian. Les deux meilleurs joueurs du tournoi se retrouvent logiquement en finale et on attend beaucoup de Nadal qui doit laver l'affront de Madrid (défaite contre ce même Nalbandian 6-1, 6-2).

Qui dit gros match dit début de match capital. Deux jeux de service blancs avec un ace pour chacun des serveurs plantent le décor.
Droite-gauche, accélérations coups droits et revers court ou long, Nadal est réduit à défendre dans les premiers échanges. Mais le numéro deux mondial sert excellemment en ce début de match ce qui lui permet de tenir solidement son service.

A 3-2 Nalbandian perd sa première balle et se retrouve immédiatement à 40-40. Malgré l'agressivité grandissante de "Rafa" en retour, l'argentin s'en sort sur ce jeu. Mais ce jeu sonne le réveil de l'espagnol qui trouve la solution tactiquement en faisant reculer Nalbandian grâce à son énorme lift de coup droit.

Mais Nalbandian aussi impressionnant au service à Bercy qu'il ne l'était à Madrid. Cela lui permet d'arriver à 4-4. C'est ce fameux neuvième jeu de retour qu'il choisit pour faire la différence. Il se place rapidement à 0-30 et obtient ensuite deux balles de break à 15-40, grâce à un très bon jeu de retour. Sur une petite seconde balle de Nadal, le tombeur de Federer convertit sa première balle de break en décochant un retour supersonique.

Un point exceptionnel emmené par deux coups droits sur la ligne et une contre-amortie aidée par la bande du filet offre alors à Nalbandian trois balles de set consécutives à 5-4, 40-0. Une faute en retour de Nadal conclut ce set 6-4.

Interviewé par les journalistes de Canal +, Toni Nadal invoque un petit miracle pour revenir dans ce match et surtout une baisse de régime de l'adversaire de son neveu. Il est vrai que sur la fin de set Nalbandian était presque intouchable.

Le début de deuxième set donne raison au à l'entraîneur espagnol, "Rafa" est réduit au silence . Sur une balle de break, Nalbandian est injouable et donne une leçon de tennis à Nadal qui fait de son mieux mais concède déjà son service. Nadal qui tente de résister grâce à son jeu de jambes craque en offrant le double break sur une double faute, symbole du doute installé chez l'espagnol. Après environ une heure de jeu, l'ex-numéro 3 mondial mène 6-4, 4-0, la messe est dite. Nalbandian joue alors pour la postérité et sort un coup droit gagnant d'anthologie qui passe par à côté du filet et lui permet de mener 5-0. Il met fin à l'humiliation par un jeu de service parfait avec 2 aces.

6-4, 6-0: l'incroyable niveau de jeu de Monsieur Nalbandian a réussi à faire plier Nadal physiquement et mentalement pour une victoire expresse: un véritable exploit. Nadal peut éventuellement se consoler en se disant qu'il a pris un jeu de plus au vainqueur du jour qu'il ne l'avait fait à Madrid mais il ne peut rien se reprocher sur ce match.
A la Race, Naldandian vient échoué à la 9ème place et se retrouve premier remplaçant pour la Masters Cup. Les rumeurs de forfait de Roddick et Davydenko pour cause de coupe Davis et blessures enthousiasment déjà ceux qui rêvent de voir Nalbandian venir croquer une nouvelle fois à les meilleurs mondiaux.

Avec Nadal, Djokovic et Roddick, on pensait la chasse au Federer déjà lancée. Nalbandian s'y invite et pourrait bien mettre tout le monde d'accord, y compris le "maître" en 2008 qui s'annonce de plus en plus comme la saison extraordinaire et incertaine que le tennis attend depuis l'hégémonie de Federer.